Review

Adaptation vidéoludique du film éponyme actuellement dans les salles obscures, LEGO Ninjago – Le Film: Le Jeu Vidéo possède, en plus de son titre atrocement long, le bon goût de respecter l’ambiance cinéma d’arts martiaux des 80’s et l’humour de sa licence, en l’accommodant avec quelques petites nouveautés de gameplay plutôt sympathiques. Hélas et comme nous avions déjà pu le constater dans les précédents softs de TT Games sur Switch, la nouvelle console de Nintendo et le moteur 3D du développeur ne sont décidément pas amoureux l’un de l’autre… loin de là!

Le Vidéo-Test par Neoanderson

Réalisation: 04/20

Note sanction pure et simple pour un portage qui prend vraiment les gamers pour des imbéciles. A trop vouloir en faire et coller aux décors et performances techniques de la Next-Gen, on se brûle les ailes et on donne naissance à un jeu optimisé avec les pieds, bardé de lags, de bugs et d’aliasing, se payant même le luxe de proposer des loadings violemment longs (2 minutes!) et une caméra qui fait un peu ce qu’elle veut. Si le tout peut passer en 1080p sur la télé, le constat est tout bonnement scandaleux en mode portable solo, et encore pire à deux joueurs, rendant certaines phases comme celles du shoot’em up totalement illisibles ou même… injouables! Dommage donc car quand il tourne correctement (ce qui est rare), le titre de TT Games est vraiment joli à regarder, et même parfois… impressionnant par son niveau de détail.

Gameplay/Scénario: 10/20

Le scénario reprend celui du film, très drôle mais prévisible, et est raconté par le biais de séquences issues directement du long métrage. Le gameplay, quant à lui, prend des risques en optant pour des combats bien plus nerveux et techniques ainsi que des mouvements plus libres, mais se perd totalement dans les errances habituelles des jeux LEGO, à base d’énigmes liées aux capacités élémentaires de vos héros, ultra simples, brisant l’immersion et se répétant sans saveur tout au long du soft. On a l’impression que les développeurs se sont dits: « Tiens, on va booster les affrontements, mais en contrepartie on va ôter un point fort: l’exploration« . Dommage…

Bande-Son: 15/20

Les musiques font dans le pur style série tv de kung-fu des années 80 tandis que les doubleurs français officiels du film rempilent pour le jeu. Un régal malgré des bruitages un peu anecdotiques.

Durée de vie: 13/20

Comptez huit heures pour boucler le soft en ligne droite, et vu qu’il ne donne pas vraiment envie de se réinvestir pour débloquer la grosse galerie de persos et récupérer les blocs dorés, la faute à des loadings frustrants et une réalisation technique bancale, on ne peut mettre une note aussi élevée que les autres softs LEGO, la collectionnite ne faisant aucunement son effet ici.

Note Globale N-Gamz.com: 10/20

D’ordinaire, les jeux estampillés LEGO sont toujours gage de qualité, bien que les mauvaises langues diront aussi de « répétitivité ». Il est vrai que TT Games a bien du mal à renouveler sa recette au fil des années, aussi s’attendait-on à ce que son nouveau LEGO Ninjago soit de la même veine que ses aînés. Et bien non! En effet, en changeant drastiquement le système de combat et les possibilités de mouvement de vos héros, le titre fait souffler un gros vent de fraîcheur sur la licence aux petits briques jaunes. Le souci, c’est qu’à trop vouloir coller à la sortie du film dont il est l’adaptation vidéoludique, le jeu a subi un développement rushé à mort… et souffre d’un portage technique tout bonnement honteux! Aliasing omniprésent, loadings d’une longueur inadmissible et framerate scandaleux font de cette version Switch la pire de toutes. Chers gamers adultes, le jeu est à éviter malgré les bonnes idées et quelques moments funs, sauf si vous êtes fan absolu et patient, très patient! Par contre, vu la simplicité et l’extrême linéarité du titre, les enfants qui voudraient s’acclimater à la saga LEGO sur consoles pourraient y trouver un point d’entrée « convenable » à défaut d’être vraiment bon.



About the Author

Neoanderson

Hardcore gamer dans l’âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy VII, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen comme Ruroni Kenshin, Ga-Rei, Asebi et autres, mais j’apprécie aussi les seinen, Sprite en tête. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N’hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!