Asha Sharma, CEO de Xbox, a officialisé un changement de nom qui fait déjà couler beaucoup d’encre. Suite à un sondage lancé sur X (anciennement Twitter) quelques jours plus tôt, où elle demandait aux fans de choisir entre « Xbox » et « XBOX » en majuscules, la dirigeante a tranché : la marque passe officiellement en XBOX. Le compte officiel a été renommé, le logo a été ajusté en conséquence et le dashboard des consoles Series X|S a reçu une mise à jour affichant ce nouveau nom en lettres capitales. L’information, confirmée par Windows Central, The Verge, Polygon et Pure Xbox, s’inscrit dans la stratégie « We Are Xbox » initiée en avril 2026.
Ce sondage, qui a recueilli près de 20 000 votes selon Windows Central (dont des milliers de bots à tous les coups), a été présenté par Asha Sharma comme un geste démocratique destiné à « redonner la parole aux joueurs ». Pourtant, ce changement de stylisation du nom n’est que la dernière d’une série de mesures purement esthétiques. On se souvient du nouveau logo vert fluorescent dévoilé en avril, du fond d’écran dynamique promis par Sharma elle-même, et du rafraîchissement de l’écran de lancement annoncé il y a quelques jours. Autant d’opérations cosmétiques qui visent à « redonner de la fierté » à la marque, comme l’a répété la dirigeante sur les réseaux sociaux.
Le problème, c’est que ces initiatives d’Asha Sharma apparaissent comme des coups de peinture sur une façade fissurée. Pendant que PlayStation enchaîne les exclusivités narratives de haut vol et que Nintendo continue de séduire avec des titres familiaux et innovants, Xbox mise sur du relooking. Les gamers ne demandent pas un logo en majuscules ou un écran de démarrage plus flashy : ils réclament des jeux, des exclusivités console solides et une stratégie cohérente. Or, depuis des années, la marque accumule les portages rapides, les promesses non tenues sur le Game Pass et les rumeurs persistantes d’une éventuelle Helix S, une version allégée de la future console premium. Ce rebranding en XBOX sonne donc comme une nouvelle tentative de reconquérir le cœur des fans par des artifices visuels plutôt que par du contenu concret. R-I-D-I-C-U-L-E !
Les observateurs les plus critiques, sur NeoGAF, ResetEra et dans les colonnes de The Verge, pointent du doigt l’absurdité de la situation. Changer la typographie du nom ne résout ni la stagnation du Game Pass, ni l’absence de blockbusters first-party, ni la dilution de l’identité console. C’est une fois de plus de la « poudre aux yeux », comme le soulignent plusieurs analystes. Alors que Sony et Nintendo misent sur des expériences fortes et une identité claire, Xbox semble obsédée par son apparence extérieure. Le sondage lui-même, bien qu’anecdotique, illustre cette tendance : plutôt que de consulter les joueurs sur des sujets de fond (exclusivités, prix, Game Pass), on leur demande leur avis sur typographie d’un logo.
Ce dernier épisode renforce l’impression d’une marque en quête d’identité, qui tente de masquer ses faiblesses structurelles par des opérations de communication. Les fans, déjà échaudés par plus d’une décennie de promesses non tenues, réagissent avec une lassitude palpable sur les réseaux. Un logo en majuscules ou un écran de lancement revisité ne remplacera jamais un vrai jeu qui marque les esprits. Tant que Xbox continuera à privilégier le cosmétique au contenu, le risque est grand que ce rebranding reste une coquille vide. Les gamers ne veulent pas d’un XBOX qui brille : ils veulent un Xbox qui joue.

















