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Développé par le studio indie espagnol Baby Robot Games et publié sur consoles par Selecta Play, Ereban: Shadow Legacy est un stealth-platformer rapide sorti initialement sur PC en avril 2024 avant d’arriver sur PlayStation 5 et Xbox Series X|S le 16 avril dernier, au tarif plutôt accessible de 19,99 €. Disponible en version digitale et physique (éditions Standard et Collector réservées à la PS5), ce titre inaugural place le joueur dans la peau d’Ayana, dernière descendante de la race des Ereban, capables de fusionner littéralement avec les ombres. Dans un univers de science-fiction dystopique dominé par la méga-corporation énergétique Helios, elle doit démêler les secrets de son peuple disparu et le destin d’un monde à l’agonie. Tout un programme qui pourrait bien faire le bonheur des amoureux de meurtres silencieux ? Venez le découvrir dans mon test complet sur PS5 Pro !

ereban shadow legacy test screen 1Le scénario d’Ereban Shadow Legacy déploie une intrigue dans laquelle Ayana, invitée à intégrer les rangs de Helios, découvre progressivement les liens troublants entre la corporation et l’extinction de sa propre race. Les chapitres enchaînent révélations et retournements, offrant trois fins distinctes selon que l’on privilégie la non-violence, la compassion ou la brutalité.

Si certains dialogues restent un peu didactiques et que le système de moralité manque parfois de profondeur narrative, l’histoire parvient à maintenir l’intérêt grâce à un univers intrigant et à des personnages secondaires attachants, offrant également une belle replay value en fonction de vos choix de jeu.

Le gameplay, quant à lui, repose sur la mécanique phare de la Fusion d’Ombre : Ayana plonge ainsi littéralement dans n’importe quelle zone d’ombre pour se déplacer librement, escalader les parois, traverser des obstacles ou attaquer depuis les ténèbres. Cette capacité, inspirée de l’excellent Aragami (dont le studio a hélas fermé, confer cet article), transforme le furtif en une expérience fluide et spectaculaire. On combine ses pouvoirs mystiques avec un arsenal de gadgets high-tech (impulsions de détection, mines paralysantes…) et des techniques létales ou non-létales débloquées au fil des échos absorbés. Les niveaux semi-ouverts encouragent l’exploration et la créativité, avec des passages de pure plateforme de plus en plus exigeants qui récompensent la réflexion.

Sur le long terme, le sentiment d’efficacité de la fusion avec l’ombre peut toutefois rendre la progression un peu trop aisée : une fois le réflexe acquis, contourner les patrouilles de robots Sym devient presque routinier. Heureusement, les classements S, les médailles de style (fantôme, impitoyable, miséricordieux) et les multiples chemins de chaque chapitre encouragent fortement la rejouabilité. La campagne principale se termine en cinq heures, certes (dix pour les plus explorateurs d’entre vous), mais le plaisir de peaufiner des infiltrations parfaites ou de fureter dans chaque recoin pour collecter des améliorations prolonge nettement l’expérience.

Techniquement, le portage PS5 (et PS5 Pro) offre une direction artistique en cel-shading élégante, mêlant néons cyberpunk et ruines antiques dans des environnements contrastés entre lumière aveuglante et ténèbres protectrices. Sur PS5 Pro, le framerate reste globalement stable, même si quelques zones denses accusent étrangement de légers ralentissements.

La bande-son, atmosphérique et bien dosée, accompagne efficacement les moments de tension comme les séquences d’exploration, sans jamais écraser l’ambiance.

Ereban Shadow Legacy : Trailer PS5 Pro

Note N-Gamz : 15,5/20

Ereban: Shadow Legacy séduit par son concept de fusion avec les ombres, son level design intelligent et son accessibilité. S’il ne révolutionne pas le genre furtif et souffre d’une difficulté parfois trop accommodante ainsi que d’une narration inégale, il constitue néanmoins une excellente porte d’entrée pour les amateurs d’infiltration qui recherche quelque chose à se mettre sous la dent depuis que la saga Assassin’s Creed a perdu de sa superbe, et en attendant un retour éventuel de Tenchu ou de Sam Fisher. À ce prix et malgré une durée de vie principale un peu chiche, c’est une immersion sympathique dans l’ombre des maîtres du genre que sont Ezio, Ayame ou Rikimaru.



About the Author

Selyna (Céline Franceus)
Amoureuse des mangas et des jeux vidéo cosy ou d'action (Stellar Blade, je t'adore), je suis fan de films de Noël, de fantasy et de comédies romantiques ainsi que de l'époque Victorienne. Mon cher Neoanderson m'initie à la SF et aux films d'horreur tout en me faisant découvrir de nouveaux genres vidéoludiques tels que les Action-RPG façon Cyberpunk 2077 ou The Witcher et l'aventure ou encore la plateforme, de Zelda à Mario en passant par Princess Peach car j'aime énormément l'univers Nintendo. Qui sait, peut-être qu'un jour je vouerai un culte aux Survival Horror et aux J-RPG comme Mister Anderson ?