Si vous doutiez de l’amour des français pour Xbox, et bien sachez que vous aviez entièrement raison puisque les données GfK révèlent une domination sans appel de Sony dans l’Hexagone au sein de la fameuse Consoles War (Guerre des Consoles qui faisait tant de bien au monde du JV dans ses plus grandes heures) ! Ainsi, selon les estimations relayées notamment par Xboxygen et confirmées par les analyses détaillées du forum Install Base, Sony a vendu environ 700.000 PS5 au cours de l’année 2025 sur le territoire français, contre à peine 50.000 Xbox Series X|S ! Un ratio de quatorze pour un qui illustre l’ampleur du fossé séparant les deux constructeurs dans ce pays !
Ce bilan annuel, issu des panels GfK et GSD, dresse un portrait contrasté d’un secteur en légère contraction. Le volume global de consoles écoulées atteint environ 1,62 million d’unités, en recul de 1,9 % par rapport à 2024. Il s’agit du plus faible niveau enregistré depuis 1996. Si les revenus hardware progressent de 13,9 % pour atteindre 795 millions d’euros (grâce notamment au succès de la Nintendo Switch 2), le marché reste freiné par des prix moyens élevés (environ 490 euros l’unité), la saturation des foyers et la concurrence accrue du PC et du gaming mobile.
Avec près de 4 millions de PS5 installées cumulées, Sony conforte sa position de leader incontesté de la Consoles War. La PS4, encore présente à plus de 6,1 millions d’unités, continue d’apporter un soutien notable. Nintendo règne en maître sur le segment portable avec 8,8 millions de Switch et déjà 600 000 Switch 2 vendues en seulement sept mois. À l’inverse, l’écosystème Xbox peine à décoller : environ 850 000 consoles Series X|S au total, très loin derrière les 1,8 million de Xbox One. Ces chiffres traduisent un désamour particulièrement marqué du public français pour la marque verte.
Pourquoi un tel écart de quatorze à un ? Les experts et les communautés pointent unanimement la stratégie multiplateforme agressive de Microsoft. En portant ses exclusivités phares (Forza Horizon, Sea of Thieves, remasters comme Oblivion) sur PS5 et PC, Redmond a considérablement réduit l’intérêt d’investir dans une console Xbox. Comme le résument de nombreux observateurs : « Pourquoi acheter une Series quand les meilleurs jeux Xbox sont disponibles ailleurs ? » Cette approche, destinée à booster le Game Pass et les revenus logiciels, semble avoir cannibalisé les ventes hardware sans compenser les pertes.
Sony, de son côté, maintient une ligne plus traditionnelle avec un catalogue d’exclusivités solides et un écosystème verrouillé, enrichi par des mises à jour régulières de la PS5. La console reste la plus vendue de l’année malgré un léger tassement général du marché. Nintendo tire également son épingle du jeu grâce à la Switch 2, dont le lancement a été honorable même si moins explosif que celui de la génération précédente dans un contexte économique tendu.
Cette tendance n’est pas isolée à la France. Aux États-Unis comme au Royaume-Uni, Xbox enregistre des baisses historiques (jusqu’à -39 % outre-Manche) dans la Consoles War. Mondialement, la PS5 dépasse les 90 millions d’unités installées fin 2025, consolidant son statut de leader. Microsoft pivote clairement vers un modèle centré sur le cloud, le PC et les abonnements, avec des rumeurs persistantes d’un futur hardware plus orienté services et compatible multi-stores.
Ce déséquilibre criant de quatorze à un sur les ventes 2025 symbolise les défis d’une industrie en pleine mutation : fidélité des joueurs, choix stratégiques éditoriaux et adaptation aux usages modernes. La domination écrasante de Sony en France n’est plus une surprise, mais son ampleur interroge durablement sur l’avenir de la console dédiée face à l’ubiquité des jeux multiplateformes.

















