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Version upgradée du meilleur Monster Hunter-Like de la PS Vita, Toukiden: Kiwami reprend l’excellent Toukiden: The Age of Demons en lui offrant une pléthore de contenu additionnel… et une sortie sur Next Gen! En effet, si ce Kiwami foule à nouveau les terres de la nomade de Sony, il s’exporte également sur PlayStation 4 avec une réalisation de toute beauté. On aurait pu être réticent sur le principe de recyclage mis en place par Koei Tecmo et Omega Force, mais au vu du résultat, c’est clairement l’enthousiasme qui prime!

« Oni » soit qui mal y pense?

Nouveaux héros et nouvelles armes pour cette version boostée!

Japon, 8 ans avant les événements jouables dans Toukiden: The Age of Demons. Des brèches spatio-temporelles s’ouvrent un peu partout sur l’archipel, faisant déferler avec elles une nuée d’Onis, des créatures démoniaques dont l’unique but est de dévorer les âmes humaines et de s’approprier l’entièreté du pays… puis du monde ! Heureusement, c’est sans compter sur la caste des Slayers, des guerriers formés depuis des temps ancestraux pour contrer les attaques isolées des êtres sataniques. Cependant, devant l’ampleur du phénomène, même les meilleurs défenseurs de l’humanité succombent, et le territoire sous le contrôle des Onis se retrouve altéré, entre passé et présent, perdu dans « L’Outerworld ». Désormais, seule une poignée de Slayers, dont les plus puissants sont réunis au village d’Utakata, tente d’endiguer le phénomène et de sauver ce qu’il reste de l’espèce humaine. Mais tout pourrait bien changer avec vous, combattant aux rêves étranges qui lui permettent de converser et de s’attribuer les pouvoirs des plus grands héros tombés au combat…

Si Sony avait déjà tenté l’expérience du Monster Hunter-like nomade avec l’excellent Soul Sacrifice sur PS Vita, que vous pourrez d’ailleurs retrouver en test et en vidéo-test sur N-Gamz (cliquez ici), force est de constater que le titre n’avait fait que peu d’ombre au maître du genre malgré son ambiance sombre et soignée. Peut-être était-ce dû à un gameplay radicalement différent de son modèle ou à des combats un chouia trop lents. Résultat, un créneau s’est ouvert pour Koei Tecmo, qui s’est empressé de s’y engouffrer en nous pondant Toukiden : The Age of Demons, bien plus proche de la saga de Capcom. Le succès fut au rendez-vous, et une version ultime fut mise en chantier: Kiwami. D’entrée de jeu, elle nous propose, en plus du jeu de base, un scénario additionnel se déroulant trois mois après la fin du Toukiden originel et vous fera rencontrer trois nouveaux héros: Soma le pourfendeur à la masse d’arme, Reki la championne du Naginata et l’énigmatique Orro, adepte du fusil à longue distance. Et oui, le combat contre les Onis continue!

Le Toukiden ultime?

La coopération sera de rigueur pour triompher, et l'utilisation des bons Mitamas deviendra vite nécessaire

En pur Monster Hunter-like qui se respecte, Toukiden: Kiwami démarre par une intro qui en jette, vous présentant un héros plus puissant que jamais face à un Oni démesuré. De quoi mettre dans l’ambiance avant l’éternel passage par la personnalisation de votre avatar. Assez complète, cette dernière offre deux sexes, et une vingtaine de visages/coupes de cheveux/voix et signes distinctifs comme des cicatrices ou des tatouages. Il manque les principes de corpulence, c’est un fait, mais vous devriez pouvoir sans trop de mal vous créer un perso différent des autres. Ensuite, tout s’enchaîne rapidement puisque vous arrivez à Utakata, qui se retrouve de suite attaquée, mais nous reviendrons sur le système de combat ultérieurement. L’occasion de faire connaissance avec la fine équipe qui deviendra la vôtre au fur et à mesure du scénario, et avec votre capacité à absorber l’esprit des guerriers dévorés par les Onis pour les incruster dans vos armes… les fameux Mitama.

Car ce sont bien eux, au nombre de 300 cette fois (contre 200 dans The Age of Demons) qui sont au cœur du gameplay de Toukiden. Véritables « matérias » aux multiples pouvoirs actifs et passifs, ils sont upgradables sur 3 niveaux en fonction de vos affinités, et vous octroieront des sorts offensifs/défensifs/buffs répartis sur les quatre touches d’action de votre Vita. A noter que deux nouvelles « sortes » de mitama ont fait leur apparition: les « support » histoire d’aider vos compagnons, et une espèce qui permet d’exploser un membre d’un Oni majeur en un seul coup. Vous pourrez également forger des armes de neuf types différents, contre six auparavant. Si on retrouve l’épée à deux mains, les dagues, la faucille, les gants, la lance et l’arc, on est ravi de pouvoir s’essayer à la masse d’arme, à la Naginata et au fusil, le gameplay de ce dernier étant clairement tactique avec une foultitude de munitions et de … grenades différentes! Vous pourrez également vous équiper d’un heaume, d’un plastron, de poignets et de chevillières. En plus d’être « craftables » avec les nombreux éléments à recueillir en mission, les armes et les équipements sont également en vente chez le marchand du coin, sans parler de leur niveau à augmenter au fur et à mesure de votre affinité avec telle ou telle pièce d’arme/armure.

L'Outerworld est plein de dangers, et l'Eye of Truth vous sera utile pour découvrir le point faible des ennemis

Richesse est le maître-mot de tout ce que vous pourrez faire avec votre attirail, croyez-moi, d’autant que tout ce que vous porterez est lié à l’un des cinq éléments fondamentaux (céleste, vent, feu, eau, terre). Bref, vous allez passer pas mal d’heures rien que dans Utakata, ses boutiques, votre habitation principale (à chouchouter votre petit Tenko de compagnie qui vous le rendra bien puisqu’il ira vous chercher des objets rares durant les missions), l’arbre mystique, le forgeron, la maîtresse des Mitamas, et j’en passe… Un régal sans aucune redondance, il fallait le faire, sans compter que le tout est très bien pensé ergonomiquement parlant grâce notamment à la possibilité d’enregistrer vos sets d’armures/armes préférés pour les réutiliser à outrance sans devoir vous retaper l’intégralité des écrans de menus. Un sacré plus !

Monster Sacrifice

Maintenant que vous avez fait le tour des possibilités offertes par le village qui sert de hub central à vos escapades dans l’Outerworld, place au combat à proprement parler ! Direction le bureau des missions, donc, où vous trouverez aussi bien des quêtes faisant avancer le scénario principal que des demandes annexes vous octroyant, une fois complétées, des objets rares et des espèces sonnantes et trébuchantes. Ni une, ni deux, on opte pour une vraie quête de héros, et là le jeu vous offre le choix entre une pléthore de compagnons d’armes aux pouvoirs et affinités diverses. A vous d’opter pour trois d’entre eux, au maximum, histoire d’être aidé durant vos missions. Ce choix est primordial car vous ne pourrez plus revenir en arrière une fois votre quête sélectionnée ! Il ne vous reste plus qu’à faire une petite offrande à l’autel des divinités du coin, histoire de bénéficier de buffs aléatoires (quand on vous disait que le jeu était riche) et hop, en route pour l’action!

Utakata, un havre de paix qui vous servira de hub central pour partir en mission

D’emblée, ce qui frappe lorsqu’on entame la partie « chasse aux monstres » de Toukiden, c’est son côté dynamique totalement assumé. On sent la patte de la team Omega, responsable des nerveux Dynasty Warriors, derrière le gameplay. Ainsi, chaque type d’arme bénéficie de coups spéciaux propres, à réaliser via des manips de boutons ou tout simplement en paramétrant l’écran tactile de la Vita ou son pavé arrière. De la course effrénée au shoot d’énergie en passant par un slash fulgurant, vous allez en avoir pour votre argent niveau découpage d’Onis. Ajoutez à cela un coup spécial qui pourra se déclencher lorsque votre jauge de rage sera au maximum, et les pouvoirs des mitamas qui rendent le tout très tactiques, et vous comprendrez que Toukiden offre des combats qui, de prime abord peuvent paraître bourrins, mais se révèlent au final bien plus stratégiques. De plus, en lieu et place du dépeçage de carcasses issu de Monster Hunter pour récupérer des matières premières, cette fois on vous demandera d’absorber, moyennant un certain temps de concentration, les objets ou âmes retenues par les ennemis. En sachant que plus vous êtes nombreux sur la dépouille du même adversaire, plus cette assimilation est rapide, et qu’il est possible d’absorber des parties du corps d’un boss pour, par exemple, qu’il trébuche ou fasse moins de dégâts, vous en déduirez à juste titre que les rixes peuvent vite s’avérer longues et passionnantes. Sans parler de l’Eye of Truth, qui vous offre une dimension spectrale permettant de cibler les points faibles des monstres ou de découvrir des trésors cachés. Les parties vont s’enchaîner sans jamais lasser, c’est moi qui vous le dis !

Folklore japonais

Graphiquement, le lifting de la version Vita est vraiment plaisant… mais les graphismes sont encore plus impressionnants sur PS4

Graphiquement, Toukiden: Kiwami est encore plus beau que son modèle. Les textures ont été affinées et les détails sur les armures forcent le respect. Cela est encore plus visible lorsqu’on y joue sur PlayStation 4, notamment grâce à des effets de lumière somptueux et une animation toujours fluide. Peut-être pourrait-on reprocher au soft la redondance des ennemis en début de jeu, avec juste l’un ou l’autre changement de couleur pour signaler leur degré de puissance. Par contre, les légers temps de chargement entre les zones de combat ont clairement été diminués dans cette nouvelle version.

La bande-son du titre n’est pas en reste non plus, offrant des compositions au koto assez poétiques, tandis les taikos (tambours japonais) et les flutes caractéristiques du folklore nippon se déchaînent lors des affrontements contre les Onis, contrastant magistralement avec la sérénité qui règne à Utakata. Les bruitages, quant à eux, reflètent bien le fracas des armes et aucune fausse note ne vient entacher le tableau sonore. Une réussite, d’autant que les doubleurs anglais sont plutôt inspirés dans leur rôle.

Achat indispensable?

Toukiden : The Age of Demons a été une franche réussite, et cette version Kiwami l’est encore plus. Plus belle, plus riche, plus passionnante, elle tient la dragée haute à Monster Hunter sans sourciller, et son aspect cross save et cross play entre la PS4 et la Vita rajoute encore de l’intérêt aux parties entre potes. Si vous avez terminé The Age of Demons dans tous les sens, foncez sur ce Kiwami qui devrait vous procurer encore plus de plaisir notamment grâce à son scénario additionnel et ses trois nouvelles armes induisant autant de gameplay différents. Et si vous n’avez jamais joué à Toukiden… procurez vous cette nouvelle version d’urgence!

Le Vidéo-Test par Neoanderson

Réalisation: 19,5/20

Techniquement parlant, le titre est encore plus beau que la version The Age of Demons, et représente toute simplement ce qui se fait de mieux sur Vita. Les graphismes sont superbes, l’animation est d’une fluidité constante, les effets spéciaux flattent la rétine. Du grand art!

Gameplay/Scénario: 18/20

Le scénario est passionnant à suivre, et l’épisode additionnel apporte pas mal d’éclaircissements sur la caste des Slayers. Le gameplay, lui, est toujours aussi addictif et propose un système de Mitama chronophage, des customisations d’armes et d’armures dans tous les sens, et des combats haletants et terriblement dynamiques. Mention spéciale aux sets enregistrables, une idée qui va vous éviter de fastidieuses manipulations dans les menus.

Bande-Son: 19/20

Des instruments traditionnels japonais mixés à des sonorités actuelles pour un résultat qui devrait honorer vos oreilles. Les bruitages et les doublages sont également de haute volée pour un voyage auditif inoubliable.

Durée de vie: 20/20

Le jeu est long, et la rejouabilité excessivement importante. Il y a une foule de choses à faire, de mitama à débloquer, d’Onis à occire et d’armes à créer. En termes de durée de vie, on a rarement fait mieux sur console portable.

Note Globale N-Gamz.com: 19,5/20

Toukiden: Kiwami va encore plus loin que son aîné dans le Monster Hunter-like grâce à la richesse de son système de jeu, à sa plastique encore améliorée à la nervosité de ses combats offrant trois armes supplémentaires. Koei Tecmo a frôlé la perfection avec The Age of Demons, et Kiwami la touche du doigt. Autant dire qu’on ne peut que se jeter sur ce titre qui va procurer des heures et des heures de plaisir aux gamers avides d’aventure que vous êtes, que ce soit sur nomade ou Next-Gen!



About the Author

Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy VII, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen comme Ruroni Kenshin, Ga-Rei, Asebi et autres, mais j'apprécie aussi les seinen, Sprite en tête. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!