Review

Saga cultissime ayant fait les beaux jours d’Ubisoft tout en créant une bonne partie, durant l’ère Old Gen, des mécaniques Open World que nous connaissons aujourd’hui, Assassin’s Creed a souffert de son rythme de parution annuel au point de voir ses fans déserter totalement ses terres. Heureusement, l’éditeur français a décidé de laisser souffler sa poule aux oeufs d’or durant deux longues années et de la confier aux bons soin de son équipe de Montréal, responsable de l’excellent Black Flag. Une pause destinée à nous fournir un reboot intégral capable de relancer la franchise pour le futur, en l’adaptant aux standards de l’Action-RPG en monde ouvert… et quoi de mieux qu’un retour aux « origines » de la confrérie des Assassins, en pleine Égypte Antique, pour y parvenir? Découvrez avec nous, durant plus de 40 minutes (il fallait bien ça vu le calibre du soft!), si Bayek le Mejaï et son récit de vengeance parviennent à nous marquer autant que le meilleur opus de la licence à ce jour: Brotherhood!

Le Vidéo-Test par Neoanderson

Réalisation: 18/20

L’Anvil Angine, qui avait fait ses premiers pas souffreteux sur le bancal Assassin’s Creed Unity, s’est depuis lors largement affranchi de son carcan et nous propose avec Origins un Open World aussi sublime à contempler que passionnant à parcourir. Entre les effets de lumière somptueux du cycle jour/nuit, les reflets sur le Nil les soirs de pleine lune, les volutes de sable annonçant la tempête imminente ou le souci du détail apporté aux reconstitutions historiques, on ne sait plus où donner de la tête tant l’immersion est au rendez-vous. Ajoutez à cela des personnages principaux brillamment modélisés et animés ainsi qu’une distance d’affichage impressionnante, et vous comprendrez que les petits gars d’Ubisoft Montréal n’ont pas chômé en deux ans! Malheureusement, tout n’est pas parfait et on dénote encore des bugs de collision, du clipping de textures, des NPC moins bien lotis que d’autres et un framerate qui a parfois du mal à tenir le 30fps, mais honnêtement cela ne gâche en rien la contemplation graphique qui vous étreindra très souvent ingame.

Gameplay/Scénario: 18/20

L’histoire remonte aux origines de la Confrérie des Assassins et remet enfin un pied convaincant dans le monde réel par le biais de la jolie Layla, tout en nous offrant une histoire riche et un héros masculin, Bayek, bien moins manichéen que de coutume et terriblement plus violent. Niveau gameplay, le jeu lorgne à présent totalement du côté des Action-RPG avec système de loot d’équipement, combat plus nerveux (exit le côté Batman Arkham ultra scripté), multitude de possibilité d’infiltration, quêtes annexes intéressantes, arbres de compétences bien fournis et liberté d’action plutôt conséquente grâce à un mode Parkour autrement plus permissif et jouissif. Une franche évolution pour une licence qui en avait bien besoin.

Bande-Son: 18,5/20

Les musiques mélangeant sonorités égyptiennes antiques et nappes mélodiques anxiogènes un peu électroniques sont un régal pour les oreilles, instaurant autant de moments de contemplation auditive que de tensions palpables lors des phases d’infiltration. De leur côté, les bruitages environnementaux sont nombreux et réalistes, tandis que le doublage français s’avère d’une qualité redoutable, comme toujours pour la saga. Seul bémol: il faut télécharger ce dernier online!

Durée de vie: 19/20

Comptez une bonne quarantaine d’heures pour boucler l’aventure en furetant comme il se doit, et bien plus si vous vous mettez en tête de terminer toutes les quêtes annexes entièrement scénarisées proposées par les développeurs, d’anéantir tous les camps ennemis, de crafter vos protections au maximum et on en passe. Assurément, l’Open World proposé par Assassin’s Creed Origins est très vaste mais aussi… très riche!

Note Globale N-Gamz.com: 18,5/20

Qu’on se le dise, Assassin’s Creed: Origins n’est pas une réinvention complète de la saga comme a pu l’être Breath of the Wild pour The Legend of Zelda. Il n’empêche qu’à défaut de véritable « révolution », cet opus est une excellente « évolution » qui fait entrer la licence dans le domaine très prisé des Action-RPG actuels, nous offrant un Open World vaste et détaillé, un héros charismatique et plus sombre que de coutume, de nombreuses possibilités de gameplay et d’équipement ainsi qu’une aventure riche et longue aux origines de toute la Confrérie des Assassins et de son combat contre les Templiers, le tout dans des environnements visuellement très réussis. Bien sûr, les bugs mineurs sont légion, le framerate a tendance à souffrir un peu et la caméra a parfois du mal à suivre l’action, surtout en combat, mais ces écueils sont loin de ternir le plaisir de jeu et le sentiment de liberté ressenti durant la bonne quarantaine d’heures nécessaires pour boucler ce soft qui, on l’espère, bénéficiera d’une suite aussi jouissive! La saga Assassin’s Creed est repartie sur de bonnes bases et on a hâte de voir la suite!



About the Author

Neoanderson

Hardcore gamer dans l’âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy VII, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen comme Ruroni Kenshin, Ga-Rei, Asebi et autres, mais j’apprécie aussi les seinen, Sprite en tête. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N’hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!