Review

Non, avec pareil titre, je n’essaie pas de vous faire passer un message codé. Je vous propose seulement le test d’un petit rogue-like fraîchement débarqué sur nos PS4 et nos Switch, offrant une ambiance dark tout en se voulant poétique, une douceur graphique dans un environnement sombre et chaotique, bref un soft semble jouer sur les contrastes. De quoi forcément nous donner envie de plonger derrière notre console pour vous donner notre avis sur ce mystérieux Void Terrarium (que nous appellerons ainsi par souci de simplicité). 

Petite souris deviendra…robot ?!

« Vous allez devoir aider la jolie Toriko à survivre »

Avant de vous conter l’histoire de Void Terrarium, nous nous devons de passer par la case présentation: ce soft sort tout droit du studio japonais Nippon Ichi Software à qui l’on doit entre autres les Disgaea, Yomawari ou encore Rhapsody. Bref, des grands noms du jeu vidéo. Pour la forme, le titre est présenté comme un rogue-like, comprenez par là que le gameplay repose sur l’exploration de donjons infestés de sales bestioles, qu’il va falloir parcourir encore et encore en quête d’expérience ou d’objets pour avancer dans vos quêtes. Il faut cependant être conscient que ce type de jeu a bien souvent la mort… facile !

Void Terrarium nous emmène donc dans un monde dévasté, où plus rien ne pousse ni ne vit à la surface. Visiblement, des spores toxiques se sont occupées de tout contaminer et tout ce qu’il reste est logé dans des souterrains, tapis dans l’ombre des fameux donjons que vous allez devoir explorer. Vous incarnez dès lors une souris toute choupinette qui se trouve un robot à piloter. Rapidement, elle tombe sur une petite fille très mal en point, allongée au beau milieu d’un terrarium. Elle est accompagnée d’une I.A. un brin dépressive qui va compter sur vous pour… sauver la demoiselle !

La survie ? Un mot d’ordre !

« Un rogue-like dans la plus pure tradition du genre »

Pour venir en aide à votre protégée, il va lui falloir de la nourriture, des médicaments… Bref tout un tas de trucs à trouver dans les fameux souterrains de ce nouveau monde. Notre jeune rescapée, joliment renommée Toriko par notre I.A. alliée, va être au centre de toutes nos préoccupations par le biais du Pet Nanny. Cet objet connecté à Toriko vous donnera un aperçu de sa faim, de sa santé et de la propreté de son terrarium. Ce dernier pourra être décoré une fois que votre souris en méca aura trouvé des plans au cours de ses promenades. Vous pourrez bien entendu upgrader votre robot, ses points de vie, son énergie, ses compétences… L’enfance de l’art.

Si le mot d’ordre dans la réalisation pourrait être « douceur » par le biais de ses personnages tout en rondeur et ses couleurs pastels/poudrées qui ressortent dans cet univers sombre, ne vous y fiez surtout pas ! La difficulté du jeu le pose en effet tout de suite dans la catégorie « à réserver aux adeptes du genre ». Peu de place disponible pour l’erreur, laquelle s’avère bien souvent fatale ou presque. Avec un système de combat au tour par tour et un positionnement par case qui a son importance, il va falloir raisonner rapidement, savoir mettre en place une stratégie efficace et ne pas se jeter tête baissée dans le bourrinage intensif. Vous voilà prévenu !

« Des niveaux qui se ressemblent un peu trop »

Beauté apocalyptique

void tRrLM(); //Void Terrarium fait partie de ces softs qui nous surprennent grâce à un scénario plus profond qu’il n’y parait et une réalisation ravissante qui contraste avec la noirceur d’un gameplay exigeant mais pas aussi punitif que d’autres soft du genre : comprenez que si vous mourez lors de votre exploration, les objets acquis au cours de cette dernière se transforment en ressources, rien n’est complètement perdu. Il est donc à réserver à un public averti, connaisseur, afin de ne pas se casser les dents sur ces morts à répétition, qui seront dans un premier temps inévitables et parfois rageantes.

Vous l’aurez compris, NIS nous propose une nouvelle fois de la très belle qualité, mais qui ne parlera qu’aux fans du genre !

La Bande-Annonce

Réalisation: 14/20

Visuellement, le soft est agréable à l’oeil même s’il ne viendra pas vous exploser la rétine. Son coté doux et enfantin en termes de direction artistique contraste terriblement avec la noirceur de son monde apocalyptique où le danger et la mort rôdent. Dommage par contre que les moments dans la zone de repos et du terrarium ne soient pas assez longuets en comparaison de ceux passés dehors, dans des niveaux qui vont malheureusement assez vite se ressembler.

Gameplay/Scénario: 14/20

Le scénario, bien que léger dans ses lignes, se développe de façon intéressante, nous laissant toujours croire en un espoir d’un monde meilleur encore possible. Le gameplay semble dans les premiers temps un poil anarchique, mais une fois habitué il se laisse dompter avec plaisir et offre un gros challenge made in Rogue-Like. Comme bien souvent dans ce genre de jeu, il va cependant vite devenir répétitif, et seuls les fans se laisseront happer par cette dynamique si particulière.

Bande-Son: 13/20

L’ambiance sonore du soft est plaisante mais beaucoup trop discrète. Elle aura vite tendance à se faire oublier. Le titre n’est disponible qu’en anglais, alors attention pour la compréhension si vous ne maîtrisez pas la langue de Shakespeare.

Durée de vie: 14/20

Le jeu dépasse largement la vingtaine d’heure mais il faudra faire avec une difficulté solide, des rencontres avec la mort parfois nombreuses et rageantes et une impression étrange de peiner à progresser dans l’aventure, ce qui peut être carrément décourageant par moment.

Note Globale N-Gamz.com: 14/20

Pour la petite somme de 25€ (sur Switch) vous repartez avec un rogue-like de belle qualité, qui possède un emballage visuel des plus charmants et où les défis sont présents. Il faut donc absolument être conscient de ce dans quoi vous vouez lancez: void tRrLM(); //Void Terrarium n’est pas un parcours de santé au travers de donjons façon Pokemon Donjon Mystère, même si le côté kawaii de Toriko et de votre robot pourrait vous orienter vers cette direction mignonnette. A réserver aux joueurs avertis, fanas du genre, qui ont envie d’espoir dans un contexte de fin de monde. 



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LadyDisturbed
Jeune sœur de bataille, dévoreuse de romans à la vitesse de la lumière et fanatique de jeux vidéos depuis la plus tendre enfance... voilà ce qui pourrait résumer de façon rapide votre petite rédactrice. Les mangas ne me font pas peur, la couture et le cosplay sont mon lot quotidien, l'écriture de fan fiction m'occupe et je rêve et vis dans un monde fait de fantasy et science fiction où les princesses Disney ont leur place. Éclectique, je suis ouverte à tous types de jeux, allant du RPG au FPS en passant par le Visual Novel, les MMO ou encore les jeux de stratégie et voguant dans les eaux troubles des jeux indépendants que je me plais à vous faire découvrir. Je ferais tout ce qui est possible pour être juste dans mes jugements, et puisse le sort vous être favorable !