Review

Darkania Works, studio roumain spécialisé dans les expériences narratives immersives, nous livre avec What Have You Done, Father? un thriller psychologique teinté d’horreur confessionnelle. Publié par Making Port et disponible depuis le 16 juin dernier sur PS5, PS4, Xbox Series, Xbox One, Nintendo Switch (avec compatibilité améliorée sur Switch 2) et PC, ce titre se présente comme une aventure à la première personne courte mais dense, vendue à un tarif d’environ 15 €. L’histoire suit le père Mathias Marton, un jeune prêtre en poste au sein d’un austère presbytère de Transylvanie dans les années 1940. Lorsque Marina, une mystérieuse et sublime jeune femme, franchit le seuil de son sanctuaire, une liaison interdite s’amorce avant de basculer dans le drame et la culpabilité. Le joueur doit alors démêler les fils d’un meurtre sordide, confronter ses propres démons et naviguer entre péché, rédemption et manifestations troubles. S’inscrivant dans la lignée de titres comme Last Days of Lazarus, une autre production du studio, ce soft mise sur une atmosphère oppressante et une narration introspective pour nous faire vivre une aventure qui espère nous marquer durablement. Y parvient-il ? La réponse dans mon vidéo-test complet sur PS5 Pro !

What Have You Done Father ? : Test Vidéo PS5 Pro

Note N-Gamz : 5/20

Au terme de cette session sur PS5 Pro, What Have You Done, Father? laisse une impression contrastée. Le titre brille par sa direction artistique soignée, offrant des environnements plutôt jolis et une ambiance oppressante particulièrement réussie qui plonge le joueur dans une atmosphère lourde de secrets et de remords. L’histoire se révèle intéressante et captivante, portée par un doublage anglais de qualité qui renforce l’immersion dans ce drame confessionnel. La version PS5 Pro s’avère en outre très stable, sans accrocs techniques notables. Pourtant, ces qualités peinent à masquer des faiblesses structurelles marquantes. Ultra court – moins de deux heures pour boucler l’aventure principale –, le jeu se montre trop dirigiste, avec un rythme mou du genou qui freine l’engagement. Les interactions restent trop limitées, les énigmes d’une simplicité déconcertante, et le nombre de lieux à explorer trop restreint. L’horreur, pourtant promise par le thème, manque cruellement d’intensité, tandis que la rejouabilité s’avère inexistante. Ces lacunes transforment une potentielle perle narrative en une expérience fugace et frustrante. Bref, un potentiel indéniable gâché par une exécution trop timide et expéditive que je ne peux que vous déconseiller d’acheter au vu de son prix.



About the Author

Neoanderson (Chapitre Sébastien)
Hardcore gamer dans l'âme, la quarantaine depuis peu, je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news et le vidéo-testeur de ce site (foncez sur la chaîne YouTube d'ailleurs). Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je voue un culte aux shonens/seinens tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite ou encore Asebi. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch, Inception et Tenet. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!