Review
Life is Strange: Reunion, développé par Deck Nine Games et édité par Square Enix, est sorti le 26 mars dernier sur PS5, Xbox Series X|S et PC. Ce nouvel opus conclut officiellement la saga de Max Caulfield et Chloe Price, ces deux personnages iconiques qui ont marqué la série depuis 2015. Proposé à environ 49,99 €, le titre se présente comme une aventure narrative émotionnelle complète (et non épisodique à l’inverse de certains de ses aînés). Alors, retour nostalgique attendu et très réussi ou pur fan service visant à détrousser un peu plus les fans de leur argent ? La réponse dans mon test complet sur PS5 Pro !
Le final tant attendu
Quelques années après les événements de Double Exposure, Max travaille comme enseignante en photographie à l’université de Caledon. Chloe, quant à elle, mène une vie nomade en tant que manager d’un groupe de rock. Lorsqu’un incendie dévastateur menace de tout ravager en seulement trois jours, Chloe réapparaît dans la vie Max, hantée par des cauchemars et des souvenirs impossibles.
Les deux amies (ou amantes, selon les choix antérieurs) doivent alors collaborer pour identifier les responsables de la future catastrophe, sauver leurs proches et affronter les conséquences de leurs décisions passées. Le récit, riche en références à Arcadia Bay, explore les thèmes de la rédemption, de l’amour durable et du deuil, tout en respectant (ou en réinterprétant) les choix majeurs des jeux précédents.
Un dualité de gameplay rafraîchissante
Pour la première fois dans un Life is Strange, les joueurs peuvent incarner à la fois Max et Chloe en tant que partenaires. Max retrouve son pouvoir de rembobinage temporel, désormais plus flexible : elle peut non seulement corriger des erreurs immédiates, mais aussi manipuler des éléments à travers des polaroids ou des timelines parallèles pour résoudre des énigmes environnementales complexes. Chloe, de son côté, utilise sa capacité de « Répartie » pour influencer les dialogues, désamorcer des situations tendues ou obtenir des informations cruciales grâce à son charisme et son franc-parler.
Le gameplay alterne entre phases d’exploration libre, choix dialogués aux multiples branches et puzzles temporels souvent trop simplistes hélas. Les décisions prises influencent fortement les relations et l’issue finale, avec plusieurs fins possibles. Dommage donc que la durée de vie soit un peu trop courte et l’aventure un peu trop fixée sur des rails.
Une technique bancale ?
Life is Strange : Reunion bénéficie d’un mode Performance fluide en 60 fps et d’un mode Qualité qui pousse le rendu 4K avec des textures améliorées et un éclairage plus dynamique. Cependant, le titre souffre de problèmes persistants : pop-in de textures, animations faciales parfois rigides, artefacts d’upscaling qui font tâche et même quelques baisses de framerate dans les scènes les plus chargées. Heureusement que la direction artistique, fidèle à l’esthétique aquarelle de la série, reste charmante malgré ces aspérités.
La bande-son, de son côté, est composée de morceaux indie émouvants et d’une OST orchestrale signée par le compositeur habituel, qui accompagne magnifiquement les moments forts, avec un sound design spatial tirant même parti de la DualSense pour renforcer l’immersion émotionnelle.
Life is Strange Reunion : Trailer
Note N-Gamz : 14,5/20
Life is Strange : Reunion sur PS5 Pro constitue un chapitre final chargé d’émotion pour la saga de Max et Chloe, porté par une histoire nostalgique, des choix impactants et le retour tant attendu du duo iconique. On salue la profondeur des relations et les moments touchants, tandis que le gameplay alterné entre rembobinage temporel et répartie apporte une fraîcheur bienvenue. Malheureusement, des problèmes techniques récurrents, une durée de vie relativement courte et une écriture parfois maladroite, voire même trop fan-service, diluent l’impact global. À ce prix, le titre n’est donc qu’à recommander aux fans inconditionnels qui souhaitent boucler la boucle, mais il manque de polissage pour convaincre un public plus large. Un adieu doux-amer en quelque sorte : attachant par son cœur, mais frustrant par son exécution inégale.
















