Review

Luftrausers est un shoot’em up indépendant très addictif développé par Vlambeer (Super Crate Box, Serious Sam : The Random Encounter) et édité par Devolver Digital. Un univers rétro avec un gameplay simple et efficace où votre but premier est d’atteindre le meilleur score. Ne risque-t-on pas d’être trop scotché à son clavier ou à sa manette ?

Le Rauser s’en va-t’en guerre

Shoot rétro pour pilote chevronné!

Dangereux destin que le vôtre en tant que pilote de chasse ! Le porte-avion sur lequel vous vous trouviez vient d’être détruit, et vous n’avez eu d’autre choix que de monter à bord de votre Rauser, un avion de chasse, afin de réclamer vengeance ! Comment ? En remplissant pas moins de 100 objectifs afin d’obtenir d’autres armes, châssis et moteurs qui vous permettront de booster votre coucou… et votre score. Vous devrez faire face à 8 types d’ennemis terrestres et marins : de petits et des grands avions, des bateaux de guerre, de gros navires, des sous-marins et même un dirigeable titanesque ! Autant dire que vous allez avoir du pain sur la planche… pour survivre !

Pour la petite histoire, le studio de développement hollandais à l’origine de ce jeu a été fondé en 2010 par Rami Ismail et Jan Willem Nijman. Le titre est issu d’une de leur réalisation précédente: Luftrauser. Le « s » ajouté ne l’a pas été innocemment puisque la customisation de votre engin et l’apparition d’ennemis supplémentaires font partie des grosses nouveautés de cette « suite ». Anecdote : le jeu aurait dû sortir au second trimestre de 2013 mais un autre shoot’em up quasi identique, SkyFar, était lancé dans les bacs pile au même moment… et un malheur n’arrivant jamais seul : les codes de Luftrausers ont été volés lors de l’E3 qui a suivi ! Heureusement, un backup avait été fait au préalable et le bébé de Vlambeer nous arrive enfin…

Y a-t-il un pilote dans l’avion?

Un gameplay diablement nerveux et addictif

Place au gameplay à présent avec un jeu qui se présente sous la forme d’un shoot’em up survitaminé. D’emblée, les commandes de Luftrausers sont assez simples : le pavé directionnel pour avancer, pivoter à gauche ou à droite et une touche pour tirer (X par défaut sur PC). Lorsque vous êtes blessé, de la fumée sortira par l’arrière de votre zinc, mais votre santé se régénérera si vous ne tirez plus, il faut donc savoir s’enfuir au bon moment. On peut également plonger dans l’eau ou se cacher dans les nuages mais cela endommagera alors votre moteur. De plus, votre avion réagit à la gravité terrestre : il tombera si vous lâchez les gaz, et vous aurez plus de difficulté à prendre de l’altitude qu’à en perdre. Satané Newton !

Pour vous aider, vous pouvez modifier 3 parties de l’avion pour un total de 125 possibilités. Pour info : chacune possède un nom et est affiché au lancement de la partie. Vous aurez donc ainsi à customiser les armes (gros canon, mitrailleuse, …), les châssis (certains vous offrant une meilleure protection mais une vitesse moindre) et enfin les moteurs (vitesse augmentée mais plus lent pour tourner, possibilité de ne pas prendre de dégâts dans l’eau, …). Obtenir chaque pièce demande d’accomplir des objectifs qui lui sont propres (100 missions au total), et vous devrez impérativement obtenir la pièce demandée pour passer à la suivante, la dernière mission (et donc l’obtention de l’ultime pièce) devant obligatoirement se terminer en SFMT. SMFT, vous demandez vous ? Ce sont les initiales de SIMD-oriented Fast Mersenne Twister, un mode qui s’ouvre après avoir détruit votre premier dirigeable et qui s’avère être « totalement extrême » ! Les ennemis sont plus robustes, plus forts et tirent beaucoup plus vite. Croyez-moi, vous ne resterez pas longtemps en vie.

La customisation fait partie intégrante du gameplay

Mais Luftrausers est surtout un jeu de scoring, et pour obtenir le plus de points possibles, le mieux est de maintenir… son combo (jusqu’à 20 maximum) ! Bien évidemment plus l’ennemi est puissant, plus les points qu’il rapporte à sa destruction sont importants. A noter enfin qu’il y a 10 grades (ou rang) disponibles pour votre avion. Pour augmenter d’un rang, il faut obtenir assez de points en détruisant les menaces. Le but ? Récupérer de nouvelles armes et de nouvelles couleurs si le sépia vous ennuie. Enfin, pour rajouter un peu plus de « style » à vos joutes aérienne, des vidéos de quelques secondes apparaissent après certaines prouesses effectuées pour la première fois (comme par exemple : la destruction du sous-marin). Dommage néanmoins qu’il n’y ait aucun scénario et que si vous ne vous mettez pas en tête d’accomplir tous les objectifs et de récupérer toutes les customisations, le soft risque de vite vous montrer ses limites.

Papy Pixel fait de la résistance

De nombreux filtres graphiques font office de bonus

Les graphismes très old-school de Luftrausers font directement penser aux anciennes consoles de jeux et aux bornes d’arcade. Chaque série de couleurs disponible dans les options se compose de quelques coloris. L’écran est volontairement en 4:3. L’eau reflète tout, que ce soit la fumée, les tirs ou les avions. Des vagues sont mêmes visibles si un zinc survole la surface. Bref, on sent le souci du détail et le tout passe très bien visuellement, d’autant qu’il n’y a aucun ralentissement.

La musique, quant à elle, a été créée par le finlandais Julio Kallio, alias Kozilek. Il a d’ailleurs réalisé la bande-son de la plupart des titres de Vlambeer comme Nuclear Throne ou Gun Godz, utilisant à chaque fois un style électro-rétro. Idem pour Luftrausers. On ne change pas une équipe qui gagne comme on dit. Pour les bruitages, c’est rétro aussi, avec des piou-piou nostalgiques…

Les Chevaliers du Ciel n’ont qu’à bien se tenir

Luftrausers est donc un jeu très sympathique. Son côté rétro peut repousser au premier abord, mais son gameplay diabolique et intense va vous pousser à survivre le plus longtemps possible même s’il faut recommencer plusieurs parties avant de réussir cette &%*@# de mission qui vous bloque depuis un moment. En général, c’est bon signe!

La bande-annonce

Réalisation: 15/20

Old-school en tout point, il n’y a rien à dire sur la réalisation, si ce n’est peut-être le manque de diversité dans le décor et les ennemis. Les reflets et les vagues au niveau de l’eau sont vraiment sublimes et l’animation exemplaire.

Gameplay/Scénario: 13/20

Il n’y a pas à proprement parlé de scénario simplement parce que Luftrausers se base principalement sur son gameplay, très complet. Il faut juste s’armer de patience pour accomplir les meilleures prouesses mais la customisation de votre avion et le défi constant d’obtention des pièces d’équipement est vraiment addictif.

Bande-Son: 14/20

De l’électro-rétro qui colle parfaitement au style graphique du soft, mélangé avec des bruitages dignes des premiers jeux d’arcade, et vous obtenez la bande sonore de Luftrausers. Du régal pour les nostalgiques. Inaudible pour d’autres.

Durée de vie: 12/20

Un seul décor, 8 types d’ennemis et peu de modes de jeux. Ce n’est pas suffisant pour obtenir une durée de vie assez élevée pour simplement voir la fin du soft. Seul remplir tous les objectifs vous prendra réellement du temps. Il faudra donc se rattraper sur le scoring pour voir tout l’intérêt de ce titre. Pour ma part, un mode 2 joueurs n’aurait pas été de refus.

Note Globale N-Gamz.com: 14/20

Malgré ses graphismes simplissimes basés sur une seule scène, Luftrausers ne laisse pas indifférent. Son gameplay simple et très addictif le rend efficace. Si vous aimez essayer de faire les meilleurs scores possibles et que les shoot’em up vous intéressent, le titre de Vlambeer est fait pour vous, mais vous risquez d’avoir des crampes aux doigts ! Pour les autres, voyez plus le soft comme un bon défouloir. 



About the Author

Devilhawk

Utilisateur de jeux vidéos depuis tout petit (j’ai commencé avec Bubble Bobble et Prince of Persia), je possède actuellement PS3, PSVita et bientôt PS4. Je suis fan de la série Kingdom Hearts, des jeux destructeurs (comme Red Faction et les Lego (si, si!)) et des jeux en coopération. Question cinéma, je me tourne plus vers les films d’horreurs (sauf les slashers) ainsi que les séries à suspens (tel Lost). Je suis également admirateur d’Hayley Williams et de son groupe (Paramore). Sinon je peux être disponible pour des parties multijoueurs aussi bien en coopération qu’en compétition (du moment que ce soit par équipe, j’aime pas le solo).