Review

Mon Dieu qu’il avait l’air alléchant, ce Dragon Ball Z : Extreme Butoden ! Au vu des premiers screens et devant le talent de son développeur, Arc System Works (Guilty Gear, Blazblue), on s’attendait à une tuerie super saiyanesque au creux de la main ! Pourtant, maintenant que nous avons pu le tester, il faut nous rendre à l’évidence : ce nouveau jeu de baston dopé au Kamehameha ne parvient même pas à dépasser le stade du simple Super Guerrier vidéoludique. Explications en vidéo.

Le vidéo-test par Neoanderson

Réalisation: 14/20

Oui les sprites sont énormes et fidèles au manga, oui les animations sont détaillées, oui les décors 3D sont sympathiques et permettent de jolis effets de caméra (magnifiés en 3D stéréoscopique), et oui les coups spéciaux sont vraiment réussis… mais pourquoi cette pixellisation en gros plan et, surtout, ces immondes ralentissements lorsqu’on appelle les soutiens ! Quitte à baser une énorme partie du gameplay sur leur utilisation, autant travailler la fluidité d’animation… ou alors en faire des personnages jouables, point ! Même sur une New 3DS, disposant pourtant d’un processeur plus performant, le titre rame méchamment dès qu’on use de plus d’une aide Z. Vraiment dommage !

Gameplay/Scénario: 10/20

Les commandes et combos se déclenchent tous avec les mêmes manipulations de boutons (oubliez la croix de direction), rendant obsolète la maîtrise des différents guerriers. C’est clairement indigne d’un titre Arc System Works. Heureusement, les combats se montrent vraiment nerveux et on prend un certain plaisir contre un adversaire humain, même si l’accumulation du Ki est clairement ardue. On déplorera, par contre, l’I.A. à la ramasse, les conditions hallucinantes à remplir pour remporter les cartes de soutien, l’absence des modes training et online (ils devraient arriver via une mise à jour), le roster de persos pas si étendu que ça (à l’inverse du nombre de soutiens phénoménal) et le mode aventure totalement bateau. Niveau scénario, vous pouvez le zapper tant la mise en scène est statique, même pour l’histoire « originale » mettant en scène Li Shenron et la résurrection de tous les ennemis des Super Saiyens.

Bande-Son: 15/20

Si les musiques à base de rock générique sont relativement invisibles (elles n’agressent pas les oreilles, c’est déjà ça), les digits vocales sont, par contre, inoubliables ! Les personnages sont ainsi doublés en japonais par les comédiens de l’animé, et cela donne un sacré coup de boost aux attaques spéciales ! Les bruitages sont de la même veine, avec des déflagrations de Kamehameha et des détonations de Final Flash aussi jouissives qu’à la télé !

Durée de vie: 10/20

Moins de deux heures maxi pour venir à bout du mode Story, trois heures pour le mode Aventure et une heure pour le Championnat du Monde, autant dire que vous aurez vite fait le tour de ce Dragon Ball Z : Extreme Butoden. Ne comptez pas sur le mode Quête, à base de cartes et de Street Pass, pour relancer l’intérêt, ni sur le Versus puisqu’il ne permet pas de jouer online. A moins que vous ne persévériez dans l’obtention des cartes de soutien à des conditions totalement farfelues, vous lâcherez un peu trop vite le titre malgré son bonus sympathique : le téléchargement gratuit de DBZ Super Butoden 2 sur l’eShop (only en Jap, hélas).

Note Globale N-Gamz.com: 12/20

Déception est le maître-mot pour ce Dragon Ball Z : Extreme Butoden. Avec Arc System Works aux commandes, on s’attendait à des combats aussi techniques que dantesques et des modes de jeux chronophages… mais au final on obtient juste un jeu de baston passable, sans plus. Malgré ses sprites énormes, ses digits vocales tirées de l’animé et ses rixes nerveuses, le titre souffre de ralentissements honteux et de modes de jeux inintéressants… voire carrément absents (où sont le training et le online, bon sang !). Au final, on ne conseillera le soft qu’aux fans de la licence qui ont au moins un ami avec qui jouer en versus. Pour les autres, retournez vers Budokai Tenkaichi 3, sans doute le meilleur opus vidéoludique des aventures de Goku !



About the Author

Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy VII, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen comme Ruroni Kenshin, Ga-Rei, Asebi et autres, mais j'apprécie aussi les seinen, Sprite en tête. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!