Review
Sorti le 23 janvier dernier sur consoles après un lancement PC antérieur, Ebola Village n’est autre qu’un survival horror en vue subjective développé par le studio indépendant russe Indie Games Studio et édité par Axyos Games. Quatrième volet de la licence de jeux Ebola (après les bien nommés Ebola 1, 2 et 3), cet opus « Village » est Disponible sur PC (via Steam), PlayStation 4 et 5, Xbox One et Series X|S, ainsi que sur Nintendo Switch 1 & 2. Le titre voudrait se positionner comme un hommage assumé aux classiques des années 90 comme Resident Evil mais, vu son nom, comme un soft bigrement inspiré de RE… Village justement ! Son prix de lancement de 20 € aurait pu en faire une proposition accessible pour les amateurs du genre, mais vous allez voir que l’hommage vire totalement au plagiat dans mon test complet sur Xbox Series X !
Le scénario de ce Ebola Village suit Maria, une femme ordinaire dont la soirée télévisée est brutalement interrompue par une alerte sur une menace biologique. Inquiète pour sa mère et son ex-mari Ruslan, elle se rend dans un village reculé d’ex-URSS. Sur place, elle découvre une épidémie d’Ebola qui transforme les habitants en créatures sanguinaires et démentes.
Le récit tente de mêler drame familial, mystère conspirationniste et horreur viscérale, mais reste superficiel, avec des dialogues maladroits et une progression linéaire qui manque de surprises. Les éléments de lore disséminés dans les notes et environnements peinent à compenser un ensemble qui se contente de recycler des ficelles usées jusqu’à la moelle sans jamais les transcender.
Le gameplay s’inspire, de son côté, lourdement des mécaniques classiques de la saga Resident Evil, avec une exploration du village, des puzzles basiques et une gestion d’inventaire limitée qui oblige à de fréquents allers-retours vers des coffres de stockage. Les combats contre des zombies et des ennemis mutés reposent sur un système de tir et de corps-à-corps rudimentaire, où la rareté des munitions force à économiser, mais le feeling général reste raide et imprécis. L’absence de réelle innovation – que ce soit dans les énigmes ou les affrontements – rend l’expérience rapidement répétitive, avec une IA ennemie souvent prévisible et des séquences qui manquent de tension véritable.
Cette approche rétro, déjà usée, souffre en outre d’un manque flagrant d’équilibre : les boss peinent à impressionner, et les phases d’exploration se transforment vite en corvées d’allers-retours. Sur Xbox Series X, les contrôles répondent correctement, mais le jeu ne profite guère des capacités de la machine, avec des animations rigides et un level design qui manque de verticalité ou de variété. L’ensemble donne l’impression d’un projet ambitieux mais bâclé, où les bonnes intentions se heurtent à une exécution technique médiocre.
Techniquement d’ailleurs, Ebola Village affiche une réalisation brute et low-cost, avec des environnements qui tentent de recréer une ambiance soviétique glauque, mais qui souffrent de modèles approximatifs, d’assets recyclés et d’animations saccadées. Sur Xbox Series X, le framerate reste stable, mais l’absence d’optimisation notable rend l’expérience datée. La bande-son, composée d’effets sonores corrects et d’une musique d’ambiance oppressante, constitue l’un des rares points positifs, même si elle ne parvient pas à masquer les faiblesses globales du titre.
Ebola Village : Trailer
Note N-Gamz : 8/20
Ebola Village se veut un hommage nostalgique aux survival horrors des années 90, mais son plagiat éhonté de la saga Resident Evil – des mécaniques d’inventaire aux ennemis en passant par le village isolé et les puzzles – le condamne à n’être qu’une pâle copie sans âme. Sur Xbox Series X, l’expérience tourne correctement sans briller, portée par une ambiance sonore correcte, mais plombée par des contrôles raides, une IA faible et une production visuelle médiocre. C’est un titre qui peut amuser les fans hardcore du genre en quête de sensations rétro bon marché, mais qui déçoit par son manque d’originalité et ses lacunes techniques flagrantes. Un potentiel gâché par une exécution paresseuse.

















