Review

Avec plus d’une dizaine de titres à son actif parmi lesquels les itérations Attila, Shogun ou encore Rome, la saga des Total War fait partie des licences cultes du jeu de stratégie. Alors quand elle délaisse les batailles historiques pour céder aux sirènes de l’Heroic Fantasy made in Warhammer, on imagine d’emblée des batailles épiques où nains féroces et orcs farouches se mettent joyeusement sur la tronche… et on dit oui !

Un univers diaboliquement addictif

Mélanger une saga culte du STR avec un jeu de plateau mythique... il fallait oser!

Mélanger une saga culte du STR avec un jeu de plateau mythique… il fallait oser!

Situé à Horsham à Angleterre, le studio Creative Assembly n’en est clairement pas à son coup d’essai avec la saga Total War puisque cet épisode « Warhammer » représente le 13ème bijou de cette série phare du STR. Autant dire qu’en tant que fan invétéré de l’univers créé par Games Workshop, j’attendais impatiemment le mix entre ses batailles épiques et cette licence vidéoludique. Et je n’ai pas été déçu.

Ainsi, après un léger tutoriel qui vous amènera à manier quelques bases du jeu si vous êtes nouveau venu dans la franchise (en effet, si vous êtes connaisseur, l’interface n’a pas vraiment évolué), vous allez être amené à choisir une race parmi quatre, ou cinq si vous avez accès au Chaos grâce à une précommande. Certes, cela peut paraître peu par les temps qui courent, mais chacune d’entre elles dispose d’un gameplay qui lui est propre.

Ainsi l’Empire, composé de la puissante armée des hommes, possède un système de fonctions qui vous permet de placer vos personnages dans le but de leur faire gagner des pouvoirs et autres bonus, tout en incorporant un habile outil de recherches scientifiques rapides améliorant certaines unités. Les Nains, alias l’armée des montagnes, se basent quant à eux sur un système de rancunes : si vous perdez des batailles ou territoires, des inimitiés naîtront et vous forceront à vous venger à travers de sympathiques mini-quêtes, tandis que les « recherches » en upgrades prendront plusieurs tours avant d’être découvertes.

Dommage que l'interface soit toujours un peu vieillote

Dommage que l’interface soit toujours un peu vieillotte

Les Peaux vertes, avec les Gobelins, sont sans doute les plus simples à maîtriser puisqu’ils se contentent juste de taper dans le tas, tandis que les Comtes Vampires peuvent affaiblir leurs adversaires s’ils se retrouvent sur leur territoire, cherchant à améliorer leurs forces dans de vieux grimoires. Enfin, nous vous laissons la surprise du Chaos, seulement présent en cas de précommande du jeu et auquel nous n’avons malheureusement pas eu accès.

Du neuf avec du vieux ?

Si vous ne connaissez pas la série des Total War, vous devez savoir avant de commencer que le jeu se décompose en deux parties. Tout d’abord un tour par tour qui se visualise sur une carte au sein de laquelle vous gérez votre empire en construisant divers bâtiments, recrutant les membres de votre armée et jouant sur les accords diplomatiques ou commerciaux avec les autres races. Dommage, sur ce point, que l’interface typique de la saga se montre un peu vieillotte.

Mais le véritable cœur du soft se situe dans la seconde phase, celle des combats en temps réel durant lesquels vous devrez gérer le placement de vos soldats, leurs déplacements et essayer différentes stratégies militaires pour détruire vos adversaires en perdant le moins d’unités possibles. Selon votre race vous aurez ainsi accès à des unités distinctes comme les magiciens (foncez sur les vents magiques pour booster vos pouvoirs), l’infanterie volante, la cavalerie ou les troupes à distances, … et vous pourrez même effectuer des sièges sur certaines villes histoire d’affamer la population et ses soldats tout en ayant le temps de construire des béliers et autres tours mobiles, à moins que vous ne préfériez passer votre temps à raser de petits villages, vils que vous êtes.

L'I.A. est vraiment retorse cette fois, ça nous change des précédents Total War!

L’I.A. est vraiment retorse cette fois, ça nous change des précédents Total War!

A noter que l’I.A. typique des Total War a été améliorée pour le coup et qu’elle semble enfin prendre les meilleures décisions, n’hésitant pas à se replier pour contre-attaquer par la suite, une grande première qui accroît sensiblement la difficulté, pour notre plus grand plaisir. On vous rassure, si vous êtes un pro du genre et que vous finissez toutes les campagnes, vous aurez tout le loisir de vous adonner à des batailles multijoueurs, des rixes personnalisées ou mêmes historiques dans lesquelles vous pourrez admirer plusieurs milliers d’unités se mettre joyeusement sur la tronche. Un régal !

Un Warhammer comme si vous y étiez

Ce Total War Warhammer est vraiment beau, qu’on se le dise, à tel point que l’on prendra fréquemment le temps de zoomer au beau milieu d’une bataille pour observer une charge de cavalerie ou deux héros s’infligeant de dévastateurs coups de masses, rien que pour le spectacle visuel offert par le soft. Les différents paysages qui composent la carte du monde sont également très plaisants à l’œil : forêts, pics enneigés, tunnels ou encore plaines à perte de vue vous raviront malgré le chaos provoqué par les affrontements alentours, le tout avec très peu d’aliasing, sans demander une config ultra gourmande. Une vraie bonne optimisation, donc.

Le côté épique et brutal des combats est visuellement jouissif

Le côté épique et brutal des combats est visuellement jouissif

Niveau sonore, le titre se voit totalement traduit en Français dans les textes mais les voix, finement jouées, restent en anglais. Les musiques, quant à elles, ont le don de donner un côté encore plus épique aux batailles et l’ambiance environnementale est diablement immersive. Jouez avec le casque, vous aurez l’impression de vous retrouver pris entre deux feux dans un conflit fait de fracas d’épées, d’explosion de crânes et de déferlement de flammes.

Un mix gagnant !

Amener la licence archi-connue de Warhammer dans l’univers stratégique vidéoludique de la série Total War pouvait s’avérer risquer, tant les deux licences respectives possèdent leurs propres codes pas toujours compatibles entre eux. Et pourtant The Creative Assembly parvient à magnifier le tout pour nous fournir un STR d’une rare qualité, doté de l’univers ultra immersif d’un jeu de plateau adulé par les fans. Une bonne pioche pour les deux camps !

La bande-annonce

Réalisation: 17/20

Le jeu n’est pas trop gourmand et pourtant il s’avère visuellement superbe : les unités sont travaillées de fort belle façon et les décors très fidèles à l’univers de Warhammer. Alors certes, le titre ne sera pas élu dans la catégorie des plus beaux jeux de l’année 2016, mais il profite d’un sacré potentiel et a au moins le mérite de s’adresser à la majorité des joueurs sur le plan de la configuration technique. Rien que pour ça, on l’aime déjà.

Gameplay/Scénario: 16/20

Le gameplay unique de chaque race est pensé comme il se doit pour offrir un réel plaisir de jeu, quel que soit votre style. Les possibilités tactiques sont nombreuses, l’I.A. plutôt retorse, et même si la campagne reste relativement basique avec sa capture de zones, de sympathiques sous-quêtes viennent rythmer les scénarios pour une très bonne immersion.

Bande-Son: 15/20

Même s’il n’y a pas de doublage français, les voix anglaises sont vraiment bien jouées et collent parfaitement à l’ambiance Warhammer (et puis les textes sont traduits). Les musiques, quant à elles, rajoutent une petite note épique pas piquée des vers tout au long des combats tandis que les bruitages environnementaux sont crédibles à souhait.

Durée de vie: 17/20

Après une vingtaine d’heures de jeu, le titre vous réservera encore beaucoup de surprises, d’autant qu’en sus du mode campagne, il vous reste les batailles de quêtes ou le multijoueur très chronophage.

Note Globale N-Gamz.com: 16,5/20

L’union entre Warhammer et Total War redonne un petit coup de fraîcheur aux deux séries, en affichant le meilleur des deux mondes pour un must have, que vous soyez fan de la franchise de Games Workshop ou des jeux de stratégie de The Creative Assembly. Une vraie réussite, peu gourmande en ressources système, et qui devrait, on l’espère, nous amener à un épique Total War Warhammer 40,000 ! 



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Arkamis
Arkamis
J'ai appris à connaître les jeux vidéo très tôt, grâce a mes frères, avec la NES, la Master System, et j'en passe. J'y ai découvert un univers de rêve qui, 15 ans plus tard, me réserve toujours autant de surprises et de plaisir, que ce soit rétro ou current gen