Review
Développé par Saber Interactive et édité par Focus Entertainment, John Carpenter’s Toxic Commando a débarqué ce mois-ci en tant que Horde Shooter Coopératif à 4 joueurs sur PlayStation 5, Xbox Series et PC. Directement inspiré de l’univers glauque et synthétique du maître de l’horreur (The Thing, Halloween), ce titre mélange fusillades frénétiques, extraction tendue et mécanique de véhicules off-road dans un monde post-apocalyptique noyé sous une boue toxique. Un soft que j’ai pu tester sur PlayStation 5 Pro en duo avec mon padawan et qui profite du Swarm Engine pour nous livrer des hordes impressionnantes de zombies. Mais transforme-t-il chaque mission en véritable bain de sang jubilatoire ? La réponse dans mon test complet !
Le Maître de l’Horreur à l’oeuvre
Dans un futur proche où un virus mutagène a transformé la majeure partie de l’humanité en zombies gluants, vous incarnez un commando d’élite envoyé nettoyer des zones contaminées. L’intrigue, courte mais efficace (environ 8-10 heures en campagne), suit une équipe de survivants aux personnalités caricaturales et hilarantes, confrontée à des trahisons corporatives et à des secrets gouvernementaux enfouis.
L’ambiance John Carpenter est omniprésente : dialogues grinçants, caméos vocaux et une atmosphère de film d’horreur de série B des années 80 qui donne un charme rétro irrésistible à cette histoire de fin du monde. Une vraie originalité pour le genre.
Des hordes impressionnantes
Le cœur du jeu bat au rythme d’un gunplay ultra-satisfaisant : armes lourdes et précises, recul réaliste et capacités de classe variées (assaut, support, tank, sniper) qui s’enchaînent en combos dévastateurs. Les hordes massives, rendues possibles par le Swarm Engine, submergent l’écran de zombies qui grimpent sur les véhicules, s’accrochent aux pare-chocs ou se font écraser sous les roues. Chaque mission alterne phases à pied intenses et séquences de conduite chaotiques, où il faut gérer le carburant, réparer la camionnette et utiliser le treuil pour se sortir des bourbiers toxiques.
Un monde bien fourni
L’exploration des cartes semi-ouvertes regorge de secrets, de collectibles et d’événements dynamiques qui changent selon les runs. Le système de progression permet de débloquer des upgrades permanents et des skins délirants, tandis que le mode extraction impose une tension permanente : remplir le camion de loot tout en survivant aux vagues et aux rivaux IA. Le multijoueur en ligne brille par sa fluidité et son chaos coopératif, même si le matchmaking peut parfois réserver des surprises déséquilibrées. Sur PS5 Pro, les vibrations haptiques de la DualSense amplifient chaque impact et chaque dérapage pour une immersion totale.
Une technique « presque » parfaite
Sur PS5 Pro, le titre tourne en 4K dynamique à 60 fps stables en mode Performance (avec PSSR 2.0), offrant une fluidité exemplaire même lors des hordes les plus denses – un exploit pour le Swarm Engine. Les textures boueuses, les effets de particules et les destructions physiques impressionnent, bien que quelques chutes de frame rate apparaissent dans les combats les plus massifs.
La bande-son, signée John Carpenter himself, est un pur régal : synthwave rétro oppressante, thèmes iconiques et bruitages gore qui plongent instantanément dans l’ambiance des classiques du réalisateur.
John Carpenter’s Toxic Commando : Trailer
Note N-Gamz : 17/20
John Carpenter’s Toxic Commando sur PS5 Pro est un horde shooter co-op à 4 réellement viscéral doté d’une ambiance rétro-horrifique irrésistible et d’une technique next-gen solide prouvant que le moteur Swarm, allié aux capacités de la dernière machine de Sony, peut envoyer du lourd, du très lourd, en termes de nombres d’ennemis en simultané. Si on regrette quelques baisses de rythme en solo et les performances inégales en horde extrême tempèrent légèrement l’enthousiasme, mais l’expérience en équipe reste un pur plaisir. Voilà donc un gorifique divertissement qui prouve que Saber Interactive maîtrise l’art de ce genre de jeux comme aucun autre studio.
















