Review
Né de l’imagination d’un développeur unique sous la bannière de Headware Games, Hollowbody est un survival-horror tech-noir qui a d’abord vu le jour sur PC en septembre 2024 avant de rejoindre les consoles PlayStation 5 et Xbox Series en juin dernier, au tarif accessible de 15,99 €. Dans cette aventure indépendante d’une durée moyenne de cinq heures, le joueur incarne Mica, une contrebandière du marché noir non homologuée qui s’aventure dans une zone d’exclusion britannique abandonnée depuis des années. Après le crash de son véhicule, elle se retrouve isolée au cœur d’une cité en ruines, déterminée à retrouver sa partenaire disparue. Oscillant entre esthétique rétro inspirée des classiques du genre et univers dystopique futuriste, Hollowbody se présente comme une lettre d’amour assumée aux survivals-horrors old-school des années 2000 tels que Silent Hill 2 ou Fatal Frame. Une vraie bonne surprise comme on les aime ? La réponse dans mon vidéo-test complet sur PS5 Pro !
Hollowbody : Test Vidéo PS5 Pro
Note N-Gamz : 16/20
Au terme de cette plongée dans les méandres de Hollowbody, on ressort avec le sentiment d’avoir découvert une réussite indéniable pour un titre conçu par un seul homme, ce qui force déjà le respect. L’ambiance tech-noire y est absolument saisissante, portée par un sound design glaçant et un doublage anglais intégral de très belle facture qui ancre parfaitement le récit dans son univers oppressant. Le scénario accrocheur, les énigmes bien senties et la possibilité de choisir entre deux types de caméra et de contrôles offrent une flexibilité appréciable, tandis que les trois fins principales – dont une « fin chien » en hommage explicite à Silent Hill – ainsi que le contenu New Game+ (mode de difficulté supplémentaire et armes inédites) garantissent une rejouabilité solide. C’est une véritable déclaration d’amour aux amateurs de Silent Hill 2 ou de Fatal Frame, un compact et intense voyage dans les codes du survival-horror classique. Cependant, l’expérience n’est pas exempte de scories. Sur PS5 Pro, les temps de chargement restent étrangement longs et incompréhensibles, les personnages souffrent d’une rigidité qui rend certains affrontements frustrants, et la caméra peut occasionnellement jouer des tours. Sa durée contenue d’environ cinq heures pourra également laisser sur leur faim ceux qui recherchent une aventure plus étoffée. Malgré ces réserves, ce Hollowbody s’impose comme une incroyable oeuvre atmosphérique et narrative qui captive de bout en bout.

















