Review

Mouldy Toof Studios, studio indé, est principalement connu pour avoir développé Spud’s Quest, un jeu de plateformes/aventure plutôt sympathique sur PC. Cette fois, ils changent carrément de registre et nous proposent, avec The Escapists sur PC et Xbox One, de nous la jouer façon Michael Scofield en réfléchissant au plan d’évasion du siècle histoire de sortir de prisons de plus en plus sécurisées… et on en redemande !

Prison Break

À vous la liberté!

Si vous connaissez Spud’s Quest, le titre précédent du studio Mouldy Toof, vous saurez que les développeurs ont un sacré penchant pour les softs « rétros ». En effet, ce jeu d’aventure est clairement inspiré des séries Dizzy, The Legend of Zelda et Metroid, rien que ça. The Escapists ne déroge pas à la règle et affiche d’emblée un style tout en pixel qui fera pleurer de joie les amoureux de l’ère 8 bits. Mais avant la technique, place au scénario !

The Escapists vous offre « l’opportunité » de vous immerger dans l’ambiance d’une prison, d’où vous userez de subterfuges pour atteindre le but ultime : vous évader ! Le jeu allie stratégie et nostalgie pour une expérience originale, vous obligeant à respecter les « routines » de l’établissement carcéral (appels matin et soir, temps libre, douche, repas…) pour ne pas paraître suspect, tout en trouvant le moyen de fabriquer les outils dont vous aurez besoin à partir d’objets du quotidien se trouvant aux alentours ou… dans les poches et les armoires de vos co-détenus ! Faire en sorte de les soustraire le plus discrètement possible à la vue de vos camarades ou des gardes procurera une tension de chaque instant, mais le résultat final, à savoir construire votre propre tunnel d’évasion, va vous donner une satisfaction hors norme !

Tour de garde

Passées les deux première heures fastidieuses, le gameplay de The Escapists se révèle… diabolique!

Si on devait le classer, on pourrait dire que The Escapists appartient au genre simulation-stratégie. Le titre comprend pas moins de 6 prisons entièrement rejouables et offre des commandes basiques mais pratiques. Ainsi, une touche vous sert à parler/interagir, une autre à frapper/utiliser/ramasser, la suivante à grimper et la dernière à lâcher ce que vous tenez en main. A côte de ça, vous avez 8 emplacements sur vous pour stocker des objets et les combiner entre eux grâce à un système de fabrication clair et concis permettant de fusionner trois items. Vous pouvez bien entendu entasser tout ce que vous ramassez dans votre coffre personnel, mais attention à ne pas vous le faire saisir lors de fouilles inopinées !

Votre personnage peut également s’aguerrir histoire de courir plus vite, d’être plus intelligent ou tout simplement plus fort et résistant histoire de se bastonner plus efficacement avec les gardes ou les autres détenus (passage à la salle de muscu obligatoire !). Afin de gagner de l’argent, essentiel pour acheter des objets rares à vos pairs, les soudoyer ou obtenir des indices comme des plans de fabrication d’items, vous aurez à accomplir des missions que vous donneront les prisonniers (des faveurs). Cela pourra aller du tabassage en règle à la diversion en passant par la récupération d’un objet dérobé, etc… Un bon conseil, évitez autant que faire se peut le règlement de compte avec les détenus… car ils n’oublient jamais et peuvent faire de votre vie un enfer ! Autre conseil, pensez toujours à camoufler vos œuvres (dévissage d’une grille d’aération, trou dans le mur d’enceinte, etc…), les gardes ayant l’œil vif. Si vous vous faites attraper, vous aurez droit à une mise à l’isolement qui vous fera perdre de précieux jours et diminuera de fait votre score. Car oui, dans The Escapists, il y a un classement mondial du meilleur évadé ! Et surtout : prenez votre temps ! Vous avez quand même pris perpét’ alors calculez minutieusement votre coup !

Un regard dans le rétro…

Graphiquement, le jeu est une ôde au retrogaming… de quoi verser une petite larme de nostalgie

Techniquement, les graphismes façon 8 bits en 2D du jeu sont soignés et les environnements assez diversifiés. Les couleurs sont harmonieuses et rappellent les teintes ultra colorées des titre rétros (NES en tête !). Le cycle jour/nuit est bien travaillé et offre des effets tamisés du plus bel effet sur l’écran. Enfin, l’interface elle-même transpire le old-school avec des gros caractères, idem pour les dialogues !

Et si vous n’accrochez pas aux graphismes, sachez que la bande-son reste dans le même esprit rétro avec une musique de piano qui semble tout droit sortie d’une console ancienne génération type SNES. Les bruitages vous rendront directement nostalgique de cette époque et collent très bien à l’ambiance et au thème. Un régal !

Nostalgie d’antan pour concept novateur

On ne va pas y aller par quatre chemins (ou évasions), The Escapists est un tout bon jeu indépendant qui se démarque des titres actuels grâce à son concept original et son appartenance soutenue à la nostalgie du retro gaming (La Belle Epoque !). Si certains risquent de ne pas s’identifier à son style graphique ou lâcher le titre à cause de sa difficulté dans les premières heures (vous êtes littéralement catapulté sans aucune explication… mais elles viennent petit à petit, à mesure de persévérance), les autres vont clairement sentir de bons souvenirs se raviver, et mettront tout en œuvre pour s’évader de prison… afin de mieux y retourner !

Le Vidéo-Test par Neoanderson

Réalisation: 16/20

Bien que les graphismes ne soient pas habituels pour une console Next-Gen telle que la One, on doit avouer que le pari de la 2D en version 8 bits est plus que remporté et offre une ambiance travaillée empreinte de nostalgie !

Gameplay/Scénario: 15/20

Simple et accessible à tous… du moins après avoir passé deux bonnes heures de jeu à galérer car vous êtes littéralement catapulté en taule sans aucune explication. Il vous faudra échouer, souvent, avant d’avoir quelques astuces disséminées ça et là par les développeurs… mais si vous passez le cap, vous deviendrez vite accroc. On est clairement impressionné par le « réalisme » de cette simulation d’évasion, notamment dans l’I.A. des gardes qui ne laissent rien passer, même pas une grille d’aération dévissée ! Le scénario est, par contre, inexistant, mais là n’est pas le principal intérêt du soft : on joue à The Escapists pour le challenge !

Bande-Son: 20/20

Nostalgie de votre jeunesse ou juste adorateur du retro gaming ? Peu importe la réponse que vous donnerez, vous serez certainement charmé par ces mélodies douces et clairement non dénuées de rythme.

Durée de vie: 14/20

Il faudra user de patience pour arriver à vos fins mais le cerveau prime sur la force, comme on dit. 6 niveaux, certes ça paraît peu, mais la rejouabilité est quand même là, notamment par l’aspect scoring. De plus, chaque prison offre plusieurs solutions pour s’en évader, et vous apprendrez à chaque échec.

Note Globale N-Gamz.com: 16/20

Mouldy Toof Studios continue son petit bonhomme de chemin en tant que studio indé prometteur et nous offre, avec The Escapists, un hommage au retro gaming mâtiné d’un sacré concept original. Si vous survivez aux deux premières heures, vous serez conquis par ce soft d’évasion réalisé avec un certain talent



About the Author

Dan
Dan
Salutations! Je suis passionné de jeux vidéo, un peu touche à tout. J'ai commencé à l'âge de 5 ans sur une Jaguar et depuis je collectionne beaucoup (en plus des jeux: statuettes, BD, et manga un peu). Ce que je préfère? Un titre avec un vrai scénario! Bien que je ne sois pas rebuté par un petit Survival/Horror, j'adore donc forcément les RPG, mais aussi les beat'em all et tant d'autres genres encore ! Niveau films, c'est sans conteste le monde de l'horreur qui m'attire (Alien, un mythe en plus d'un chef d'oeuvre), bien qu'il soit devenu difficile de trouver actuellement de bons représentants du genre. Mes jeux préférés? Final Fantasy (du 7 au 10, ainsi que le 12), la saga Assassin's Creed, Red Dead Revolver/Redemption, Prince of Persia, Mass Effect, F.E.A.R. (Alma est... Charmante ^^), Saints Row, Borderlands, Splatterhouse, les WWE de 2007 à 2010 (Legends of Wrestlemania compris), Dragon (Bruce Lee sur Jaguar, quel pied!), ... bon, je vais m'arrêter là, non? ;P