Review

Dans une contrée lointaine a eu lieu un crime terrible qui remet en question l’ordre établi des choses et amène dans son sillage les premiers signes annonciateurs de la fin de ce monde. Vous sentez déjà la charge de responsabilité que vous allez avoir sur les épaules ? Jackpot, il va falloir se retrousser les manches afin d’empêcher ce carnage alors bienvenue… dans Omensight !

Back to the future !

« Vous êtes la seule à pouvoir retourner dans le temps pour éviter l’Apocalypse)

Disponible sur PC et PS4 depuis, respectivement, les 12 et 15 Avril dernier, Omensight est le dernier né du studio québécois Spearhead Games. Le soft se situe ainsi dans l’univers de Stories : The Path of Destinies, soft du même studio paru en 2016 et qui avait ravi les joueurs grâce à son univers original et son gameplay à la façon d’un Livre dont Vous êtes le Héros (confer notre test en cliquant ici). Qu’en est-il donc d’Omensight ? Commençons par les présentations techniques: si vous êtes à la recherche d’un croisement de genre entre action ultra dynamique et enquête mystique avec sauts dans le temps, ne bougez plus, vous êtes à la bonne adresse.

Uralia, monde pourtant charmant, est en train de subir une guerre de grande ampleur. Alors que vous errez sur le champ de bataille (afin, au passage, de prendre en main les mécaniques du gameplay) collectant les âmes, le monde s’effondre sous vos yeux, et vous êtes impuissant. Rappelé auprès d’un arbre, dans un petit endroit paisible et onirique, une veille sage vous explique la situation : vous êtes la messagère, la seule et l’unique, celle capable de revenir dans le temps. Par ce biais il va falloir se plonger dans la journée qui verra en son crépuscule poindre la fin du monde, dévoré par un dieu maléfique. Votre but: collecter des indices qui vous permettront d’influencer les pensées des protagonistes qu’elle croisera afin de faire avancer son enquête sur la mort de la prêtresse sans dieu et empêcher, on l’espère, l’Apocalypse.

« Don’t they know it’s The End of the World »

« Des combats ultra dynamiques »

Le gameplay se découvre rapidement: entre bastons ultra dynamiques, contre des ennemis aux habilités variant d’une race à une autre et découverte du scénario. Les combats se gèrent à grands coups d’attaque rapide ou puissante et d’esquives. Au fil des carnages on obtient un certain nombre d’orbes et de l’ambre. Ces deux monnaies permettent de débloquer de nouvelles attaques et de faire évoluer notre santé, notre puissance ou encore la capacité spéciale du personnage que l’on accompagne pour la journée.

L’exploration sera de la partie, bien que les niveaux soient cloisonnés. Au fil de votre périple, la messagère va découvrir comment briser des sceaux nécessaires pour accéder à de nouveaux endroits. Coffres, souvenirs à découvrir, tout est présent pour éviter la redondance que l’on aurait pu croire présente à cause du reboot de journée,  et chaque protagoniste évolue selon nos actions et notre volonté de leur partager notre avancée via des omensights, des visions fantomatiques des événements passés.

La journée de la marmotte !

« Une réalisation graphique onirique en diable »

Causons esthétique ! Les joueurs ayant parcouru Stories reconnaîtront immédiatement la patte graphique du studio québécois. Un réel plaisir visuel de tout les instants : des palettes de couleurs toujours calculées à merveille et choisies avec grand soin, une évolution de l’environnement selon la progression dans notre enquête et notre journée ainsi que des effets visuels saisissant lors des combats pour toujours plus de dynamisme, voilà ce qui vous attend dans Omensight. Dommage que le level design, qui pourrait être merveilleusement bien pensé, souffre d’une caméra horriblement agaçante par moment, nous faisant parfois carrément plonger vers une mort certaine.

La bande-son, de son côté, est de très bonne qualité. Ainsi, le casting vocal plutôt costaud comprend Patricia Summersett, alias la voix de Zelda dans BotW, et Julian Casey que l’on connait pour ses multiples rôles dans le jeux vidéo : Flavius de AC Origins ou l’incarnation de l’Oncle Jack dans We Happy Few. On a de la qualité, du lourd ! Les bruitages sont de très bonnes facture, et l’ambiance musicale toujours bien dosée et maîtrisée afin de ne pas prendre le dessus sur le reste de l’expérience.

A cage is a cage…

Omensight est une réelle surprise. Si lors des premières minutes en jeu, on a du mal à se projeter dans la durée en se demandant où l’on va, cette impression se fait la malle en moins de temps qu’il n’en faut pour réaliser que l’on est complètement accro à cet univers et son concept. On veut en savoir plus, toujours plus, et on fouille machinalement tous les recoins de cette journée qui se répète inlassablement afin de déceler les indices qui nous permettront de sauver ce monde.

Alors malgré les petits défauts que l’on peut reprocher au soft, il se parcourt avec un réel plaisir de son départ jusqu’à son finish doux-amer, nous rappelant que nos actions ont leur limite. L’attachement pour les protagonistes se fait en dents de scie selon les découvertes, preuve d’une narration intelligente et d’une rédaction au poil ! Une charmante petite pépite indé qui confirme tout le bien que l’on pense du studio Spearhead Games!

La Bande-Annonce

Réalisation: 14/20

Omensight nous emmène dans un univers coloré dont les palettes choisies nous permettent de comprendre la tension qui règne en son royaume. C’est beau, c’est intelligemment pensé, on est heureux ! Mais on se pète les dents sur cette put*** de caméra qui nous fera parfois mordre dans notre manette. Malgré que l’on apprécie l’espèce d’ombre bleue qui nous permet d’appréhender le point de chute de la messagère lors d’un saut…le placement de la caméra va parfois nous mener uniquement vers une mort certaine…

Gameplay/Scénario: 16/20

Le scénario est une vraie surprise, malgré la redondance que l’on aurait pu craindre, chaque journée rembobinée apporte son lot de nouveautés. Les personnages évoluent au gré des découvertes, nous faisant miroiter de nouvelles facettes de leur caractère, nous donnant envie de les détester, de les apprécier, de les haïr à nouveau avant de les trouver des plus touchants. Les plumes se cachant derrière Omensight ont vaqué à leur occupation avec brio. Le gameplay, bien que simpliste, peut parfois cependant se montrer complexe à prendre en main.

Bande-Son: 16/20

Casting vocal de très grande qualité, musiques envoûtantes et bruitages toujours bien dosés sont de la partie.

Durée de vie: 14/20

Léger bémol du soft, et c’est souvent le cas quand on adhère au concept et que l’expérience en jeu est agréable: on en voudrait toujours plus. La durée de vie du soft approche les dix heures sans vraiment les toucher et pourrait être encore plus abrégée si vous êtes du genre à rusher. Une certaine rejouabilité est possible si l’on est amateur de chasse aux trophées, mais le scénario ne propose pas en lui-même diverses voies à emprunter. Cela n’empêche pas de vivre une superbe aventure ni d’avoir un très bon rapport qualité/prix.

Note Globale N-Gamz: 16/20

Omensight est une expérience très agréable, tantôt violente, tantôt pleine de douceur, emprunte de l’envie de prendre son temps tout en étant poussé par une fin du monde imminente. Dotée d’un scénario intelligent et bourré d’émotions, l’aventure nous amène dans des contrées au background travaillé au travers d’une réalisation soignée et d’une bande-son de qualité. Un vrai petit plaisir vidéoludique dès les premières minutes… et jusqu’à l’apocalypse!



About the Author

Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen/seinen tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite, Asebi, ... Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!