Review

Vous en avez assez des MOBA? C’est dommage, la vague ne s’arrête pas ! Tant et si bien que les créateurs de l’univers bien barré de Borderlands ont décidé de se faire une petite place dans ce genre qui déborde déjà de solides concurrents. Alors, vraie place au soleil ou jeu de trop dans un marché surpeuplé? La réponse est juste en dessous !

Un robot majordome qui parle allemand…

Un Moba avec un scénario, oui c'est possible!

Un Moba avec un scénario, oui c’est possible!

Ai-je vraiment besoin de vous présenter l’éditeur de Battleborn ? 2K se cache en effet derrière les XCOM, les Sid Meier’s Civilization, les Bioshock ainsi que la saga bien barrée des Borderlands, rien que ça. Quant aux développeurs, c’est à Gearbox que l’on doit la dernière franchise citée, mélange habile de FPS/RPG dont on attend avec impatience un réel troisième épisode (bon ok, ils ont aussi engendré Alien : Colonial Marines et Duke Nukem Forever mais chut !). Nous avons donc là une équipe habituée aux titres à succès, mais qu’en sera-t-il de leur petit dernier ?

Battleborn à peine lancé, on retrouve de suite la patte « Borderlands » dans le design. Soyons clairs : soit on aime, soit on déteste. Pas de demi-mesure mais nous ici, on adore ! Le soft se veut plutôt complet en proposant une campagne qui peut se faire en solo ou en coopération jusqu’à 5 joueurs ainsi que différents modes PvP. Mais ça c’est pour le principe. Qu’en est-il une fois dans le feu de l’action ? On attaque !

Un vampire samouraï…

Avouez que le méchant a de la gueule, non?

Avouez que le méchant a de la gueule, non?

Le « vilain méchant pas beau » Rendain fait des siennes, et c’est à vous de sauver Solus, la dernière étoile ! Pour cela, vous ne serez pas seul: les « Battleborn » oublient ainsi leur faction respective et décide de s’associer pour combattre cet ennemi commun. Un scénario plutôt badass donc, qui se déroule sur pas moins de 8 chapitres possédant chacun leur propre histoire autonome, tout en participant à la progression de la trame scénaristique principale.

Attaquons les choses sérieuses : le soft vous propose la bagatelle de 25 héros ! Chacun possède ses armes et son propre style de jeu, sans qu’aucun ne ressemble à un autre. Cependant…il va falloir cravacher pour les obtenir tous ! Et oui, ils ne sont pas débloqués d’office et c’est à vous de remplir les conditions demandées : cela peut être d’accomplir un défi (nombre de joueurs tués, parties remportées avec tel personnage…) ou encore d’atteindre le niveau de commandement nécessaire. Pour info, ce dernier représente votre niveau de joueur et vous permettra de récupérer en plus des autres héros, des provocations et autres bonus. Vos personnages possèdent également leur propre level qu’il sera possible de monter jusqu’à 15, à force de parties avec eux. Chaque montée s’accompagne de titres ainsi que de skins, mais également de mutations dans votre arbre de compétences.

Un pingouin adorable à bord d’un mécha de combat…

Des personnages bien barrés pour un style visuel qui ne plaira pas à tous

Des personnages bien barrés pour un style visuel qui ne plaira pas à tous

Avant d’aborder le gameplay pur et dur, revenons un peu sur les différents modes de jeu que nous propose Battleborn. La campagne, comme dit plus haut, peut se faire en solo ou avec 4 autres joueurs. Chacun des 8 chapitres peut se jouer en normal ou en avancé, à vous de voir si vous êtes prêt à enclencher un mode vous empêchant d’utiliser des vies supplémentaires. Afin d’avoir accès à l’ultime volet de la campagne, vous devrez au préalable avoir complété les sept autres. Chaque chapitre possède son propre style de jeu, sa progression unique et ses bosses aux patterns complètement différents.

Passons au mode joueurs contre joueurs à présent! Nous avons ici deux équipes de cinq joueurs qui vont s’affronter dans l’un des trois modes actuellement disponibles : l’incursion qui demande de l’organisation afin de défendre votre base contre des hordes de mobs ; la fusion qui vous fera sacrifier des sbires afin de cumuler des points ; et enfin le mode destruction, qui propose du match à mort et de la capture de points, classique.

Sont dans un vaisseau…

Enormément de peps durant les affrontements!

Enormément de peps durant les affrontements!

Niveau gameplay, chaque Battleborn possède son arbre de compétences appelé « Helix ». A chaque partie, votre personnage démarre du niveau 1 pour atteindre le niveau 10 à force de tuer du moche, chaque passage de niveau vous proposant des aptitudes parmi lesquelles vous devrez choisir celles qui vous correspondent le plus.

Que vous soyez fan d’attaque, de défense, de soutien… du genre à la jouer au corps à corps ou à distance, il y aura toujours un héros pour vous combler ! Tous les Battleborn possèdent ainsi des compétences basiques ainsi que deux aptitudes à faire évoluer, et une « élite » qui met plus de temps à se charger, sans oublier la classique attaque pour jouer des coudes lors d’un combat rapproché. Les affrontements, quant à eux, se montrent fluides et plutôt énergiques, pour pas mal de plaisir de jeu.

Le scoring et laspect level up se révèlent vite chronophages

Le scoring et l’aspect level up se révèlent vite chronophages

Tout au long des parties, vous gagnez des crédits ainsi que de l’équipement. Reste à utiliser ce dernier sur vous ou à le revendre afin d’acheter des packs. Ceux des factions se débloquent avec le niveau de commandement et permettent d’obtenir des skins ou des provocations pour un des héros de la faction correspondante (ça ne tombe pas à tous les coups cependant). On retrouve d’ailleurs des éléments connus de Borderlands tels que les coffres cachés un peu partout et remplis de bonus en tous genre ou encore les cristaux à briser afin de débloquer vos équipements. Les adeptes apprécieront.

Pour aller poutrer du moche !

La réalisation de Battleborn est somptueuse si on aime le genre cartoon auquel Gearbox nous a habitués : coloré et plein de peps. Les environnements changent radicalement d’un chapitre à l’autre et peu de bugs sont à déplorer. Ces derniers sont d’ailleurs rarement méchants, et les serveurs se montrent stables et permettent de trouver rapidement des joueurs lorsque l’on s’aventure en coopération ou en PvP. Enfin, l’animation est extrêmement fluide pour des combats plutôt dynamiques.

Chaque chapitre se termine par un boss redoutable

Chaque chapitre se termine par un boss redoutable

Ce qui nous rappelle encore plus la licence phare des développeurs, autrement que le design estampillé « Borderlands », c’est clairement l’humour présent dans Battleborn. Les répliques des héros nous accompagnant au cours des missions sont pour certaines totalement épiques, tandis que d’autres parviennent sans soucis à vous tirer un sourire derrière votre écran. Les musiques se révèlent entraînantes et énergiques et les doublages très bons. Le souci du détail jusque dans la bande-son, ça fait du bien !

Alors Battleborn, on l’adopte ? 

Oui, oui et oui ! Chronophage à souhait, on se prend au jeu des défis, du déblocage de héros et des parties endiablées proposées par le soft. La communauté est bonne, sympa et compréhensive si c’est votre première fois avec un héros. Bref, bon enfant comme l’est le reste du titre (bon il y a toujours un malotru pour déroger à la règle de temps en temps mais ce n’est généralement pas bien méchant). On pourrait penser que refaire les chapitres en long en large et en travers finit par lasser, et bien non. On fonce tête baissée au cours des parties, on cherche à faire de meilleurs temps, de meilleurs stats…le tout dans une ambiance fun et doté d’une réalisation solide. Un vrai bon MOBA !

La bande-annonce

Réalisation: 18/20

Je peux comprendre que le style adopté par Battleborn soit du genre « on adhère ou on déteste », mais il faut objectivement reconnaître que le soft est beau. Les jeux de couleurs nous en mettent plein la vue et la finition est propre : pas de sauts de frame, très peu de bugs, fluidité de la partie au rendez-vous… Bref, on est sur du lourd si on aime le genre cartoon. Le design des Battleborns, de leurs armes, et de leurs attaques sont tous très soignés sans jamais se ressembler, et l’on ressent la patte artistique propre à Gearbox jusque dans les menus ou encore les icônes des divers titres. Du beau boulot.

Gameplay/Scénario: 16/20

Bon ok, le scénario est loin d’être renversant ou innovant, mais je rappelle que nous sommes sur un MOBA… et que l’on a un scénario ! Nom de Zeus, ce n’est pas rien ! Le méchant de l’histoire a un super charisme, la construction des personnages est intéressante et on conserve le côté fun de l’ensemble tout du long. Le gameplay, quant à lui, reste dans la ligne directrice du soft : de l’énergie et de la fluidité tout en restant intuitif. Le système Helix permet de gérer son personnage selon la situation et en fonction du groupe dans lequel on est pour nous proposer au final un système de jeu plutôt bien pensé et équilibré.

Bande-Son: 17/20

Répliques et intonations, tout est là pour donner une véritable identité aux héros. Psychopathe en puissance, colérique de nature, grosse dose de douceur… Bref, chaque Battleborn possède sa personnalité et la fait bien sentir au cours des parties. Les doublages sont bons et les dialogues lors de la campagne valent leur pesant de cacahuètes. Enfin, les musiques rythmant les cinématiques sont plutôt bonnes et les bruitages en jeu sont fidèles au reste de la bande-son.

Durée de vie: 16/20

Les chapitres disponibles pour l’instant se parcourent rapidement. Mais si on cherche faire monter ses héros favoris, à débloquer les autres, et que l’on se prend d’affection pour le PvP… Le compteur de temps peut vite exploser.

Note Globale N-Gamz.com: 17/20

Battleborn a souffert avant même sa sortie de la comparaison avec le « FPS-MOBA » de Blizzard qui arrive prochainement: Overwatch. Pourtant, les deux softs ont leur identité propre, leur gameplay bien à eux. Je ne suis pas là pour faire un essai argumentatif comparatif des deux titres comme on en trouve énormément sur d’autres sites spécialisés. J’ai pris Battleborn pour ce qu’il est, pour son rapport qualité/prix, et voilà le résultat : Gearbox nous fait plaisir ! Du héros en veux-tu en voilà, du mode solo, de la coop, du PvP, tous les goûts sont comblés. Le côté humour ultra présent permet de rester dans cette ambiance fun et sans prise de tête, la communauté y participant grandement. On a de la quantité et de la qualité pour des heures de plaisir garanti ! Vous avez peur pour l’avenir du jeu ? Un season pass est d’ores et déjà disponible, garantissant de nouveaux chapitres de campagne, des Battleborns inédits ainsi que des skins et provocations additionnelles. En sachant que Gearbox a toujours assuré sur ses DLC pour les Borderlands, la confiance est présente quant à la pérennité de Battleborn. Sur ce, j’ai du varelsi à démolir, j’y retourne !



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LadyDisturbed
Jeune sœur de bataille, dévoreuse de romans à la vitesse de la lumière et fanatique de jeux vidéo depuis sa plus tendre enfance... voilà ce qui pourrait résumer de façon rapide votre petite rédactrice. Les mangas ne me font pas peur, la couture et le cosplay sont mon lot quotidien, l'écriture de fan fiction m'occupe et je rêve et vis dans un monde fait de fantasy et de science-fiction où les princesses Disney ont leur place. Éclectique, je suis ouverte à tous types de jeux, allant du RPG au FPS en passant par le Visual Novel, les MMO ou encore les jeux de stratégie, tout en voguant dans les eaux troubles des jeux indépendants que je me plais à vous faire découvrir. Je ferai tout ce qui est possible pour être juste dans mes jugements, et puisse le sort vous être favorable !