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Alors que le MotoGP prévu pour 2016 avait été remplacé par un titre à la gloire de Valentino Rossi, Milestone respecte la logique en nous sortant l’opus annuel de sa saga de course de motos, avec une mouture 2017 qui, espérons-le cette fois, osera sortir de sa zone de confort comme a pu le faire MXGP cette année grâce à son nouveau moteur Unreal Engine 4. Faites vrombir vos moteurs, on va découvrir ça ensemble tout de suite!

MotoGP 17 ou la peur du changement?

« Une édition 2017 avec, forcément, de nouveaux coureurs charismatiques mais un mode carrière vu et revu »

Milestone, studio italien spécialiste des simulations de sports motorisés, a déjà à son actif les jeux de moto Ride, MXGP, et anciennement WRC et SBK, autrement dit de grosses licences qui ont su trouver leur public vidéoludique. De quoi être confiant donc, quand les devs nous proposents une nouvelle expérience dans cet univers qui va à 200 à l’heure.

Pour les habitués de licence, ce MotoGP 17 conserve son petit rituel habituel, à savoir la possibilité de créer et personnaliser votre avatar intégralement. Choix du casque, de la combinaison, des bottes, des gants, et de la moto, tout y passe. Une fois l’opération effectuée, vous aurez bien sur accès à un mode carrière qui vous permettra de grimper les échelons de la compétition pour vous faire une place parmi les meilleurs. Votre popularité vous permettra ainsi de trouver de meilleurs sponsors et… OK, on arrête: c’est à peu de choses prêt la même histoire que pour les épisodes précédents! Milestone est resté ultra frileux sur ce mode, au grand dam des adeptes de l’immersion telle qu’on peut la trouver dans les jeux 2K ou EA avec leur solo digne d’un film. Certes, les amateurs de deux roues prendront du plaisir à parcourir encore une fois tout ceci, mais les autres se lasseront rapidement de la fainéantise du développeur pour le coup. Ça commence mal…

La nouveauté: le mode Manager… bancal

« Un mode manager pas assez poussé et peu de nouveautés »

Le jeu dispose également d’un mode multijoueurs, d’un contre la montre, et de parties rapide. Que du classique. Heureusement, la grosse nouveauté débarque en la personne du mode Carrière de Manager, qui sentait très bon sur le papier. Vous y incarnez le rôle de premier pilote d’une écurie qui est également manager de son équipe. Vous devrez ainsi gérer plusieurs pôles : la Recherche et Développement de vos mécanos, les nouveaux contrats avec des sponsors et de talentueux pilotes, l’amélioration des compétences de vos troupes… et bien entendu faire en sorte que l’argent continue à rentrer dans vos caisses!

Cela aurait pu être clairement sympa si le système avait été un peu plus travaillé. En effet, vous ne verrez jamais vos coéquipiers ni même leurs noms, et hormis parcourir le menu pour valider telle ou telle amélioration, il n’y a pas vraiment grand chose à faire, l’immersion n’étant pas au rendez-vous. Dommage car c’était la vraie grosse nouveauté du soft. Heureusement que pour varier les plaisirs, Milestone a pensé à ajouter d’ancienne stars de la course à débloquer, comme par exemple Olivier Jacques et sa Yamaha de 1998, gonflant ainsi le compteur de pilotes d’une soixantaine de protagonistes.

Réalisme de conduite mais grosses chutes de framerate

« Visuellement, le jeu est plutôt réussi… mais souffre de chutes de framerate incompréhensibles »

Pour profiter pleinement de la conduite, il est conseillé de désactiver l’aide au pilotage tant cette dernière ruine toute l’expérience, vous demandant juste d’accélérer bêtement.  Niveau impression de vitesse, elle est très bonne et une fois les grosses motos débloqués, les sensations en deviennent encore plus grisantes, vous obligeant à aborder chaque virage avec soin. Un bon souci de réalisme donc. Par contre et comme pour le précédent opus, l’IA se contente de suivre un tracé scripté. Les pilotes se suivent tel des moutons et ne prennent pas la peine de freiner ou de dévier leur trajectoire si jamais vous êtes placé devant eux et que vous venez à ralentir brutalement. Non… ils vous rentreront juste dedans.

Visuellement, MotoGP 17 offre des graphismes bien plus détaillés que son aîné, notamment dans la modélisation des circuits et les textures sur les motos. Les jeux de lumières sont plutôt aguicheurs mais on dénote un léger aliasing. Ce serait sans conséquence si le soft ne souffrait pas de chutes de framerate incompréhensibles, empêchant le joueur de profiter pleinement de certaines actions de courses lorsque beaucoup de coureurs sont présents à l’écran. Espérons que des patches voient le jour pour corriger ce problème. La bande-son, quant à elle, a été proprement retravaillée et propose des bruitages offrant une meilleure immersion notamment grâce aux bruits des pots littéralement « survitaminés ».

Prise de risque minime

Bref, MotoGP 17, s’il est loin d’être un mauvais jeu de motos, se révèle trop frileux dans ses innovations et souffre de quelques soucis techniques un brin handicapant. De quoi dispenser de l’achat les moins fans d’entre vous.

La bande-annonce

Réalisation: 14/20

Le jeu a fait de vrais progrès en matières de graphismes et en ressort bien plus beau que son aîné. Dommage donc que le framerate chute drastiquement  à certains endroits un peu peuplés, chose inadmissible pour un jeu de course.

Gameplay/Scénario: 13/20

On l’attendait un peu au tournant et rien de vraiment grandiose niveau mode carrière. C’est toujours un brin austère, loin des productions EA et 2K, et le mode Manager ne redresse pas la barre. Au rayon du gameplay par contre, une fois les aides à la conduite retirées, c’est plutôt grisant.

Bande-Son: 15/20

Les bruitages des motos ont fait peau neuve et cela fait du bien pour cette licence mais, surtout, pour l’immersion du joueur

Durée de vie: 15/20

Si vous êtes un fana des deux roues, vous allez surement passer beaucoup d’heures à débloquer votre star favorite dans les héros mythiques de ce sport, certains demandant vraiment beaucoup de victoires avant de s’offrir à votre pad.

Note Globale N-Gamz.com: 14/20

MotoGp s’avère frileux de passer le cap de la vraie innovation et préfère rester planté sur ses acquis, ce qui est bien dommage pour une licence qui a du potentiel et n’a pas vraiment de concurrence sur le marché. Ajoutez à cela des chutes de framerate handicapantes, et vous comprendrez notre avis plutôt mitigé. Allez, un peu de courage Milestone, sortez des clous, vous pouvez le faire !



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Arkamis
Arkamis
J'ai appris à connaître les jeux vidéo très tôt, grâce a mes frères, avec la NES, la Master System, et j'en passe. J'y ai découvert un univers de rêve qui, 15 ans plus tard, me réserve toujours autant de surprises et de plaisir, que ce soit rétro ou current gen