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Dynasty Warriors: Origins, forgé par Omega Force au sein de Koei Tecmo et publié par Bandai Namco, est sorti le 22 dernier sur Nintendo Switch 2 (après être passé par la PS5, la PS4, les Xbox Series, Xbox One et le PC quelques jours avant). Ce quinzième opus principal de la saga musou réinvente la formule effrénée des Trois Royaumes chinois à travers un héros anonyme, propulsé dans l’Histoire par le destin. Tarifé 69,99 € (Deluxe à 99,99 € avec DLC cosmétiques), il vise les amateurs de boucherie épique en leur promettant 30 à 50 heures de carnage orchestral sur fond de 1080p@30fps en mode portable (et 4K en docké via DLSS). Est-ce que le jeu tient réellement ses promesses techniques même en batailles titanesques et parvient-il à renouveler la formule sans trahir ses aînés ? La réponse dans mon test complet sur Switch 2 !

Un héros anonyme

Au crépuscule des Han, un guerrier sans nom émerge du chaos pour forger sa légende au milieu de seigneurs ambitieux comme Cao Cao, Liu Bei et Sun Jian. L’intrigue de ce Dynasty Warriors Origins, tissée de trahisons fulgurantes et d’alliances précaires, culmine lors de batailles mythiques (Sishui Gate, Guandu), où le joueur incarne un tournant historique.

Sans dialogues verbeux, le récit s’ancre dans des cutscenes cinématiques et des événements historiques romancés, offrant une fresque épique fidèle au Roman des Trois Royaumes, avec une rejouabilité via des branches narratives et des fins alternatives.

Des nouveautés bienvenues

Dynasty warriors originsLa moisson musou culmine en une mécanique affinée : chargez des armées infinies en combos dévastateurs (plus de cent armes, des hyper-armures), pilotez des généraux alliés en temps réel et déclenchez des musou ultimes pour balayer des milliers d’ennemis. Les nouveautés brillent : système de liens renforçant les buffs d’escouade, captures dynamiques de capitaines et exploration libre entre missions pour du loot et des upgradess. Une vraie frénésie tactique, où positionnement et timing dictent la victoire dans des maps vastes et destructibles.

La rejouabilité explose via modes Histoire alternative, le Mode Libre et la difficulté Chaos, avec un arbre de compétences modulaire pour des builds variés (berserker, stratège). Sur Switch 2, les contrôles Joy-Con/manette s’harmonisent sans lag, même en multi local (4 joueurs), quoique l’IA alliée reste perfectible et les missions secondaires répétitives en endgame.

Le 60fps ? Euh…

Sur Nintendo Switch 2, Origins impressionne par sa stabilité en 30fps et 1080p en portable (4K en docké via DLSS), mais il est clair que l’on se montre un peu déçu là où les autres machines ont droit à du 60fps. Les hordes ennemies souffrent d’un pop-in heureusement minimisé et les effets pyrotechniques impressionnent, tout comme les modèles détaillés et les cartes interconnectées qui respirent la vie.

L’OST orchestrale, de son côté, se montre tonitruante, pimentée de thèmes chinois épiques. Elle pulse en synchronie avec les carnages, tandis que les doublage japonais/anglais (sous-titres FR impeccables) amplifient l’immersion historique.

Dynasty Warriors Origins : Trailer Switch 2

Note N-Gamz : 16/20

Dynasty Warriors: Origins sur Switch 2 réinvente le musou avec brio : boucherie orchestrée, liens stratégiques novateurs, cartes vastes et rendu technique honorable en 4K@30fps. Certes, on pestera contre l’absence d’un mode à 60 images par seconde stable, une IA perfectible, un grind endgame frustrant ou des missions annexes répétitives, mais le titre reste fidèle aux racines des Trois Royaumes tout en nous offrant un chaos épique et une durée de vie plus que convaincante pour les amoureux du genre. Une valeur sûre en tant qu’apogée du musou portable.



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Neoanderson (Chapitre Sébastien)
Hardcore gamer dans l'âme, la quarantaine depuis peu, je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news et le vidéo-testeur de ce site (foncez sur la chaîne YouTube d'ailleurs). Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je voue un culte aux shonens/seinens tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite ou encore Asebi. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch, Inception et Tenet. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!