Review

Le vidéo-test par Neoanderson

Réalisation: 17/20

Le jeu est identique au pixel près à la version Super Nintendo, et pour l’époque il s’agissait d’un titre phare de la console, qui démontrait la puissance graphique phénoménale du support 16-bits de Nintendo. Scrollings parallaxes, teintes chatoyantes, finesse du pixel, foultitude de détails et effets spéciaux à foison (la pluie et les éclairs de l’intro !!!), tout vous transportait directement en Hyrule sur le plan visuel. On regrettera juste que les rares ralentissements de l’opus original aient également fait le voyage sur New Nintendo 3DS. Déjà que l’on nous fait croire que la 3DS classique n’est pas assez puissante pour supporter l’émulation du soft… mais là…

Gameplay/Scénario: 16/20

Le scénario de ce Zelda est bien plus travaillé que celui des opus antérieurs. Au menu : un sorcier qui chercher à rouvrir la voie vers une mystérieuse Terre d’Or, condamnée autrefois afin d’y enfermer un redoutable ennemi (Ganon). Le titre vous fera allègrement jongler entre deux mondes, pour des interactions et des énigmes vraiment plaisantes. Et puis, ce Zelda joue à fond la carte de l’exploration, ne vous prenant que rarement par la main et vous laissant tout le loisir de visiter Hyrule pour trouver les éléments clés qui vous débloqueront dans tel ou tel donjon. Les quêtes annexes sont également nombreuses, tout comme le nombre d’objets que peut transporter Link et qui font, pour beaucoup, leur première apparition dans la saga (Bottes de Pégase, bocaux et surtout… le grappin !). C’est simple, aucun item n’est à jeter tant ils vous seront utiles, chacun à sa manière, pour venir à bout des nombreux niveaux parsemant le titre. Ajoutez à cela un level design de donjons parmi les plus réussis de la série et vous comprendrez qu’une fois entamée une partie de ce Zelda : A Link to the Past, vous ne décrocherez pas ! Un souci cependant : alors que le titre bénéficiait d’une excellente traduction française à sa sortie en 1992, elle est ici tout simplement absente au profit d’un version anglaise… A 7,99€, on trouve la pilule un peu dure à avaler (mais Nintendo avait prévenu : l’émulation SNES sur New 3DS se fera sur la version US de tous les jeux!)

Bande-Son: 18/20

Koji Kondo est au top de sa forme sur les compositions de ce Zelda : A Link to the Past. Des thèmes inoubliables qui ont fait cracher les tripes du processeur sonore de la Super Nintendo, au même titre qu’un Chrono Trigger ou qu’un Final Fantasy VI. Beaucoup de mélodies seront d’ailleurs reprises pour tous les autres segments de la saga. Entre rêverie, dépaysement, gaieté et rythmes un brin anxiogènes (dans les donjons), la bande-son est culte, tout simplement. On regrettera juste l’absence de quelques digitalisations vocales pour Link, qui sont arrivées lors du portage de cet opus sur Game Boy Advance.

Durée de vie: 16/20

Comptez une bonne quinzaine d’heures pour boucler l’aventure en ligne droite, et cinq de plus pour obtenir tous les objets annexes. Pour l’époque et vu la taille des cartouches de jeu, c’était énorme. Et encore, vous risquez de bloquer sur l’une ou l’autre énigme ou façon de battre un boss, ce qui pourrait risque de doubler le compteur si vous n’allez pas chercher votre salut dans les méandres du net (et on ne vous le conseille pas… le degré de jouissance lorsqu’on trouve enfin LE bon objet pour terminer sa quête est vraiment incroyable).

Note Globale N-Gamz.com: 16/20 pour les newbies et les nostalgiques (peu d’intérêt pour les autres)

Si l’on devait tester le jeu à l’époque de sa sortie sur Super Nintendo, nous lui aurions mis un 19/20 sans sourciller. Aujourd’hui, même si graphiquement ce Zelda : A Link to the Past est toujours aussi joli à contempler et que ses donjons représentent encore des monstres d’ingéniosité en termes de level design et de difficulté millimétrée, l’action-rpg mythique de la Super Nintendo nous frustre pourtant quelque peu, notamment par son prix de 7,99€ (moitié moins sous certaines conditions durant la première semaine de sortie), le peu de filtres graphiques et l’absence de version française alors qu’elle était vraiment excellente en 1992. De fait, on conseillera surtout le soft à ceux qui ne l’ont jamais fait, même s’ils sont rares, ou aux adeptes de la nostalgie vidéoludique dont je fais personnellement partie. Les autres, pour ce prix, trouveront sûrement la pilule un peu amère à avaler, surtout s’ils doivent investir dans une New 3DS alors qu’ils ont déjà la console « classique ».



About the Author

Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la quarantaine depuis peu, je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news et le vidéo-testeur de ce site (foncez sur la chaîne YouTube d'ailleurs). Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je voue un culte aux shonens/seinens tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite ou encore Asebi. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch, Inception et Tenet. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!