Review
Développé par Abylight Barcelona et édité par Abylight Studios, Citadelum est un city-builder stratégique ancré dans l’Antiquité romaine. Sorti initialement sur PC en octobre 2024, le titre a débarqué sur Nintendo Switch 2 le 22 janvier dernier (et est prévu sur PS5 et Xbox Series X/S pour le 5 mars suivant) au prix de 28,99€. Il nous propose une expérience complète incluant toutes les campagnes et contenus additionnels sortis sur ordinateur. Inspiré des classiques du genre comme Caesar ou Pharaoh, mais enrichi d’éléments mythologiques et d’une carte du monde explorable, le jeu vous place aux commandes d’une colonie romaine que vous transformez progressivement en cité florissante. Avec sa série de campagnes historiques (montée de l’Empire avec Auguste, guerres gauloises de César, guerre punique, etc.) qui plongent le joueur dans les grands moments de Rome, ce titre parvient-il à tirer son épingle du jeu et à nous livrer une bonne adaptation du genre sur consoles ? La réponse dans mon test complet sur Switch 2 !
Le scénario de Citadelum s’articule autour de la construction et de l’expansion d’une colonie romaine dans un univers où les dieux du Panthéon interviennent directement. Vous incarnez un gouverneur chargé de faire prospérer votre établissement tout en gérant les aléas de la vie antique : invasions barbares, besoins de la population, relations diplomatiques et, surtout, les caprices des divinités. Ces dernières peuvent vous accorder des bénédictions (meilleures récoltes, renforts militaires) ou vous infliger des punitions si vous négligez leur culte.
Les campagnes suivent un fil historique lâche mais immersif, mêlant faits réels (guerres, conquêtes) et touches mythologiques issues notamment de l’Énéide ou des Métamorphoses. Chaque partie offre des missions, artefacts et événements différents, rendant l’expérience rejouable et narrative sans être linéaire à outrance. L’accent est mis sur l’épopée romaine plutôt que sur un récit ultra-scénarisé, ce qui convient parfaitement au ton gestion/stratégie du jeu.
Le gameplay repose sur trois couches bien intégrées qui donnent au titre sa profondeur. D’abord, la construction de cité classique : vous récoltez et raffinez des ressources (bois, pierre, fer, nourriture via agriculture, élevage, pêche ou viticulture), construisez des logements pour plébéiens et patriciens, améliorez les infrastructures (aqueducs pour l’eau, routes, marchés) et gérez les chaînes de production complexes. L’équilibre entre salubrité, emploi et approvisionnement est crucial pour éviter mécontentement ou famines.
La seconde couche apporte de la variété grâce à l’exploration de la carte du monde : vous établissez des routes commerciales, libérez des villages assiégés, négociez avec d’autres factions et développez votre influence territoriale. Cela rompt la routine du pur city-builder en ajoutant une dimension stratégique et d’aventure. Enfin, le système militaire et divin complète le tout : vous entraînez et déployez des légions pour des batailles tactiques (auto-bataille avec ordres possibles) et interagissez avec les dieux via temples, offrandes et festivals, ce qui influence directement vos ressources ou vos troupes. Le tout forme une boucle satisfaisante où chaque décision a des répercussions visibles à court et long terme.
Sur Nintendo Switch 2, la réalisation technique est particulièrement réussie pour un city-builder de cette envergure. Le jeu tourne en 1080p en mode portable et jusqu’en 4K docké, avec des visuels nets, des animations soignées et un niveau de détail agréable (zoom sur les intérieurs de bâtiments possible). Les contrôles ont été optimisés pour manette tout en tirant pleinement parti du support souris via les Joy-Con 2, ce qui transforme radicalement l’expérience : placer des bâtiments, gérer des menus complexes ou explorer la carte devient beaucoup plus précis et confortable qu’avec un stick seul. Les temps de chargement sont raisonnables et l’interface a été adaptée pour une lisibilité optimale en portable. Quelques petits accrocs (autosave parfois perfectible ou légers ralentissements dans les très grandes cités) existent, mais rien de rédhibitoire.
Côté bande-son, la musique orchestrale évoque parfaitement l’atmosphère romaine antique, avec des thèmes évocateurs pour l’exploration, des rythmes martiales pour les batailles et une ambiance générale immersive. Les effets sonores (construction, foule, combats) sont soignés et renforcent l’immersion sans jamais lasser.
Citadelum : Trailer
Note N-Gamz : 17/20
Citadelum sur Nintendo Switch 2 est une excellente surprise pour les amateurs de city-builders et de stratégie historique. Le titre brille par son équilibre entre gestion classique de cité romaine, expansion territoriale et interactions divines originales, le tout dans un cadre historique bien rendu. Les améliorations techniques et surtout le support souris via Joy-Con 2 font de la version Switch 2 l’une des meilleures façons de jouer à ce genre sur console, rendant la prise en main intuitive et le jeu addictif sur de longues sessions. Malgré quelques petites imperfections techniques et un système de combat un peu simplifié, l’expérience globale reste très satisfaisante, profonde et rejouable. C’est un city-builder moderne qui rend hommage aux classiques tout en apportant sa propre identité, idéal pour qui veut construire son propre empire tout en restant confortablement installé avec votre Switch 2.

















