Review

L’année passée fut une grande et belle année pour le Musou, avec une qualité bien présente, de nombreux titres et de sympathiques nouveautés de gameplay aptes à nous faire patienter avant le retour du roi: Dynasty Warriors 9! Le King vient aujourd’hui de débarquer sur Next-Gen et PC, et il entend bien « révolutionner » le genre en le parant d’un Open World que l’on espère le plus complet et immersif possible. L’attente en valait-elle la peine ? Notre review « tranchante » est là pour vous le révéler.

Retour dans les Trois Royaumes !

« Le premier DW en Open World! »

Le développeur Omega Force revient en force en ce premier trimestre 2018 avec son Dynasty Warriors 9 édité par Koei Tecmo. Leur but? Nous proposer une révolution dans un genre qu’ils gèrent depuis moult années : le musou solide et dynamique…. cette fois en monde ouvert! Niveau scénario, l’épopée des Dynasty Warriors nous a toujours fait voyager au fil de l’histoire des Trois Royaumes chinois et des problèmes politiques qui gravitent autour, avec bien entendu une certaine liberté scénaristique.

Cependant, le contenu « véracité historique » de cet opus est largement survolé afin de laisser place à un casting monstrueux de plus de 100 héros à incarner, le tout dans un Open World où les différents fronts évoluent en temps réel selon les actions ou les inactions du joueur. On se laissera tout de même porter par les quelques cinématiques joliment travaillées qui prennent le temps de poser les bases d’un récit s’étalant dans le temps entre complots, alliances, trahisons et batailles titanesques.

Un brin de nouveauté dans une recette qui marche ! 

« C’est grand… mais il y a tellement peu de vie »

Si l’on est bien heureux d’une chose dans Dynasty Warriors, c’est de retrouver le bon vieux gameplay que l’on connait : dynamique, facile à prendre en main et… destructeur ! Mais quelle surprise de voir que ce dernier s’est vu greffer une nouvelle façon de combattre. En effet, via la gâchette droite de la manette, une roue de compétences s’ouvre devant vous afin de proposer des attaques meurtrières offrant la possibilité d’infliger des malus à vos ennemis ou de vous sortir d’un sacré mauvais pas.

Ajoutons à cela des événements dynamiques, des quêtes à foison, la possibilité de tirer à l’arc… Bref, on croule sous les choses à faire et les multiples actions possibles, et cette diversité souffle un vent de fraîcheur agréable sur la licence. On regrettera seulement la très grande froideur de l’interface en jeu, qui devient plus sympathique lorsque que l’on ouvre les menus. Par contre, on appréciera le petit côté RPG du level up qui nous permet de modifier les stats de nos combattants afin de trouver l’équilibre qui nous convient le mieux.

Les Trois Royaumes ont pris un coup de vieux…

« Visuellement, les persos sauvent le coup »

Esthétiquement parlant, on avait commencé à s’habituer à un gros mieux avec les softs Omega Force parus l’année passée, principalement grâce au très aguicheur « Warriors All-Stars ». Malheureusement avec Dynasty Warriors 9, on a l’impression de se prendre un downgrade assez violent dans les dents. C’est bien beau de proposer un monde ouvert, mais lui offrir une profondeur de champ de 10 mètres (bon ok j’exagère un poil) et un framerate qui chute dramatiquement lorsqu’il y a beaucoup d’ennemis à l’écran, ça frustre fameusement! Vous l’aurez compris, la déception est grande sur les décors mais le titre se rattrape quand même grâce aux combattants et à leurs tenues plutôt bien modélisées.

La bande-son, de son côté, reste dans la veine des opus précédent, s’axant sur des thèmes orientaux mixés à des sonorités rock. Les mélodies sont généralement entraînantes et participent à l’idée de nous faire enchaîner les kills afin de faire grimper le compteur de combos et les jauges de pouvoir. Les bruitages, quant à eux, sont plutôt bons et la voxographie en version originale est de bonne facture. Il en va de même pour la version anglaise, bien que la prononciation des noms orientaux prête parfois à sourire. Les fans ou les nouveaux venus seront également ravis d’apprendre que DW9 s’est épris de la langue de Molière pour ses sous-titres et textes en tous genre.

Un bilan plutôt mitigé pour un soft qui reste des plus addictifs ! 

« Un gameplay qui fonctionne toujours »

Dynasty Warriors 9 apporte son lot d’ascenseurs émotionnels pendant toute la durée de votre expérience. On est ravi de constater les avancées prises par Omega Force avec la roue des pouvoirs ou encore la prise de risque de l’Open World, et en même temps on ne peut s’empêcher de hurler devant les pas en arrière que fait le développeur sur le plan de la réalisation. Heureusement, malgré les points noirs qui émaillent les visuels du soft, on doit tout de même admettre que la recette fonctionne toujours. On prend ainsi plaisir à passer des dizaines et des dizaines d’heures sur un gameplay qui a fait ses preuves, encore un peu renforcé dans cette dernière version. Une pensée nous taraude au final: « N’aurait-il pas mieux vallu voir les choses en moins grand… mais pour les faire mieux?« .

La Bande-Annonce

Réalisation: 10/20

Soyons honnête, quand on se lance dans un Dynasty Warriors, ce n’est pas pour ses graphismes réalistes, nous somme d’accord ! Mais les développeurs nous ont montré avec, entre autres, Warriors All-Stars, qu’ils étaient capables de nous pondre de jolis visuels sublimés par une ambiance colorée et diversifiée, très immersive et pleine de punch. Pour DW9, on fait un bond en arrière entre les lags, les freezes et la réalisation clairement en deçà des standards actuels. La déception est donc cruellement de mise à ce niveau.

Gameplay/Scénario: 15/20

Bien que le scénario soit survolé contrairement aux précédents opus qui allaient plus en profondeur, il reste accessible et intéressant. Le gameplay se montre classique mais incorpore quand même quelques nouveautés bien pensées comme la roue des pouvoirs. Si le monde ouvert apporte son lot d’activités et d’occupation, la réalisation bancale ne donne pas envie de s’éterniser sur les routes pour profiter du paysage. Heureusement donc que les points de déplacements rapides permettent d’éviter les longues promenades à cheval dans un paysage austère.

Bande-Son: 14/20

Les doublages en version originale comme en anglais sont rarement surjoués, l’ambiance musicale reste dans la trempe de la licence mais s’avère par moment mal dosée, prenant le dessus sur les voix et bruitages du soft. Ces derniers sont d’ailleurs de bonne facture, hormis ceux de votre cheval, donnant l’impression de galoper avec une armée de chevaux mécaniques.

Durée de vie: 16/20

Malgré les points noirs du soft, il reste extrêmement addictif et chronophage car le gameplay s’avère toujours aussi agréable. On bash du mob sans cesse et c’est bien ce qu’on demande à un Musou ! Le titre garantit ainsi facilement une cinquantaine d’heures de jeu, que l’on peut largement doubler lorsque l’on prend conscience de l’immensité de choses à faire et de personnages à incarner !

Note Globale N-Gamz: 14/20

Dynasty Warriors 9 n’est pas un mauvais Musou, ni un mauvais Dynasty Warriors, mais il reste décevant de par sa réalisation graphique et les promesses non tenues de cet Open World trop vide pour nous immerger dans l’expérience de jeu. A vouloir trop en faire, Omega Force s’est sûrement pris les pieds dans le tapis, et on sent bien que passer cette licence en monde ouvert n’était peut-être pas la meilleure chose à faire, mais on ne pourra pas reprocher aux devs leur prise de risque. Essai à retenter avec un dixième opus, mieux maîtrisé sur le plan technique cette fois!



About the Author

LadyDisturbed
Jeune sœur de bataille, dévoreuse de romans à la vitesse de la lumière et fanatique de jeux vidéos depuis la plus tendre enfance... voilà ce qui pourrait résumer de façon rapide votre petite rédactrice. Les mangas ne me font pas peur, la couture et le cosplay sont mon lot quotidien, l'écriture de fan fiction m'occupe et je rêve et vis dans un monde fait de fantasy et science fiction où les princesses Disney ont leur place. Éclectique, je suis ouverte à tous types de jeux, allant du RPG au FPS en passant par le Visual Novel, les MMO ou encore les jeux de stratégie et voguant dans les eaux troubles des jeux indépendants que je me plais à vous faire découvrir. Je ferais tout ce qui est possible pour être juste dans mes jugements, et puisse le sort vous être favorable !