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Née de la fusion entre un programme de synthèse vocale dénommé Vocaloid et du désir de Sega de s’installer durablement dans le domaine des jeux de rythme, la saga Project Diva nous arrive enfin en Europe avec un épisode sobrement sous-titré « F ». Transposition du titre Vita éponyme, Hatsune Miku : Project Diva F bénéficie d’une aura incroyable auprès des fans de cosplay et des gamers adeptes d’expériences vidéoludiques originales. Le papa de Sonic a certainement ressenti cet engouement et décidé de faire déferler le phénomène Miku sur le Vieux Continent. Fausse bonne idée ? Loin de là tant le soft mérite le détour!

Et tu chantes, chantes, chantes… 

Un rythm game d'anthologie!

L’histoire d’Hastune Miku en tant qu’idol virtuelle est assez incroyable. Au départ, c’est Yamaha qui crée un programme mélangeant synthèse vocale et musique : Vocaloid. Par la suite, la société Crypton Futur Media décide de lancer sur le marché une idol virtuelle de 16 ans, Miku, afin de devenir l’égérie de la seconde version du synthétiseur. Succès immédiat pour la belle qui se  retrouve vite propulsée sur la toile au travers de chansons créées par les internautes. En 2009, Sega, sentant le bon filon, décide d’offrir à la demoiselle un jeu de rythme à la hauteur de ses ambitions, et transportable partout grâce à la PSP. Ca y est, le premier Project Diva est né, et Miku devient accessoirement la reine incontestée des conventions cosplay.

Nous sommes aujourd’hui en 2013, et malgré tout le buzz créé autour de Miku et ses comparses telles que Luka Megurine ou Rin Kagame, l’Europe n’a toujours pas eu droit à des versions officielles des nombreux jeux de la franchise sur son territoire. Heureusement, l’engouement des fans est tel que les responsables européens de Sega ont décidé de tenter l’expérience d’une sortie sur le Vieux Continent, en dématérialisé only. C’est donc le dernier jeu en date de la saga, le bien nommé Project Diva F, qui nous arrive afin de nous prouver que les jeux de rythme sont loin d’être morts !

Safe, Good, Cool : vos nouveaux amis ! 

Un gameplay demandeur et un côté gestion de diva totalement addictif

Hatsune Miku : Project Diva F se présente donc sous la forme d’un jeu de rythme dans lequel vous allez devoir appuyer en… rythme (vous vous attendiez à quoi?) sur une série de touches qui apparaissent à l’écran, en accord avec le tempo de la musique et de la voix d’une belle Vocaloid. Bon d’accord, il y a des chanteurs également, but I’m a man after all, I’m not perfect. Mais replaçons le concept : pour tous les adeptes du genre, le soft de référence, celui qui a créé le genre, est sans conteste Parappa The Rapper sur PlayStation première du nom. Une ligne horizontale faisait défiler les formes des boutons de la manette sous un clip musical, et il suffisait d’appuyer au bon moment pour valider la note. L’enfance de l’art. Par la suite, DDR, Samba de Amigo et consorts ont repris le concept en l’améliorant, mais force est de constater que Project Diva fait très fort dans son genre. Explications : cette fois, les symboles des touches n’apparaissent pas sur un rail défini mais directement en incrustation sur le clip musical, en restant fixe à n’importe quel endroit, et les notes à valider volent littéralement vers lesdits symboles en partant d’un bord aléatoire de l’écran. Dès que la note touche le symbole fixe, à vous d’appuyer sur le bouton indiqué pour obtenir un safe, un good ou un cool synonymes de pourcentage de réussite de la musique. Le but : remplir cette jauge de pourcentage pour atteindre au moins son premier palier. Dans le cas contraire, c’est game over et vous êtes bon pour recommencer la chanson.

Assez déstabilisant au départ, ce système se révèle au final extrêmement demandeur en termes de concentration, les développeurs ayant eu la bonne idée d’ajouter des combinaisons « direction+touche », des zones techniques ou les notes sont remplacées par une direction sur le stick analogique, mais également des passages « bonus » où chaque note validée remplit une jauge-étoile qui, si elle est complète avant la fin du temps imparti, vous ouvre la voie vers une séquence supplémentaire du morceau musical. Un régal d’autant qu’il est possible, si vous trouver que la synchro est mal appliquée à votre écran ou votre façon de jouer, de créer un temps de latence entre la touche indiquée et votre réactivité. Un souci du détail assez incroyable à ce niveau. Petit bémol, certains clips sont tellement novateurs en terme de mise en scène allant à 200 à l’heure, qu’ils parasitent parfois la lisibilité des notes…mais il vous suffira juste d’apprendre par cœur le titre pour vous auto-proclamer enfin « Dieu ou Déesse des Vocaloids » !.

On se prend très vite au jeu, croyez-moi!

Mais Hastune Miku, Project Diva F, ce n’est pas qu’un rythm’game, c’est aussi un dating sim soft et une simulation de… Diva. Autrement dit, à chaque morceau réussi, en plus de débloquer de nouvelles musiques, vous récolterez des Diva Points qui vous permettront d’acquérir de nombreux objets de personnalisation de votre chanteur/chanteuse (oreilles de chats, tenues sexy, lunettes, …) histoire qu’il soit toujours au top dans les clips, mais également du mobilier pour décorer sa chambre virtuelle. Et oui, chaque protagoniste dispose d’un espace privatif que vous pourrez customiser à souhait, à base de lit gothique, de jeux de lumières, de lampe de chevet et j’en passe. De quoi s’attacher un maximum à ces êtres virtuels. Et pour enfoncer le clou, vous aurez la possibilité d’offrir des présents à vos protégé(e)s et de les « caresser » (non… ce n’est pas sale) au niveau du visage pour les féliciter. Tout cela concourt à faire grimper une jauge d’affection qui vous donnera accès, au fil des niveaux atteints, à des récompenses ou des mini-jeux. Au départ, ce n’était pas mon trip, mais on se prend très vite au jeu, croyez-moi.

Loin de faire sa Diva 

Graphiquement, les clips sont tout bonnement sublimes. Beaux et rythmés en diable, avec des chorégraphies hallucinantes et des effets de lumière incroyables, ils jouent pour beaucoup dans l’addiction que le jeu va provoquer chez les joueurs. Vouloir en voir toujours plus, se délecter des déhanchements de nos divas toutes aussi kawaii les unes que les autres, et apprécier des menus clairs et ergonomiques, voilà l’état d’esprit qui va vous animer lors de vos longues sessions de jeux. Un culte de la perfection, de la note saisie à l’instant juste, du high-score à battre, le tout en admirant des vidéos de toute beauté, jusqu’à en oublier les touches tant elles seront incrustées dans votre subconscient… il faut le vivre pour le croire.

Les clips sont surpuissants et jouissent d'une mise en scène hallucinante

Bien entendu, un bon rythm game ne serait rien sans une bande-son qui déménage, et celle de Project Diva F remplit parfaitement son rôle. Elle est hétéroclite, passant allègrement de la balade au clip techno, en passant par du rock incandescent, de la musique gothique qui vous rappellera les meilleurs moments de Castlevania, et du boys ou girls band comme à la bonne époque. Rien n’est à jeter, que du contraire. C’est sûr, il faut se faire à l’aspect un peu froid et robotisé des voix en synthèse vocale, mais une fois ceci fait, vous pourrez pleinement apprécier le débit constant et affolant de ces demoiselles ou ces messieurs qui déversent les bpm comme vous les larmes de joie à l’idée d’avoir enfin réussi tel ou tel morceau.

Dopé à l’Hatsune ! 

Pour ceux qui ne le sauraient pas, la signification réelle du nom de Miku signifie : « son du futur » et croyez-moi, la saga Project Diva représente clairement le futur des jeux de rythme. Beau en diable, doté de musiques toutes plus incroyables les unes que les autres, d’un gameplay ultra demandeur, jouissif et bénéficiant d’une marge de progression incroyable, le titre de Sega doit absolument faire partie de votre ludothèque pour peu que vous soyez un peu joueur dans l’âme ou amateur de fan service et de belles choses. Loin de l’attrape-nigaud hentai, le jeu est un must dans son domaine et fait entrer de plein pied la série sur notre territoire, pour le meilleur only !

Le vidéo-test

Réalisation: 17/20 

Si les personnages sont encore un peu lisses, la faute à une volonté de coller à un design manga alors que les protagonistes ont déjà été « croqués » à la sauce occidentale plus d’une fois, les clips sont tout bonnement hallucinants de beauté et de mise en scène. A voir et à revoir sans modération !

Gameplay/Scénario: 18/20 

Oui, oubliez le scénario, il n’y en a pas. Vous vous contentez d’enchaîner les titres pour faire le meilleur score possible et débloquer une pléthore d’items ou de nouveaux morceaux. Mais le gameplay est tellement demandeur et jouissif, l’idée de faire venir les notes des quatre côtés de l’écran est si ingénieuse, et tous les à-côtés à faire comme la décoration de la chambre de votre diva, le mode édit et j’en passe, font qu’on ne peut plus lâcher le titre une fois lancé… et ça c’est assez rare pour être signalé !

Bande-Son: 20/20   

Des musiques qui offrent un panel de sensations et de styles incroyable, allant de la techno ou gothique, en passant par la pop ou le rock, le tout sur des digitalisations vocales qui collent parfaitement au rythme effréné des morceaux… Hastune Miku : Project Diva F est un must, tout simplement !

Durée de vie: 20/20  

Croyez-moi, avant d’avoir la note maximale dans chaque chanson, vous aurez connu deux à trois générations de consoles ! Le mode édit gonfle encore la durée de vie, de même que la gestion de ses Divas et les dizaines d’objets à récolter.

Note Globale N-Gamz.com: 19/20 

Hastune Miku : Project Diva F est sans conteste le titre qui représente le mieux cette saga culte au Japon, et qui ne va pas tarder à le devenir en Europe. Une ode au gameplay perfectionniste, aux musiques accrocheuses, et à la réalisation soignée. Que demander de plus ? Une version Vita pour y jouer partout, peut-être.



About the Author

Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy VII, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen comme Ruroni Kenshin, Ga-Rei, Asebi et autres, mais j'apprécie aussi les seinen, Sprite en tête. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!