Le compte X de l’utilisateur CenturyZetaZZ a été purement et simplement supprimé après la publication d’un message virulent dénonçant la « censure » opérée par Capcom sur le personnage de Diana dans Pragmata. Ce qui devait être une simple critique de design s’est rapidement mué en une affaire qui a choqué une large partie de la communauté gaming, en raison d’une tonalité jugée lourdement sexualisante à l’égard d’un personnage explicitement présenté comme une jeune fille androïde.
Dans le trailer de présentation de 2020, Diana arborait en effet un short moulant noir (spats) sous un manteau court. Dans la version finale du jeu, sortie tout récemment et que nous avons vidéo-testé sur PS5 Pro juste ici, Capcom a opté pour un design plus couvrant : un manteau plus ample et un tissu gris opaque remplaçant le short d’origine. Ce choix, perçu par certains comme une mesure de protection face aux risques de sexualisation d’un personnage à l’apparence juvénile, a été salué par une majorité de joueurs et de médias comme une décision responsable et justifiable.
Pourtant, CenturyZetaZZ a publié un post accusant Capcom de « censure » et regrettant ouvertement l’absence des spats initiaux, insistant sur le fait que le nouveau modèle « cachait » quelque chose. Le ton et le choix des mots ont immédiatement été interprétés comme une sexualisation explicite d’un personnage mineur en apparence. Le message a rapidement été perçu comme portant une « grosse connotation pédophile », selon les termes employés par de nombreux internautes sur Reddit (r/Pragmata) et X. Le compte officiel du jeu Pragmata a bloqué l’utilisateur dans les heures qui ont suivi, avant que le compte entier ne soit suspendu par la plateforme elle-même.
Cette suppression a été largement commentée et approuvée. Sur X, des comptes comme @DevDWilky ou @DatChaosGuy ont qualifié l’intervention de « Big W » pour Capcom, soulignant que l’entreprise avait agi avec fermeté face à des comportements jugés inacceptables. Sur Reddit, le thread principal du subreddit Pragmata a vu affluer des commentaires unanimes : « Enfin une entreprise qui ne laisse pas passer ce genre de choses », « Le personnage est clairement une enfant, on ne peut pas faire comme si de rien n’était ». Même des influenceurs et YouTubers (Straight Talk Gaming, TheGameVerse) ont relayé l’affaire en expliquant que la critique légitime d’un design n’autorisait pas à glisser vers une objectification malsaine d’un personnage androïde présenté comme une adolescente.
Capcom, déjà vigilant sur les mods adultes de ses jeux (Resident Evil, Street Fighter) puisqu’il a notamment fait fermer une chaîne YouTube faisant l’apologie des mods NSFW pour Resident Evil Requiem (adresses des mods en prime), semble avoir durci encore un peu plus sa ligne de conduite avec Pragmata. Le studio a multiplié les mesures pour protéger l’intégrité de Diana, personnage central du titre, dont l’apparence juvénile et l’innocence narrative sont au cÅ“ur de l’histoire. Cette fermeté a été saluée par une grande partie de la presse et de la communauté, qui y voit un signe de maturité de la part d’un éditeur majeur face aux dérives récurrentes de certains cercles en ligne dans la Communauté des moddeurs (et utilisateurs) PC.
L’affaire illustre une fois de plus la ligne de fracture qui traverse le milieu du jeu vidéo : d’un côté, la défense de la liberté créative; de l’autre, le refus catégorique de toute tentative de sexualisation de personnages mineurs ou à l’apparence juvénile. La suppression du compte CenturyZetaZZ, loin d’être une simple mesure de modération, apparaît comme la conséquence logique d’un message qui dépassait largement le cadre d’une critique de design pour verser dans un registre inacceptable. Quant à CenturyZetaZZ, son compte X a disparu aussi vite que son message a choqué, rappelant que certaines limites ne peuvent plus être franchies impunément sur les réseaux sociaux.
















