Review

Dragon Quest Infinity Strash : The Adventure of Daï n’est autre qu’un jeu vidéo consoles et PC (sauf Xbox One) inspiré du reboot d’une série animée inspirée d’un manga lui-même inspiré… d’un jeu vidéo ! Une boucle parfaite donc qui mérite forcément un léger retour en arrière de la part de votre serviteur pour que vous en compreniez l’intégralité. En 1985 sort donc au Japon, sur NES, le tout premier volet du RPG Dragon Quest d’Enix. Un titre qui a connu un succès fulgurant au point de donner l’idée au scénariste Riku Sanjo et au mangaka Koji Anada de réaliser un manga inspiré du monde imaginé par la compagnie vidéoludique nippone. C’est ainsi qu’est né Daï (Fly chez nous en VF), une oeuvre en 37 volumes dont le premier est apparu en 1994 au Japon puis en 1996 chez nous aux Editions J’ai Lu. De mon côté, j’avais 16 ans et Fly fut l’un de mes tous premiers mangas aux côtés notamment de City Hunter, toujours chez J’ai Lu, et de Dragon Ball chez Glénat. Bien entendu, à l’image des deux derniers cités, Fly a aussi eu droit à son adaptation animée diffusée dans le Club Dorothée, laquelle a été récemment rebootée avec les moyens techniques actuels pour le grand plaisir des fans. Et c’est justement là qu’intervient Square Enix qui a décidé de profiter de ce regain de popularité pour nous sortir ce qui aurait dû être un modèle d’Action-RPG nippon vu son arbre généalogique. Pourtant, les développeurs ont étrangement choisi d’opter pour un jeu d’action alternant combats de boss et Musou. Un choix pertinent pour une saga qui méritait une transposition de qualité en jeu vidéo ? La réponse dans mon vidéo-test complet sur Steam Deck !

Dragon Question Infinity Strash TAOD : Test Vidéo Steam Deck

Note N-Gamz.com: 7/20

Ne cherchez plus, Dragon Quest Infinity Strash : The Adventure of Daï est tout bonnement MA plus grosse déception de l’année 2023, tout simplement ! Fan de la première heure du manga de Riku Sanjo et Koji Inada, amoureux de la série télé originelle et de son récent reboot, j’étais hypé « over 9000 » par ce portage en jeu vidéo et les divers trailers que j’avais pu en voir m’avaient enthousiasmé au plus haut point par la beauté de la mise en scène des attaques spéciales façon Naruto Ultimate Ninja Storm ou Dragon Ball Z Kakarot. Hélas, le soft est tout sauf un bel hommage à la saga dont il est tiré et se paie même le luxe d’ôter quasiment tout élément RPG alors que l’essence même de Fly est justement… le jeu de rôle ! Alors certes, l’histoire suit à la lettre celle du manga, les voix japonaises ou anglaises officielles sont au top et la réalisation 3D est convaincante, mais tout le reste est à jeter avec des combats au gameplay ultra rigide, une linéarité de chaque instant dans le level design et la progression, un récit principalement raconté dans un style visual novel soporifique, un scénario qui ne couvre même pas la moitié du manga et un sanctuaire façon Roguelike du pauvre qui s’avère être le seul moyen de grinder un tant soit peu. Bref, un véritable gâchis qui ne pourra être sauvé que par son fan service !



About the Author

Neoanderson (Chapitre Sébastien)
Hardcore gamer dans l'âme, la quarantaine depuis peu, je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news et le vidéo-testeur de ce site (foncez sur la chaîne YouTube d'ailleurs). Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je voue un culte aux shonens/seinens tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite ou encore Asebi. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch, Inception et Tenet. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!