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Vous n’avez pas pu le rater, que ce soit suite à la polémique liée à son casting majoritairement occidental ou grâce à la promo et aux trailers envoûtants : Ghost in the Shell – Le Film, débarque enfin sur nos écrans de cinéma ! Un long métrage inspiré du manga, plutôt court, de Masamune Shirow sorti en 1989, mais surtout de l’incroyable adaptation animée de Mamoru Oshii en 1995. Il faut dire qu’avec son univers cyberpunk culte et un tel potentiel, il était normal qu’Hollywood s’attaque à ce monstre de la culture nippone. Alors, transposition réussie ou véritable outrage aux fans ? Analysons cela d’un peu plus près.

Dans la peau du Major

« Mirra Killian est devenue un cyborg surpuissant… avec une âme! »

Rescapée d’un attentat terroriste, Mira Killian est sur le point de mourir. Toutefois, grâce à une technologie avancée, la société Hanka Robotics parvient à la sauver en transférant son cerveau humain dans un corps entièrement cybernétique. Dotée d’une très grande puissance de frappe et quasiment invulnérable dans son corps de cyborg, Mira intègre la section 9, dans laquelle elle est nommée Major. Cette section n’est autre qu’une unité d’élite agissant quand personne d’autre ne le peut, avec rapidité et efficacité. Sa cible ? Le terrorisme et la cybercriminalité !

Hélas, tout bascule le jour où un hacker prénommé Kuze apparaît et tue plusieurs personnes sur son passage. La section 9 se voit fort logiquement chargée de son arrestation… mais Mira pourrait bien découvrir qu’elle est plus proche de ce criminel qu’elle n’aurait pu le croire. Son passé trouble commence alors à s’éclaircir tandis que de nombreuses « vérités » menacent de s’effondrer autour d’elle. Mais qui est-elle vraiment ? 

Une adaptation aux petits oignons

« Des plans directement tirés de l’anime »

Bien qu’il s’agisse d’une adaptation et que le fil rouge du film, la vie passée du Major, ne soit en réalité que très peu abordé dans l’œuvre initiale, on ne peut nier que Rupert Sanders, le réalisateur de ce long métrage, a tenu à intégrer de nombreux éléments issus du matériau d’origine. Ainsi, de très nombreux personnages ou situations ont tout simplement l’air d’être… sortis tout droit du manga ! Honnêtement, ça fait plaisir de voir que l’équipe chargée du projet s’est donnée la peine de lire et visionner les versions précédentes et a apprécié la licence au point de vouloir lui faire honneur en transposant autant de choses appréciées par les fans. Cela peut sembler logique dans une adaptation, mais on ne peut nier que, souvent, tout ce qui sort directement d’Hollywood manque cruellement de fidélité ! (On reparle de Dragon Ball Evolution, hein, on en reparle ?!)

« La ville est visuellement sublime! »

Les décors, par exemple, sont tout simplement sublimes. Très fidèles à ceux du manga, ils nous permettent de retrouver une ville japonaise cyberpunk hyper moderne, ornée de constructions titanesques et décorée de milliers de néons et autres hologrammes époustouflants. On prend également plaisir à suivre le Major ou Batou dans les ruelles plus modestes, parsemées d’échoppes très asiatiques et d’une pléthore de clins d’œil à l’univers original. La 3D se montre qui plus est parfaitement adaptée à cet environnement futuriste et permet une immersion totale. De plus, les scènes d’action et les combats, furieusement dynamiques, sont également bien servis par des effets spéciaux très maîtrisés et un découpage soigné. Bref, on en prend plein les yeux!

Un casting triple A

« Scarlett Johansson est parfaite en Major Kusanagi »

Le passé du Major étant peu dévoilé dans le manga, il s’agit du point sur lequel les scénaristes se sont permis le plus de liberté, en s’inspirant toutefois à 100% d’éléments présents dans les divers OAV ou épisodes de la série qui ont suivi le film de Mamoru Oshii. Cependant, les nom et prénom du Major, Mira Killian, vous feront peut-être tiquer. Pourquoi les avoir changés de la sorte alors que tous les autres personnages ont gardé le leur ? Rassurez-vous, vous aurez la réponse en regardant le film …

Le casting, quant à lui, est excellent. Malgré la polémique sur son côté « trop blanc », de nombreux personnages, bien que secondaires, sont incarnés par des acteurs asiatiques ; on retrouve notamment le génialissime Takeshi Kitano dans le rôle d’Aramaki, le leader de la section 9.

« Un beau film et une adaptation réussie. Heureux? »

Mais il est évidemment impossible de parler de Ghost in the Shell sans mentionner Scarlett Johansson ! Choisie pour le rôle du Major, elle possède un charisme naturel parfait pour le rôle. Au premier abord dépourvue d’émotion, elle donnera à son personnage un côté plus humain que cyborg au fil de l’histoire. Ajoutons que Pilou Asbaek, alias Batou dans le film, est terriblement convaincant.

Une excellente adaptation

En résumé, Ghost in the Shell est avant tout un très beau film. Afin de s’adresser aux fans comme aux novices, il ne rentre pas dans les détails complexes de la série mais offre clairement un bon divertissement. Ne vous attendez donc pas à un résumé de l’œuvre originale, mais plutôt à, comme son nom l’indique, une adaptation vous permettant de découvrir tout l’univers fantastique de la licence, tout en restant parfaitement abordable pour le non initié. Un long métrage réussi qui vous donnera probablement envie de voir ou de revoir les anime et la série, on vous le garantit !

La Bande-Annonce

Note Globale N-Gamz: 4,5/5

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About the Author

Amy
Amy
Gamer girl et otaku dans l'âme, j'ai fait du fansub -aux postes de traductrice/checkeuse- pendant plusieurs années. A la fin de mon anime favori (R.I.P. Bleach), j'ai lentement décroché ; et depuis, j'ai erré sur le net ... Jusqu'à ce que je trouve N-Gamz ! Un site qui me permettrait de partager ma passion non plus de la japanim, mais des jeux vidéos avec un public ; parfait ! Je vais donc mettre tout mon petit coeur dans mes articles et tests, en espérant qu'ils vous plairont ! Random fact : je fais un délicieux brownie