Review

TrackMania² Stadium est un jeu de course basé sur le même environnement de TrackMania : Nations, à savoir un énorme stade fermé dans lequel se tiennent des compétitions de F1 défiant toutes les lois de la gravité. Véritable ode au meilleur temps et à la perfection de la conduite grâce à l’absence de collision entre concurrents, le jeu de Nadeo jouit en plus d’un moteur 3D refait à neuf. Mais là où la gratuité était le maître-mot de Nations, Stadium ne sera à vous que contre une poignée d’euros sonnants et trébuchants. Cela vaut-il le coup ? La réponse ici-même.

Du payant au gratuit…pour revenir au payant…

Nations remis au goût du jour, mais payant

Trackmania me direz-vous, c’est quoi? Et bien il s’agit tout simplement d’un jeu de course à timing brut (exit les power up, les armes et autres collisions, toutes les voitures présentes sur le circuit se traversent) développé par les petits frenchies de Nadeo. Permettant une comparaison directe des résultats ingame sans aucune once de chance ou d’éléments incontrôlable (pas de goomba qui traverse la piste ou autres), le soft fait la part belle au pilotage pur et dur, et l’opus Nation, dont découle ce Stadium, fut le premier de la franchise à être entièrement gratuit, devenant par là-même l’un des fleurons de l’e-sport gràce à son mode multi aux petits oignons. Seuls les pilotes les plus talentueux sont récompensés, et la simplicité de prise en main y fut pour grand chose.

Suivi d’une extension « Forever » bourrée de nouveautés, le volet Nations est sans doute l’un des plus joués à ce jour, et l’on croyait la saga Trackmania définitivement lancée dans l’ère du Free-to-Play. L’expérience aidant, Nadeo a franchi le pas des extensions et développé une nouvelle franchise, suite directe et affublée d’un ². On espérait, en plus d’un moteur 3D entièrement retravaillé, des innovations à la douzaine, un renouveau du gameplay, mais cet épisode Stadium sent, hélas, le bon gros copié-collé de Nations…le porte-monnaie en plus.

Précision quand tu nous tiens 

Des circuits acrobatiques à foison

L’originalité du soft réside surtout dans ses circuits, inédits par rapport au Nations, et qui sont souvent composés de trous, tremplins, voir mêmes loopings pour des délires encore plus jouissifs que dans l’opus de base. Sans compter que vous serez parfois obligés de garder une vitesse suffisamment élevée pour rouler sur le mur, seul chemin pour s’approcher de la ligne d’arrivée. L’accélération, l’angle que vous prenez dans le virage, la distance de freinage, TOUT, absolument TOUT est à prendre en compte si vous voulez faire LE meilleur temps. La maniabilité en elle-même est tout ce qu’il y a de plus simple : accélérer, tourner et freiner. Rien de plus. Tout amateur de jeu de course y retrouvera donc facilement ses marques. Le bouton reset lui, vous remettra au début de la course en réinitialisant le temps ou au dernier checkpoint rencontré.

Niveau accessibilité, le titre s’adresse à tous les types de joueurs : les débutants pourront s’adonner à cœur-joie sur des pistes blanches, tandis que les professionnels iront directement faire un tour avec les plus hauts niveaux sur les pistes noires… après avoir explosé le temps de tous les autres circuits. Et oui, la rivalité, ça se mérite. L’occasion pour moi de vous parler du mode multi, véritable pierre angulaire du soft. Comme dit plus avant, bien que vous vous tiriez la bourre à plusieurs simultanément, il est impossible d’entrer en collision avec vos opposants. Cela pourrait s’apparenter à un mode ghost commun. C’est assez déstabilisant au départ, mais on prend vite ses aises et l’on se complaît à jouer en réseau local, en écran partagé, et surtout en online sur les quatre types de terrains connus.

Niveau mode, on retrouve les classiques Time Attack, Laps, Rounds et Stunts. Terminez en haut du classement d’un circuit et vous améliorerez votre rang mondial. Enfin, un éditeur de niveau permet aux plus assidus d’entre vous de créer ses propres circuits, voire même mode de jeux. Vu et revu depuis Nations, même si l’intégration de cet opus sur la plateforme online maniaplanet est un plus appréciable pour les adorateurs des licences « Mania ».

Un lifting moins important que prévu

Un éditeur de niveaux inchangé

Joueurs vétérans de TrackMania : Nations, pas la peine de s’attarder à lire ce paragraphe. Mis à part des graphismes plus beaux avec de nouveaux effets de lumière et des circuits inédits que l’on pourrait aisément reproduire avec l’éditeur de niveau. Rien n’a réellement changé. C’est toujours le même stade, les mêmes portions de routes, les mêmes loopings… bien que l’on puisse débloquer quelques nouvelles pièces pour l’éditeur de niveau. Rien qui pour justifier le prix du soft alors que 90% du contenu est déjà présent dans Nations. Pour un « nouveau » moteur de jeu, la claque n’est pas là, et le jeu fait trop penser à son modèle…

Allez, au rayon de ce qui peut illuminer un peu le tableau, signalons des bugs quasi inexistants, des effets de vitesse sympas et une vision impeccable du circuit, de même que des effets de poussières venant salir votre véhicule et un cycle jour-nuit très concluant. Enfin, question ambiance sonore, c’est totalement dans le ton pour les bruitages, mais les musiques sont on ne peut plus passe-partout.

Une fausse bonne idée

Ça fait mal, très mal de constater qu’on vient de dépenser une bonne dizaine d’euros pour un soft quasiment identique à TrackMania: Nations. Seuls les graphismes ont été améliorés, et le manque flagrant d’innovations ne mérite pas que l’on affuble ce jeu d’un petit ². Tout au plus Stadium aurait-il dû sortir sous la forme d’un patch, ou d’un ajout à une édition premium avec un tarif plus raisonnable, ce qui aurait été sensiblement mieux accueilli. Je ne sais pas si cette l’idée de Stadium, payant, est venue d’Ubisoft, ou de Nadéo, mais c’est malheureusement une mauvaise initiative.

La bande-annonce

Réalisation: 07/20 

Oui, le moteur de jeu est « nouveau », mais par rapport à l’opus initial, on s’attendait à une claque qui n’arrive jamais. Effets de lumière retravaillés, cycle jour-nuit et ajout de poussière sur les véhicules, mais rien qui vienne exploser la rétine et justifie le prix. Une note sanction, donc, pour un changement clairement pas assez conséquent pour ajoindre un ² à ce TrackMania.

Gameplay/Scénario: 11/20 

Le gameplay est totalement identique à TrackMania: Nations. Il est fluide, intéressant et vertigineux quand on se frotte aux circuits les plus compliqués. L’absence de collisions est utile pour l’aspect e-sports, mais il faut avouer que le Canyon déjà affublé d’un ² et bien plus convaincant, proposait les chocs entre véhicules, et qu’il était plus fun. On aurait aimé un vrai renouveau puisqu’on y met le prix…et il n’y a rien à se mettre sous la dent.

Bande-Son: 13/20 

Les bruitages et effets d’ambiance sont travaillés et réalistes. Le tout est spécifique au monde de la F1, avec des effets de dérapages et des chocs (contre les murs, par contre vos opposants) très convaincants. Par contre, la musique en jeu est quasi inexistante, ou alors on vous ressort le syndrome de la mélodie d’ascenseur.

Durée de vie: 13/20 

Si vous vous êtes lassés de Nations, pas la peine de vous mettre à Stadium, vous allez vite vous en lasser. Les nouveaux circuits sont, certes, intéressants, et le jeu toujours aussi fun avec un éditeur de circuits aux petits oignons, mais rien à faire, le tout sonne trop comme le Nations.

Note Globale N-Gamz.com: 10/20

Alors oui, ceux qui n’ont jamais joué à Nations pourraient se laisser se tenter par un jeu addictif, relativement beau et taillé pour l’e-sport, en déboursant la dizaine d’Euros prévue. Mais à ceux-là je ne saurai que trop conseiller l’opus de base. Ultra fun, jouissif, intéressant et surtout…totalement GRATUIT. Stadium aurait dû être un DLC, pas un jeu à part entière à prix coûtant. Sanction donc pour ce type de politique, en attendant Valley qui s’annonce bien mieux.



About the Author

Pliskin

Fan de Metal Gear Solid depuis le premier jour, je suis le premier a avoir réalisé des mods et des hacks sur la série. J’aime beaucoup cette saga, et encore plus le personnage d’Otacon qui renforce son esprit au fil des épisodes. En ce qui me concerne, je suis connu sous le nom de Pliskin Hunter (auparavant RushSnake), fondateur de l’équipe RedCode Interactive. J’aime beaucoup les jeux d’actions, d’aventure, avec un bon scénario. Je pense particulièrement à la trilogie S.T.A.L.K.E.R qui est juste magnifique. Sinon, je ne suis pas du tout axé cinéma et manga. Je suis un grand fan de MacGyver, Stargate et City Hunter. Hyperactif, j’ai du mal à regarder une série ou un film sans faire quelque chose d’autre à côté.