Review

Depuis les mythiques Parappa The Rapper et Space Channel 5, les jeux de rythme attachants et colorés sont devenus un genre à part entière. La 3DS en compte de très bons représentants, qu’il s’agisse de Theatrhythm Final Fantasy, Rhythm Thief ou du chouchou de votre serviteur, HarmoKnight (foncez le télécharger si ce n’est déjà fait). Adaptation d’un jeu smartphone, Radiohammer vient rejoindre des rangs déjà occupés de bien belle manière. Propose-t-il de quoi nous rendre marteaux ?

Si j’avais un marteau

Les affrontements de boss sont jouissifs

Les affrontements de boss sont jouissifs

La jeune et toute mimi July Ann, le gangsta Mc Wayne et la rockeuse Simply Lita bossent tous les trois pour la radio pirate Radiohammer. Pas question pour eux de rester bien au chaud derrière leur micro: pour l’heure, ils devront botter les fesses de nombreux ennemis, et en rythme, s’il vous plaît. Si Radiohammer propose bien une histoire et des dialogues (en anglais, le jeu n’ayant pas bénéficié d’une traduction française), ceux-ci restent du domaine du ridicule volontaire, inutile de chercher un véritable sens à ce qui se présente sous vos yeux.

Tout ce qu’il faut savoir, c’est qu’accompagnés chacun de leur agent (une lapine, une poule et un chien), vos héros devront fracasser du pervers, de l’alien et du zombie, armés d’un marteau géant ou d’une guitare dans le cas de Simply Lita. Tout un programme.

Quand la musique est bonne ?

Le style graphique du jeu est très travaillé

Le style graphique du jeu est très travaillé

Conventionnel dans son déroulement, Radiohammer ne chamboulera aucun amateur de jeu de rythme. Les ennemis foncent vers votre avatar sur deux rangées, chacune correspondant à une touche ou à un endroit de l’écran tactile, le jeu vous laissant le choix du mode de contrôle. A vous d’appuyer au moment quand un adversaire traverse une de vos cibles, déclencher l’attaque quand celui-ci est pile poil au centre rapportant évidemment une meilleure côte et plus de points. Des cadeaux, piégés ou non, apparaîtront régulièrement; il faudra donc être vigilant à ne pas ramasser ceux aux rubans verts sous peine de perdre de la vie ou de la jauge Fever, cette dernière permettant de déclencher une phase durant laquelle vous serez invincible.

Classique mais efficace, le jeu souffre d’une bande-son parfois peu enthousiasmante, ce qui est forcément handicapant pour un jeu de rythme. Sans jamais être foncièrement mauvaise, la bande originale ne propose que trop peu de morceaux réellement marquants qui vous resteront en tête une fois la console fermée, à quelques exceptions près. Le mode histoire offre trois chapitres par personnages, chacun comprenant cinq niveaux, dont le dernier vous obligera à rejouer certains morceaux du même chapitre. Mieux vaut donc pratiquer le titre par petites doses si on veut éviter au maximum la lassitude. A noter que chaque héros a droit à son propre combat de boss, et c’est à chaque fois un affrontement intense et absurde qui vous attend, le sens du style présenté par le jeu atteignant alors son paroxysme.

Le jeu est disponible uniquement en anglais

Le jeu est disponible uniquement en anglais

Car ce qui fait le charme et la force de Radiohammer, c’est sa direction artistique à la fois mignonne et déjantée, les personnages ayant chacun une attitude et un caractère bien marqués transpirant parfaitement dans leur design et leurs animations. Les décors, quoique peu nombreux, participent également au charme instantané dégagé par le soft.

En piste ?

Il est difficile de recommander Radiohammer aux fans du genre, qui expédieront très vite les chapitres du mode histoire, le challenge n’étant pas vraiment au rendez-vous. Le jeu peut également compter sur une version alternative de chaque niveau et sur d’autres modes de jeux, certes, mais étant donné le côté peu marquant de la bande-son, il semble peu probable que quiconque aura envie de s’évertuer à jouer encore et toujours les mêmes morceaux, même avec une difficulté renforcée. Proposé à moins de six euros, le soft reste plus cher que la version mobile pour un contenu quasi identique mais pourrait tout de même satisfaire les néophytes ou les amateurs de rhythm’games, à condition de l’aborder comme ce qu’il est: un petit jeu sans prétention, fun mais vite oublié.

La bande-annonce

Réalisation: 15/20

Radiohammer possède un sens du style qui lui est propre, clairement mis en valeur par une jolie 2D bien animée. Même les menus sont agréables à regarder et à parcourir, ce qui ne gâche rien.

Gameplay/Scénario: 13/20

Le titre opte pour la simplicité du gameplay, et ce serait bien malhonnête d’en tenir rigueur. Simpliste mais défoulant, on est dans un rhythm’game tout ce qu’il y a de plus banal, ce qui n’empêche en rien le plaisir de jeu. Chacun appréciera, ou non, le « scénario » et les dialogues selon son goût pour l’absurde et le ridicule.

Bande-Son: 13/20

Sans être une catastrophe, la bande-son est trop faiblarde pour un jeu qui mise tout sur la musique, seules quelques rares mélodies sortant du lot. Heureusement, les bruitages très dynamiques sont là pour vous mettre dans l’ambiance bien barrée du soft.

Durée de vie: 13/20

Tout dépend de votre sens du rythme, mais les vétérans du genre boucleront le mode Histoire en très peu de temps et ne s’attarderont probablement pas bien longtemps sur les modes de jeu supplémentaires.

Note Globale N-Gamz.com: 13/20

Proposé à petit prix, Radiohammer sait ce qu’il est: un jeu de rythme simple, défoulant et très agréable visuellement. Avec le style qu’il dégage, on ne serait pas contre de nouvelles aventures, plus travaillées musicalement, de ces animateurs radio pas comme les autres !



About the Author

Guib
Guib
Accro (mais sainement ; et oui, amis journalistes, c’est possible) aux jeux vidéo depuis le jour où j’ai reçu ma Super Nintendo accompagnée de Super Mario All Stars à l’âge de 6 ans, je suis passionné par les jeux de plate-forme, mais pas uniquement. Peu importe le genre, je suis surtout intéressé par les titres qui ont une âme et qui dégagent une réelle personnalité. Quelques-uns de mes jeux cultes : Yoshi’s Island, Beyond Good & Evil, Ico et les jeux Rockstar (oui, ça tranche avec le reste mais ces gars-là m’ont rarement déçu). J’ai aussi une petite faiblesse moins avouable pour les jeux nanars descendus par la plupart des testeurs, mais chut. Etant fan de cinéma fantastique et écrivant depuis quelques mois des critiques de films, j’ai eu envie de me diversifier et de me lancer dans le test de jeux vidéo, et me voilà !