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Le studio Bungie, à qui l’on doit les trois premiers volets de la saga Halo et les deux de Destiny, profite de son rachat par PlayStation pour faire son retour sur le devant de la scène vidéoludique ce mois-ci avec Marathon, un extraction shooter PvPvE payant à 39,99 € (standard) ou 59,99 € (Deluxe avec Season Pass Year 1) sur PS5, Xbox Series et PC. Ce reboot de la franchise culte des années 90 abandonne définitivement le modèle free-to-play initialement envisagé pour proposer une expérience premium complète, avec les risques que cela peut engendrer comme nous avons pu le voir avec le dramatique crash de Concord (et pas du… ahem…), qui aurait du devenir l’Overwatch de Sony. Un titre qui entend nous offrir quelque chose d’unique, capable de transformer chaque run online en une course nerveuse entre pillage, trahison et survie. Mais ce Marathon nous offre-t-il du plaisir immédiat ou, au contraire, une longue marche haletante avant d’être apprécié ? La réponse dans mon test complet sur PS5 Pro !

Un récit datant de… 1994 ?

Au cas où, contrairement à votre humble serviteur, vous n’étiez pas adolescent au milieu des années 90, vous n’avez sans doute jamais croisé le chemin de la trilogie FPS solo Marathon imaginée par Bungie, dont le premier opus date quand même de 1994 (1995 pour le 2 « Durandal » et 1996 pour le 3 « Infinity »), rien que ça ! Le récit de ce « reboot » reprend le lore imaginé à l’époque pour le transposer à l’Extraction Shooter et vous transporte sur la colonie délabrée de la planète Tau Ceti IV.

Vous incarnez un Runner, un mercenaire cybernétique envoyé pour extraire des artefacts précieux au milieu de ruines alien hostiles. L’univers du soft, riche et cryptique, hérite donc directement de l’univers originel de Marathon : une humanité augmentée confrontée à des IA rebelles, des factions rivales (UESC, corporations corrompues) et des environnements imprévisibles. Des logs audio, cinématiques dynamiques et autres contrats narratifs dévoilent progressivement une intrigue de conspiration, de trahisons et de mystères plutôt passionnante. Moins linéaire qu’une campagne solo classique, cette histoire se vit à travers les runs, avec des événements mondiaux qui font évoluer l’univers en temps réel.

Bungie dans toute sa splendeur

Le gunplay signature de Bungie est ici d’une précision diabolique : armes au feeling rétro-futuriste, recul réaliste et mouvements fluides (glissades, grappin, wall-run) transforment chaque affrontement en chorégraphie mortelle. Trois Shells (classes) distincts – Destroyer façon tank, Recon furtif et Thief agile – s’enrichissent d’upgrades cybernétiques et de capacités actives qui renversent les combats. Le côté « extraction » impose une tension permanente : looter le maximum tout en survivant aux hordes IA, aux patrouilles UESC et aux équipes rivales, avec un risque réel de tout perdre en cas de mort. Intense et parfois frustrant.

L’exploration des cartes semi-ouvertes regorge de secrets, contrats secondaires et événements dynamiques qui changent selon les runs. Le système de persistance cross-platform, les Rewards Pass saisonniers et le crafting d’équipement prolongent la rejouabilité à l’infini. Le mode solo/co-op permet d’apprivoiser les mécaniques avant le chaos PvPvE à trois équipes. Par contre, le matchmaking peut parfois révéler de mauvaises surprises, d’autant que la courbe d’apprentissage est assez abrupte par endroits, transformant le titre en un long chemin du combattant (un Marathon, oui) qui saura heureusement récompenser à leur juste valeur les plus persévérants d’entre vous. Sur PS5 Pro, les vibrations haptiques du DualSense amplifient chaque tir, chaque pas furtif et chaque dérapage pour une immersion sensorielle totale.

Fluide et sacrément beau !

Sur PS5 Pro, Marathon offre une netteté exceptionnelle et un 60 fps stables même dans les affrontements les plus chaotiques. Si le design artistique voulu par Bungie ne plaira pas à tous, on ne peut absolument pas nier que ses environnements cybernétiques, les effets de particules et les destructions physiques impressionnent, avec des chargements express et une absence de pop-in. Du pur bonheur visuel selon nous.

La bande-son de son côté, composée par Ryan Lott (Son Lux), fusionne influences électroniques contemporaines et performances humaines pour une OST immersive et oppressante, parfaitement synchronisée aux gunfights et à l’ambiance rétro-futuriste.

Marathon : Trailer

Note N-Gamz : 17,5/20

Marathon sur PS5 Pro s’impose comme un extraction shooter premium payant certes, mais il est porté par un gunplay jouissif, un lore captivant et une technique next-gen irréprochable qui exploite pleinement les capacités de la machine de Sony pour de la 4K à 60fps d’une netteté impeccable. Les quelques frustrations liées au matchmaking et à la courbe d’apprentissage s’effacent devant l’immersion et la rejouabilité infinie, d’autant que les plus endurants seront récompensées à leur juste valeur grâce à un contenu endgame au top et des sensations uniques une fois le gameplay réellement maîtrisé. Un retour triomphal de Bungie selon nous, idéal pour des dizaines d’heures de tension cybernétique, prouvant que la légende des années 90 a su se réinventer avec brio.



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Neoanderson (Chapitre Sébastien)
Hardcore gamer dans l'âme, la quarantaine depuis peu, je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news et le vidéo-testeur de ce site (foncez sur la chaîne YouTube d'ailleurs). Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je voue un culte aux shonens/seinens tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite ou encore Asebi. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch, Inception et Tenet. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!