L’ancien site de Mirapolis, friche abandonnée depuis plus de trente-cinq ans dans le Val-d’Oise, pourrait bientôt renaître sous les couleurs de l’un des mangas les plus iconiques de la pop culture mondiale : Dragon Ball. En effet, selon des informations révélées fin juillet 2026 par Politico et confirmées par Le Parisien, l’Élysée mène depuis plusieurs mois des discussions confidentielles avec des investisseurs saoudiens en vue de l’implantation d’un parc à thème dédié à l’univers de Dragon Ball à Courdimanche, près de Cergy.
Au cœur de ces négociations figure Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien PIF (Public Investment Fund). Cette société développe déjà, près de Riyad, le gigantesque complexe Qiddiya City, qui accueillera notamment le tout premier parc d’attractions Dragon Ball au monde. Annoncé en 2024 en partenariat avec Toei Animation, ce site saoudien s’étendra sur plus de 500.000 m², avec sept zones thématiques, une trentaine d’attractions et un Shenron monumental de 70 mètres abritant des montagnes russes. Le projet français serait une version plus modeste, mais tout aussi ambitieuse, de cette exclusive mondiale.
L’investissement évoqué donne le vertige : plusieurs sources parlent d’un montant supérieur au milliard d’euros, voire de plusieurs milliards selon certaines estimations. Le dossier, piloté directement par la présidence de la République, a déjà donné lieu à des réunions de haut niveau réunissant ministères, préfecture d’Île-de-France, Île-de-France Mobilités et gestionnaires énergétiques. Les questions de gouvernance, de maîtrise foncière, d’infrastructures de transport et d’alimentation électrique y sont centralement abordées.
Situé à une trentaine de kilomètres de Paris et à proximité immédiate de la gare RER de Cergy-le-Haut, le site de l’ancien Mirapolis (ouvert en 1987 et fermé dès 1991) offre un potentiel stratégique indéniable. Les habitants et élus locaux voient déjà dans ce projet un possible « Disneyland à côté de chez nous », capable de générer des retombées économiques majeures, de créer des emplois et de dynamiser toute l’agglomération de Cergy-Pontoise. Toutefois, des défis restent considérables : extension éventuelle sur des terres agricoles, questions environnementales liées au parc naturel régional du Vexin, relogement d’occupants actuels du site, et nécessité d’adapter massivement les transports.
Si rien n’est encore officialisé et qu’aucun calendrier précis n’a été communiqué, le fait que les discussions aient atteint un tel niveau de maturité laisse entrevoir une ouverture possible dans les années 2030. Pour les fans français de Son Goku, de Vegeta et de Shenron, l’idée d’un parc immersif aux portes de la capitale a de quoi faire fantasmer. Entre nostalgie du manga diffusé dans les années 1980-1990 et ambition touristique internationale, ce projet pourrait bien marquer un tournant majeur dans le paysage des loisirs en Île-de-France… à condition que les négociations aboutissent et que le rêve prenne réellement forme.

















