Review

Après que la mode des jeux de cambriolages eut été relancée par Payday : The Heist,  beaucoup de titres ont suivi l’exemple, notamment Monaco en 2013 et plus récemment GTA V, qui a ajouté à son mode online des braquages via une mise à jour. Voici le dernier arrivé : The Masterplan, qui va vous coller dans la peau d’un gangster bien décidé à rafler toutes les mises !

Laissé pour mort

Vous allez très vite mettre sur pied une belle brochette de braqueurs!

Vous allez très vite mettre sur pied une belle brochette de braqueurs!

Shark Punch signe, avec The Masterplan, son premier titre. Issus de milieux totalement différents, les membres qui composent l’équipe de développement sont basés aussi bien à Helsinski qu’à San Francisco et vous proposent leur jeu en version finale après pas moins de 9 mois de « early access » sur Steam. Mais place à l’histoire.

Bienvenue dans les année 70, aux Etats-Unis. La guerre du Vietnam est un véritable échec, une crise économique s’installe progressivement dans le pays, laissant les américains dans une belle panade financière. Joey Green fait partie des citoyens lambdas et perd ses boulots un à un. Il décide donc forcément de rejoindre le « côté obscur » en vendant de la drogue, pour survivre comme il peut. C’était sans compter sur ce cher président Nixon qui fait de ce « gagne-pain » un véritable fléau à éradiquer. Notre « héros » tombe de fait sur un contrôle de police qui tourne mal, se faisant littéralement refroidir sur le trottoir, sa came étant subtilisée par des ripoux. Refroidi ? Pas complètement. Vous survivez miraculeusement et n’allez plus vouer votre vie qu’à une chose désormais : le braquage à grande échelle !

Pas vendre la peau de l’ours…

Le titre privilégie l'infiltration et la stratégie à la force brute

Le titre privilégie l’infiltration et la stratégie à la force brute

Considéré comme un « Tactical Action Puzzle Game » par ses créateurs, The Masterplan vous place en vue de dessus, un peu à la GTA 1 et 2, pour contrôler votre, que dis-je, VOS personnages. En effet, bien que vous commenciez par incarner Joey, d’autres malfrats rejoindront rapidement votre partie pour former une vraie équipe de braqueurs. Le jeu valorise donc la gestion des coéquipiers et les APM. Chaque protagoniste a ses propres atouts comme plus de rapidité, plus de précision, plus de force, etc…

Les divers environnements à braquer sont relativement hétéroclites avec pas moins de 20 casses différents à effectuer, vous faisant traverser une salle d’arcade, un commissariat ou encore une banque. Certains lieux demanderont plus de techniques suivant leur niveau de protection (déverrouillage de coffres blindés, caméras à éviter, …).

Go, go, go !!!

Le pathfinding est réellement calamiteux et vous frustrera très souvent

Le pathfinding est réellement calamiteux et vous frustrera très souvent

Une fois parti pour le casse, vous pourrez la jouer vraie brute ou beaucoup plus finement, notamment en surprenant les gardes, les assommant avant de les enfermer. Idée sympathique, vous pourrez braquer votre arme sur les ennemis histoire de les diriger. Bien entendu, cela ne fonctionnera que tant que votre arme sera pointée sur eux. En effet, dès que vous aurez tourné la tête, ils n’hésiteront pas (en fonction de la barre de courage qu’ils possèdent et de son écoulement) à se retourner contre vous ou bien à prévenir la police.

Le système semble donc, sur le papier, bien pensé. Malheureusement, la gestion des personnages est le plus souvent chaotique ! Le pathfinding est très mal géré et retournera parfois une situation sous contrôle complètement à votre désavantage. Autre problème : la gestion de votre inventaire. Vous devez cliquer sur votre personnage pour choisir un équipement et cliquer sur ce dernier pour l’utiliser, ce qui vous coûtera à chaque fois de précieuses secondes, même si la mise en place d’un slow motion facilite un peu les choses, vous permettant de rattraper vos erreurs. Hormis ces deux écueils, le système des braquages est bien pensé et offre pas mal de plaisir et de possibilités.

Laisse tomber Billy !

Graphiquement, le titre est joli, sans plus hélas

Graphiquement, le titre est joli, sans plus hélas

Niveau graphismes, The Masterplan est plutôt sympathique avec une vue en 2D du dessus bien réalisée, des univers riches en détails et des personnages aisément reconnaissables. Les jeux de lumière, quant à eux, font le job et donnent une véritable ambiance à chaque lieu traversé. Du bon boulot, certesn mais loin d’être exceptionnel au final quand on connaît la maîtrise de certains développeurs indés dans le domaine.

La bande-son jazzy, quant à elle, rythme vos casses à la perfection, attribuant une note de douceur dans un visuel de brute pour un résultat surprenant.

Braquage réussi ?

Malgré ses 9 mois passés en early access et qui ont permis de corriger certaines errances du titre grâce au retour des joueurs, The Masterplan souffre de quelques écueils qui nuisent sensiblement au plaisir du braquage tels qu’un pathfinding plutôt douteux. Pour un premier jeu, on n’en voudra pas trop au développeur, mais que cela leur serve de leçon pour la suite.

La bande-annonce

Réalisation: 14/20

Les visuels sont travaillés, la lisibilité est au rendez-vous, l’animation ne rame pas et les jeux de lumière sont sympathiques. Un bonne petite réalisation, sans prétention.

Gameplay/Scénario: 13/20

The Masterplan a de bonnes idées de gameplay, c’est un fait, et propose une jolie liberté d’action dans ses braquages. Hélas, le tout est gâché par un pathfinding rageant et une gestion d’inventaire mal pensée. Dommage.

Bande-Son: 17/20

De façon assez étrange, il y a une réelle symbiose entre la musique jazzy et l’univers visuel un peu brutal du jeu. Les bruitages sont plutôt immersifs et on entre rapidement dans l’action.

Durée de vie: 14/20

Vous arriverez assez facilement au bout des 20 casses, malheureusement. Le contenu du soft se montre, de fait, un peu limité, mais vu le prix, c’est correct.

Note Globale N-Gamz.com: 14,5/20

Pour un premier essai, Shark Punch nous livre, avec The Masterplan, un jeu très sympathique qui mérite d’être joué si vous aimez les titres du genre. On déplorera juste les soucis de gameplay qui gâchent l’expérience par moments…



About the Author

Arkamis
Arkamis
J'ai appris à connaître les jeux vidéo très tôt, grâce a mes frères, avec la NES, la Master System, et j'en passe. J'y ai découvert un univers de rêve qui, 15 ans plus tard, me réserve toujours autant de surprises et de plaisir, que ce soit rétro ou current gen