Review

Dans le courant des jeux d’horreur d’observation qui ont popularisé le genre « anomaly hunting » ces dernières années, Night Shift at the Museum entend bien s’imposer comme une proposition qui sort du lot. Développé et édité par le studio indépendant turc Infinity Pixel Games, ce titre horrifique est sorti le 3 décembre 2025 sur Steam au prix de 12,99 €. Nous l’avons testé pendant de nombreuses heures sur notre Steam Deck LCD (modèle classique non-OLED), alternant nos sessions nomades dans l’obscurité d’un musée qui ne dort jamais. Ce soft d’observation et de survie psychologique, inspiré des classiques comme Fears to Fathom et des films d’horreur de gardiens de nuit, parvient-il à générer une vraie angoisse en mode portable ? Plongez avec nous dans les couloirs silencieux d’un musée qui bascule progressivement dans l’irréel pour le savoir.

Dans Night Shift at the Museum, vous incarnez un agent de sécurité débutant chargé de la garde de nuit dans un grand musée d’histoire locale. Au début, la routine semble banale : surveiller les caméras, effectuer des rondes, réparer les systèmes défaillants et respecter un quota de rapports. Mais très vite, des anomalies subtiles apparaissent – objets déplacés, ombres qui bougent seules, reflets anormaux, bruits inexplicables – et la réalité commence à se fissurer.

Sans grand lore exposé, le récit se dévoile progressivement à travers des notes, des enregistrements et les événements paranormaux eux-mêmes, créant un sentiment d’isolement et de paranoïa grandissante. L’ambiance, lourde et oppressante, rappelle les meilleurs moments des films de nuit de garde tout en instillant un malaise psychologique persistant.

Le cœur du jeu repose sur une boucle d’observation intense : vous passez la majorité de votre temps devant un mur de caméras de surveillance, à repérer les anomalies les plus discrètes tout en gérant les pannes techniques du bâtiment. Chaque heure apporte son lot de nouvelles menaces et de complexité croissante, forçant à jongler entre surveillance, rondes physiques dans le musée et réparations urgentes. Les phases de patrouille à la première personne deviennent rapidement anxiogènes, surtout lorsque les lumières vacillent ou que des bruits se rapprochent.

Le titre propose ainsi deux modes principaux (Observation et Patrouille) avec des niveaux de difficulté ajustables. La progression sur une nuit de 7 heures in-game crée une montée en tension permanente, culminant dans des événements paranormaux de plus en plus invasifs. Si le gameplay peut s’avérer répétitif à la longue, la précision exigée dans la détection des anomalies (même si on aurait aimé en avoir plus) et la gestion du stress maintiennent une forte implication. Sur Steam Deck, les contrôles à la manette sont corrects après configuration, même si le trackpad facilite grandement la navigation précise des caméras.

Le jeu tourne de manière globalement correcte en réglages moyens (environ 35-50 FPS à 800p) sur la portable de Valve, avec des temps de chargement raisonnables. Les environnements sombres et détaillés profitent d’un éclairage dynamique efficace, même si l’écran LCD peine parfois à restituer les contrastes profonds nécessaires à l’horreur.

La bande-son constitue de son côté l’un des points forts : bruitages hyper-réalistes (craquements, murmures lointains, interférences radio), silences oppressants et montées sonores soudaines qui font grimper l’adrénaline. L’absence de musique intrusive renforce d’ailleurs le sentiment d’isolement.

Night Shift at the Museum : Trailer

Note N-Gamz : 15/20

Night Shift at the Museum sur Steam Deck LCD s’impose comme une expérience d’horreur et d’observation solide et immersive, portée par une atmosphère oppressante, un sound design remarquable et une boucle de gameplay tendue qui sait faire monter la pression. Si ses mécaniques répétitives, quelques bugs, pas assez d’anomalies et des performances perfectibles sur la portable de Valve viennent tempérer l’enthousiasme, l’ensemble reste une proposition de qualité pour les amateurs de tension psychologique et de simulation anxiogène en mode nomade. Infinity Pixel Games signe ici un premier titre prometteur qui prouve que l’horreur n’a pas besoin d’action frénétique pour marquer les esprits. Pour une garde de nuit stressante et immersive, ce musée mérite largement qu’on y passe la nuit. Une belle surprise indie dans le genre.



About the Author

Selyna (Céline Franceus)
Amoureuse des mangas et des jeux vidéo cosy ou d'action (Stellar Blade, je t'adore), je suis fan de films de Noël, de fantasy et de comédies romantiques ainsi que de l'époque Victorienne. Mon cher Neoanderson m'initie à la SF et aux films d'horreur tout en me faisant découvrir de nouveaux genres vidéoludiques tels que les Action-RPG façon Cyberpunk 2077 ou The Witcher et l'aventure ou encore la plateforme, de Zelda à Mario en passant par Princess Peach car j'aime énormément l'univers Nintendo. Qui sait, peut-être qu'un jour je vouerai un culte aux Survival Horror et aux J-RPG comme Mister Anderson ?