Review

The Suicide of Rachel Foster est un jeu d’aventure narratif tarifé à 17€, développé par One-O-One Games et édité par Daedalic. Dans la peau de Nicole, une jeune femme plutôt sarcastique qui vient d’hériter de l’hôtel de ses parents, votre objectif est simple: entamer l’état des lieux avant de revendre cette bâtisse empreinte de souvenirs… pas toujours heureux! Seulement voilà, nous sommes en 1993, l’édifice se situe en plein coeur des montagnes du Montana et surtout… il n’a rien à envier à la demeure du Shining de Stephen King! Bloquée durant plusieurs jours à l’intérieur de la bâtisse à la suite d’une énorme tempête de neige, notre héroïne ne pourra compter que sur Irving, un membre de la FEMA qui la contacte par téléphone portable, afin de renouer avec son sombre passé et la mystérieuse histoire de suicide d’une adolescente proche de sa famille: Rachel Foster! Entre dialogues dithyrambiques, introspection parfois poignante, exploration d’un hôtel bien flippant et phénomènes paranormaux, autant dire que votre périple ne sera pas de tout repos!

Le Vidéo-Test par Neoanderson

Réalisation: 16/20

The Suicide of Rachel Foster est clairement un beau, voire même un très beau jeu. En effet, la modélisation de l’hôtel est affolante de détails, l’ambiance visuelle fait indéniablement penser au génial Shining de Stephen King (et au film culte de Stanley Kubrick), et les effets de lumière flattent la rétine. Dommage donc qu’avec un tel moteur de jeu, on ne puisse pas interagir comme on le voudrait avec les éléments du décor, d’autant que des scripts mal calibrés pourront parfois vous faire tourner en rond sans raison. Un exemple? Le coup de la lampe torche devant laquelle on passe 20 fois sans pouvoir la prendre, avant d’emprunter LE bon couloir, qui déclenche LA bonne conversation, qui permet enfin de se dire que… « Eh, il fait sombre depuis 20 minutes, j’aurai bien besoin d’une lampe torche! »… c’est moyen.

Gameplay/Scénario: 10/20

Si le scénario prend du temps à se lancer durant la première heure et que vous risquez d’errer dans cet hôtel vide de vie durant une bonne trentaine de minutes avant de vous y repérer correctement et de savoir ce que vous devez faire (vive la map en demi-teinte et les objectifs pas toujours clairs), la seconde partie et son côté paranormal sont vraiment grisants… avant un final que l’on sent « rushé » histoire de sortir le soft dans les temps. Du coup, on a affaire à une narration un peu bancale, qui signe de grands moments mais aussi de jolies frustrations, certains thèmes ou questions étant à peine abordés ou résolus une fois l’aventure bouclée. Niveau gameplay, on est sur du walking simulator pure souche, sans réelle énigme, avec une héroïne très lente et trop peu d’interactions avec les objets alors que la surface de l’hôtel aurait permis d’en faire tellement plus que ces nombreuses pièces au charme certain… mais qui ne servent à rien au final. Dommage, car le potentiel est là et quand tous les éléments se goupillent bien, ce « Rachel Foster » se révèle vraiment jouissif.

Bande-Son: 17/20

Rien à redire sur le doublage anglais d’excellente qualité et qui donne vie à Nicole et Irving de fort belle façon. Idem pour les bruitages environnementaux une fois que le paranormal débarque, avec des craquements de planchers, des bruits de canalisation et des portes qui claquent à vous faire sursauter sur votre canapé. Par contre, les musiques sont vraiment très discrètes.

Durée de vie: 10/20

A peine 3 petites heures pour boucler l’aventure, sans réelle replay value, et tant de questions qui restent en suspens… Frustrant pour 17€.

Note Globale N-Gamz.com: 13/20

Marchant clairement sur les traces de titres mythiques comme Gone Home ou encore Firewatch, dont il emprunte totalement la structure de dialogue téléphonique avec une personne que l’on ne rencontrera jamais, The Suicide of Rachel Foster n’en a hélas pas l’aura, et ce malgré une réalisation haut de gamme, un hôtel totalement inspiré de celui de Shining, un excellent doublage anglais et quelques passages mystérieux qui font leur petit effet. Hélas, entre une narration qui peine à prendre son envol, un final vraiment rushé sur le plan des révélations scénaristiques, un manque d’interaction avec les objets, des énigmes inexistantes, une demeure immense mais si vide ou encore des scripts qui flinguent parfois l’immersion, le bébé de One O One Games ne vous laissera pas un souvenir impérissable durant les 3 heures que durera votre aventure. Et pourtant, on passe quand même un bon moment à découvrir cette histoire teintée de paranormal et à avancer sur le chemin de la vérité avec Nicole. Cependant, à 17 Euros le soft, attendez une baisse de prix avant de vous lancer!



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Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen/seinen tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite, Asebi, ... Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!