Review

Présenté à la surprise générale et devant l’émerveillement des gamers lors de la conférence E3 2017 de Sony, Moss promettait de nous emmener dans un monde féerique aux commandes d’une petite souris qui n’avait pas froid aux yeux, le tout en immersion totale grâce au PlayStation VR. Le souci, c’est qu’un jeu d’action-plateforme en vue à la première personne, c’était le trajet le plus court pour du motion sickness épique à souhait! Heureusement, les petits gars de Polyarc, en plus de nous livrer l’un des titres les plus visuellement enchanteurs du PlayStation VR, ont eu le bon goût de nous proposer un gameplay sous forme de diorama… et jamais on a eu autant l’impression d’y être! Attention, chef d’oeuvre!

Le Vidéo-Test par Neoanderson

Réalisation: 19,5/20

Le PlayStation VR est certes le casque en réalité virtuelle le moins puissant du marché en termes de résolution, mais Moss est la preuve qu’avec une direction artistique de haute volée, un point de vue original et un bon souci du détail, on peut marquer ostensiblement la rétine et envoyer le joueur dans un monde onirique dont il n’a plus envie de sortir. Une petite prouesse visuelle pour une souris si bien modélisée et animée qu’elle nous apparaît presque… vivante et ô combien attachante!

Gameplay/Scénario: 18/20

L’histoire est narrée par une voix douce et féminine, intégralement en français, qui double également tous les personnages du soft afin de nous donner cet esprit de conte si cher à Moss. Niveau gameplay, les commandes sont simples mais les puzzle demanderont quand même de la réflexion surtout vers la fin, avec hélas un chouïa de frustration quand il faudra commencer à jongler entre vos pouvoirs en détection de mouvement et les attaques/esquives de votre petite souris. S’il peut sembler enfantin par son look, le challenge de Moss ne l’est cependant pas, et c’est tant mieux.

Bande-Son: 19/20

Les bruitages environnementaux vous donnent la savoureuse impression de vous balader en pleine forêt tandis que les mélodies sont féeriques à souhait. Ajoutez à cela la voix suave de la narratrice et vous comprendrez que Moss est autant un voyage visuel qu’auditif, loin, très loin de votre morne quotidien.

Durée de vie: 14/20

C’est véritablement le point noir du jeu, comme beaucoup de titres VR d’ailleurs. Moss se boucle en 6 heures de jeu, avec une légère Replay Value pour qui veut récupérer tous les fragments de livre disséminés dans les niveaux. Un constat un peu amer quand on arrive face à cette fin qui amène directement une suite. Heureusement que le jeu de Polyarc a le bon goût d’être tarifé à 30€ seulement!

Note Globale N-Gamz: 18/20

Moss fait partie de ces titres qui marquent le joueur à vie, autant par sa direction artistique soignée, son incroyable souci du détail ou sa merveilleuse bande-son que par son immersion rarement vue dans un jeu en réalité virtuelle. Le must, c’est que le soft fait totalement l’impasse sur la vue dans les yeux du héros principal, que l’on pourrait penser comme indispensable en VR, pour nous offrir une vision « Diorama », à la façon d’un God Game. Mix parfait d’action et de réflexion, l’aventure concoctée par Polyarc souffre juste d’un étrange « va et vient » de la caméra et d’une durée vie un peu courte, amenant une fin totalement calibrée pour un second volet. A 30 euros, vous auriez cependant vraiment tort de passer à côté de l’expérience VR la plus convaincante de ce début d’année! 



About the Author

Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen/seinen tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite, Asebi, ... Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!