Review
Dans l’univers déjà foisonnant des jeux de course sur Nintendo Switch 2, 4PGP (Four-Player Grand Prix) débarque comme une bouffée d’air frais directement inspirée des classiques arcade des années 90. Développé par le studio français Vision Réelle et publié par 3goo, ce titre d’arcade pur jus est disponible depuis février dernier sur Nintendo Switch 2 à 24,99 € et bénéficie également de versions PC et PS5 lancées le 10 juin dernier. A cette occasion, nous avons reçu un code sur la console portable de Big N et nous sommes empressé de plonger dans ce titre qui puise son ADN dans l’héritage des légendaires Virtua Racing et Sega Rally : des bolides inspirés des Formule 1 des années 90, des circuits variés (14 au total, jouables en sens inverse), et surtout un gameplay accessible et nerveux qui mise sur le fun immédiat plutôt que sur la simulation pointue. Avec un mode multijoueur local jusqu’à 4 joueurs en écran partagé, un mode online, une compatibilité Game Share permettant de jouer à plusieurs avec une seule cartouche ainsi qu’une optimisation technique impressionnante montant jusqu’à 120 fps en solo ou duo sur Switch 2, le jeu entend s’adresser aussi bien aux novices qu’aux vétérans en quête de sensations rétro-modernes. Mieux encore : le compositeur Tomoyuki Kawamura, connu pour ses travaux sur Virtua Racing, signe la bande-son de ce qui pourrait bien être le plus bel hommage au mythique jeu de course de Yu Suzuki. Un pari nostalgico-réussi ? La réponse dans mon vidéo-test complet !
4PGP : Test Vidéo Switch 2
Note N-Gamz : 13/20
Au final, 4PGP s’impose comme un arcade racer honnête qui ravira les amateurs de sensations pures et de parties endiablées entre amis, grâce à une fluidité exceptionnelle atteignant les 120 images par seconde en solo ou en écran partagé à deux, un esprit fidèle à l’âme de Virtua Racing et un multi local ou via Game Share qui fait mouche. Les ajouts de gameplay astucieux à chaque coupe (comme l’aspiration), alliés à une gestion stratégique du boost et des arrêts au stand, confèrent une vraie profondeur tactique sans alourdir l’expérience, tandis que la chouette OST signée par le compositeur de Virtua Racing vient parfaire l’immersion. Malheureusement, ces qualités ne suffisent pas à masquer certains défauts qui pèsent sur la longévité : le titre se révèle un peu cher au vu de sa faible valeur de rejouabilité, avec une IA souvent sur des rails, un manque de circuits visuellement marquants et un nombre limité de modes solo distincts. L’absence totale de mode Histoire renforce ce sentiment de légèreté qui, s’il convient parfaitement à du jeu rapide, limite l’intérêt sur la durée. 4PGP reste néanmoins une une belle surprise pour les sessions conviviales, mais il manque un peu de substance pour s’imposer comme une référence durable sur Nintendo Switch 2. Un achat malin en promotion ou en multi, mais à considérer avec prudence en solo.

















