Review

Lancé le 16 avril dernier sur PC et Switch 2, Opus: Prism Peak n’est autre que le nouveau jeu d’aventure narrative développé par le studio taïwanais SIGONO et édité par Shueisha Games pour un tarif d’environ 25€. Suite spirituelle d’Opus: Echo of Starsong, ce titre intimiste invite le joueur à explorer les Dusklands, un monde onirique et mélancolique, à travers les yeux d’un photographe désillusionné. Le soft entend nous offrir une expérience contemplative et visuellement éblouissante dont le récit devrait nous marquer au fer rouge. Y parvient-il ? La réponse dans mon test complet effectué sur Steam Deck, la machine portable de Valve !

Un récit poignant

Dans Opus: Prism Peak, vous incarnez Eugene, ancien photojournaliste reconverti en gérant de café, qui se retrouve mystérieusement projeté dans les Dusklands, un royaume crépusculaire où le temps et la réalité semblent se distordre. Accompagné de Ren, une jeune fille amnésique à l’énergie contagieuse, il va parcourir ce monde étrange en prenant des photos qui révèlent peu à peu les souvenirs enfouis et les secrets de ce lieu hors du temps.

Le récit, d’une grande sensibilité, explore avec finesse les thèmes du deuil, de la nostalgie, de l’amitié et de la quête de sens dans une vie marquée par les regrets et les occasions manquées. L’écriture, touchante sans jamais verser dans le pathos, s’appuie sur des personnages attachants et une atmosphère à la fois poétique et mélancolique qui reste longtemps en mémoire.

Dites « Ouistiti »

Le gameplay de Opus: Prism Peak tourne autour de la photographie, utilisée ici comme véritable outil narratif et mécanique. Armé de son appareil Prisma, Eugene capture des paysages, des personnages et des détails du monde qui débloquent des indices, complètent son carnet de notes et font progresser l’histoire. Ces clichés ne sont pas de simples collectibles : ils servent à résoudre des énigmes environnementales, à décrypter des symboles ou à reconstituer des souvenirs fragmentés. L’exploration est libre mais guidée par une progression douce, invitant à prendre le temps d’observer et de réfléchir plutôt qu’à foncer tête baissée.

Cosy et bien pensé

Le rythme contemplatif est parfaitement adapté au Steam Deck : on peut poser la console à tout moment sans frustration. Quelques séquences de poursuite contre des ombres menaçantes apportent une touche d’action légère et bienvenue, tandis que les interactions avec les habitants des Dusklands enrichissent l’expérience. La rejouabilité est assurée par plusieurs fins et de nombreux secrets à dénicher. A noter qu’il vous faudra un peu moins de dix heures pour voir une première fois le bout de l’aventure, ce qui est plus que correct au vu du prix pratiqué.

Sur la machine portable de Valve, les contrôles se montrent intuitifs, avec une très bonne prise en charge des sticks et de l’écran tactile pour ajuster rapidement l’appareil photo.

Ne sortez pas du cadre !

Sur Steam Deck OLED, Opus: Prism Peak affiche une direction artistique 3D anime d’une beauté saisissante, avec des couleurs vibrantes, des éclairages dynamiques et des décors qui rappellent l’esthétique de Makoto Shinkai ou du Studio Ghibli. Les performances sont très bonnes dans le mode par défaut, à savoir graphismes en Medium et framerate à 30 fps verrouillé, avec des textures nettes et une absence quasi totale de ralentissements. Néanmoins, dès que vous sortez de ces presets, c’est une autre histoire avec des chutes de framerate qui font tâche pour peu que l’on veuille expérimenter le mode High Graphics.

De son côté, la bande-son orchestrale, signée par des compositeurs talentueux dont Kevin Penkin, est tout simplement sublime : elle alterne entre morceaux émouvants, ambiances feutrées et thèmes plus dynamiques qui subliment chaque moment du voyage. L’ensemble crée une immersion sensorielle rare, renforcée par des bruitages détaillés.

Opus Prism Peak : Trailer

Note N-Gamz : 18/20

Opus: Prism Peak sur Steam Deck est une petite merveille narrative qui prouve une fois encore que les jeux d’aventure intimistes ont toute leur place sur la machine de Valve. Porté par une histoire touchante, une direction artistique époustouflante et une intégration magistrale de la photographie au gameplay, le titre offre une expérience contemplative et émotionnellement riche. Si certains passages un peu lents, une linéarité assumée et des chutes de framerate un peu abusives si l’on pousse le soft en High peuvent freiner, l’ensemble reste d’une grande qualité grâce à son récit bouleversant qui devrait longtemps vous rester en tête, le tout pour un prix vraiment mini. Une vraie perle cozy et profonde qui mérite d’être découverte en mode portable !



About the Author

Neoanderson (Chapitre Sébastien)
Hardcore gamer dans l'âme, la quarantaine depuis peu, je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news et le vidéo-testeur de ce site (foncez sur la chaîne YouTube d'ailleurs). Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je voue un culte aux shonens/seinens tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite ou encore Asebi. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch, Inception et Tenet. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!