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Révélé à l’E3 2012, The Wonderful 101, anciennement baptisé  Project P-100, que nous vous présentions sur Wii U en avant-première lors d’un event Nintendo Post-E3, a enfin montré le bout de son nez cette année! Le dernier né des studios de Platinum Games est pourtant passé inaperçu, malgré le fait qu’Hideki Kamiya lui même ait avoué que le projet avait regroupé une plus grosse équipe et de plus gros moyens financiers que le sublime Bayonetta. Alors, vous avez toujours rêvé d’enfiler des collants flashy, un petit masque et de courir taper du méchant? Foncez rejoindre la bande de The Wonderful 101 sans plus tarder !

Au pays du collant moulant et des couleurs flashy

Créer un deltaplane d’un simple tracé du doigt, c’est possible!

Chez Platinum Games, on aime faire des titres dans lesquels il faut tout casser. Après Mad World et son héros nourri aux anabolisants arborant une belle tronçonneuse, puis Bayonetta et ses charmants atouts ou encore Vanquish et son lot d’armures titanesques, pour ne citer que les plus célèbres, le studio s’attaque cette fois-ci aux super héros en collants qui vont défourailler à grands coups de mandale de vilains petits extraterrestres bien loin d’être aussi gentils et mignons que E.T. (NDLR : Quoique… rappelons qu’E.T. dormait dans la chambre d’un enfant mineur…).

Au début du soft, vous incarnez Wonder Rouge, qui sera rapidement suivi par Wonder Bleu, Wonder Rose, Wonder Vert ainsi que Wonder Jaune, Blanc et Noir. Chacun de ces petits héros dispose de son propre pouvoir. Ainsi, Wonder Rouge pourra créer une main géante pour envoyer une grosse claque dans un tas d’ennemis ou simplement activer des mécanismes, alors que Wonder Bleu est armé d’un sabre titanesque pour découper de l’alien à tour de bras. Tout l’intérêt du titre se déroule donc autour de ce fameux pouvoir de création: « L’uniformisation. »

L’uniformi… quoi ?

Des boss titanesques… mais trop longs à battre

The Wonderful 101 est un jeu d’action pur qui fait de l’Uniformisation sa pierre angulaire de gameplay. Le principe est simple : en plus d’être utilisé pour baffer, découper ou assommer vos adversaires, l’uniformisation est aussi utile pour avancer dans le jeu, en vous permettant d’atteindre des plateformes inaccessibles, de créer un pont, ou simplement d’enclencher des mécanismes. « Mais comment ça marche ? », me direz vous. Et bien pour l’utiliser, il suffit simplement de dessiner une forme précise sur l’écran du GamePad, ou de faire de même avec le stick droit. Ainsi donc il suffit de tracer une ligne pour matérialiser un sabre, un triangle pour sortir un deltaplane qui nous permettra de survoler des zones précises, ou même encore un Z pour que l’un de nos héros masqué sorte ses griffes et se mette à tout découper dans la bonne humeur. Attention cependant, car l’uniformisation est restreinte par une barre d’énergie, qui se rechargera automatiquement avec le temps ou manuellement en collectant des batteries disséminées ça et là dans les niveaux.

Outre vos pouvoirs précités, vous aurez une arme de taille pour vous frotter aux extraterrestres en tous genres : la population ! De fait, si vous tracez un cercle autour d’un groupe de citoyens, ces derniers se joindront à vous jusqu’à la fin du niveau, et parfois même, si vous avez la chance d’enrôler un civil en qui sommeille un Wonder, vous suivra-t-il jusqu’au bout de l’aventure ! Une fois dans votre équipe, ces unités gagnent de l’expérience, ce qui a pour effet d’améliorer vos barres de vie et d’énergie. De même, plus vous disposez d’unités, plus vos uniformisations seront puissantes.

Enfin, ultime atout contre l’invasion, la visite au Wonderful Mart, une boutique bien utile qui vous permettra d’acheter de nouvelles uniformisations, de nouveaux combos et surtout, divers objets permettant de regagner de la santé ou de l’énergie. Bien entendu, tout ça n’est pas gratuit et il faudra penser à récupérer chaque petite pièce que les vilains aliens laisseront tomber derrière eux ou fouiller les moindre recoins des stages pour espérer engranger une fortune.

Et sinon, hormis les collants flashy ?

Le titre souffre de gros soucis de lisibilité

Si niveau gameplay, il est clair que The Wonderfull 101 est plutôt alléchant, côté réalisation, le constat est un peu plus mitigé. En effet, graphiquement, le jeu est « passable ». Les décors sont agréables, certes, mais parfois un peu trop chargés, rendant de fait l’action illisible. Alors oui, on apprécie parfois le niveau de détail, mais jamais au détriment de l’action. Et à ce niveau, gros bémol à la gestion  de la caméra, totalement chaotique! C’est bien simple, la moitié du temps, vous ne saurez plus ni où vous êtes, ni ce que vous faites, alors comment dessiner correctement la moindre forme géométrique ?! Heureusement que les affrontements avec les boss sont vraiment impressionnants et lisibles, les QTE étant plutôt sympathique même si la rixe tire trop souvent en longueur.

Niveau bande son, les voix US surjouées et les musiques tantôt épiques, tantôt parodiques sont un vrai régal ! Le côté orchestral de l’ensemble fait vraiment rêver, et on prend plaisir à s’imaginer en train de fracasser des aliens sur un air aussi grandiose que celui des plus grands films catastrophes Hollywoodiens !

Au final, ça donne quoi ?

The Wonderful 101 est un bon jeu dans l’ensemble. Souffrant de quelques gros problèmes de gameplay, notamment à cause d’une caméra hystérique qui vous fera rater pas mal d’uniformisations, le soft s’en tire grâce à son univers décalé et son humour omniprésent. Au final, le titre devrait plaire aux fans du genre super-héros parodique, même si l’on regrettera l’absence de multijoueur en ligne, nous contentant de découper des ennemis en local jusqu’à 5 joueurs.

La bande-annonce

Réalisation: 14/20

Visuellement agréable, le soft offre néanmoins certains décors un peu bâclés car trop fouillis, mais ça explose dans tous les sens avec une myriade de couleurs, le tout sans ralentissements. De plus, la direction artistique rappelle beaucoup celle de Viewtiful Joe, ce qui est loin d’être un mal !

Gameplay/Scénario: 12/20

Côté Gameplay, le jeu n’est pas désastreux mais certains défauts bien gênants nuisent au plaisir. Que ce soit la caméra totalement ingérable qui nous bloque dans nos manipulations, les boss trop longs à abattre ou les uniformisations mal détectées, The Wonderful 101 souffre vraiment de tares rédhibitoires. Heureusement, l’histoire reste drôle et sauve les meubles.

Bande-Son: 16/20

Côté sonore, le jeu s’en tire plutôt bien avec des musiques tantôt épiques, tantôt parodiques. On prend plaisir à tabasser des aliens sur des airs de grands blockbusters américains. Rajoutez à cela les voix surjouées de nos petits héros et le résultat est garanti !

Durée de vie: 17/20

Comptez une quinzaine d’heure pour terminer le jeu, et plus d’une vingtaine si vous voulez vraiment obtenir tous les bonus et essayer de décrocher les médailles de platine et les figurines de nos petits amis. Ça peut paraître peu, mais pour un beat’em all le score reste plutôt honorable.

Note Globale N-Gamz.com: 14/20

Petit mélange entre Viewtiful Joe et Pikmin, The Wonderful 101 reste un jeu assez intéressant, malgré un gameplay qui aurait mérité d’être plus travaillé. Ceux qui aiment l’humour décalé, les combats qui explosent dans tous les sens et les boss titanesques seront servis. Pour les autres, ce n’est qu’au bout de quelques heures que le titre pourra vraiment vous séduire.

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About the Author

Eneara
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Eneara, collectionneur et passionné de jeux vidéo depuis pas mal d'années. Amateur de cinéma, de lecture et de jeux de plateau, je suis aussi très attiré par tout ce qui touche au retrogaming. J'aime les jeux à scénario, l'action, et parfois me faire peur devant un bon petit jeu bien flippant. Facebook: Aurélien Eneara Ulsas