Review

Sorti pour « bouleverser le game » en 2015, Project Cars avait impressionné les fans de simulation automobile grâce à son côté plutôt hardcore et sa réalisation technique très réussie pour l’époque. Aujourd’hui, les petits gars de Slightly Mad Studios remettent le couvert pour tenter d’atteindre la suprématie, mais se coltinent juste en face les deux plus gros mastodontes du genre: Forza Motorsport et Gran Turismo! De quoi leur faire perdre leurs moyens? Absolument pas !

« On prend les mêmes? Oui, mais en mieux! »

Slightly Mad Studios n’est clairement pas un inconnu pour les fans de courses automobiles! En effet, on leur doit, en plus de l’excellent premier Project Cars, rien de moins que Test Drive Ferrari ou encore Need For Speed Shift 1 et 2. Bref, ces mecs savent ce qu’ils font quand ils mettent les mains dans le cambouis des sports mécaniques, et vont à nouveau nous le prouver avec leur nouveau bébé: Project Cars 2!

Les adeptes du premier volet devraient d’ailleurs se sentir en terrain connu puisque le titre conserve une bonne partie de sa forme et de son interface, avec heureusement des menus retravaillés pour être bien plus ergonomiques, ouf! Coté carrière, peu de changement: vous débutez en bas de l’échelle et vous allez pouvoir remonter toute la hiérarchie des courses en commençant par une catégorie 6 qui rassemble les « Rookie » en Kart ou formule rookie, avant de passer aux catégories supérieures telles que la Formule C, le GT4, la Formule A, puis d’embrayer sur les WRCR ou encore les Indie Car. Attention cependant: rien ne vous empêche de commencer directement en catégorie 5, 4 ou encore 3 histoire d’avoir votre dose de sensation en tant que pilote émérite. Liberté de choix et mode carrière à la carte, en quelques sorte. Sachez juste que vous aurez à votre disposition quasiment une trentaine de Championnats, ce qui fait déjà quelques courses, non?

De quoi faire niveau réglages, mais pas que!

« Vous n’aimez pas les réglages au millimètre? Demandez à votre chef mécano de le faire pour vous! »

A chaque épreuve, vous devrez opter pour l’écurie avec laquelle vous souhaitez courir. On vous rassure, chacune dispose de voitures qui trouvent plus ou moins leur alter-ego ailleurs, de sorte qu’il s’agira plus d’un choix de coeur, seul votre talent devant faire la différence pour remporter la victoire. D’ailleurs ces épreuves sont plutôt solides puisqu’elles se composent d’une phase d’essai, d’une autre de qualification et enfin de la course à proprement parler, dont vous pourrez même définir le nombre de tours. Des possibilités qui font du bien, surtout comparé à un certain Forza Motorsport qui zappe complètement les qualifs et vous met, que vous le vouliez ou non, toujours au milieu du peloton lors du départ.

Pour le reste des activités, le jeu propose des courses personnalisées hors ligne, du multijoueur classique, des épreuves en ligne que vous pouvez créer, du contre la montre et même des tests sur piste pour affiner vos réglages de véhicules car oui, Project Cars 2 propose tout un tas de réglages qui vous permettront de faire la différence ingame! Que ce soit l’assistance direction ou encore le freinage, le type de pneus, les amortisseurs, … bref tout ce qui peut se trouver comme pièce mécanique sur votre véhicule. Vous en aurez pour votre argent si vous n’avez pas peur de disséquer votre bolide. Que les moins assidus se rassurent, ils pourront passer par leur chef du pole mécanique qui leur posera des questions en fonction de leurs problèmes et de leur attitude sur la route, réglant de façon automatique ce qui pourrait les déranger. Une fonction hautement sympathique que l’on espère voir reprise par la concurrence!

Question sensations, le jeu dispose du système Livetrack 3.0 qui gère la physique de vos véhicules en fonction des incidents de parcours survenant en direct, comme des flaques d’eau qui se forment sous une pluie battante par exemple. Réaliste à souhait, d’autant que la météo dynamique passe par tous les stades de la journée et du temps (nuit, orage, aube, neige, …) mais c’est aussi très demandeur en termes de conduite, les arrêts au stand n’étant vraiment pas là pour faire de la figuration. D’ailleurs, le jeu est très axé simulation, sachez-le. L’IA, de son côté, a été plutôt travaillée et il est possible de régler sa difficulté très précisément, même si l’on ressent parfois que l’on a bien affaire à un ordinateur. Cela reste moins perceptible que pour la concurrence néanmoins.

Beau comme un camion… de course!

« Visuellement, Project Cars 2 fait honneur à la Next-Gen avec des effets climatiques bluffants! »

Les graphismes de Project Cars 2 ont subi un joli petit upgrade par rapport à son aîné, nous offrant clairement un titre digne de la Next-Gen. Que ce soit dans la qualité de finition des véhicules et des circuits ou encore dans les effets climatiques d’un réalisme fou comme le brouillard ou la pluie, même sur console de salon, on prend une petite claque avec le soft, mais seulement de près! En effet, de loin les éléments du décor se montrent trop artificiels tandis qu’un aliasing disgracieux et même un peu de tearing s’inviteront à la fête. Dommage également que l’on ne puisse pas en profiter en VR chez Sony. Il faudra se rabattre sur Gran Turismo Sport. Par contre, sachez que le titre est compatible Vive et Oculus sur PC. Immersion garantie!

Sur le plan sonore, le bruit des moteurs cible le haut de gamme et vous fera vibrer de plaisir, tandis qu’on apprécie la voix qui émane de votre DualShock 4 pour vous expliquer les menus ou ce qui se passe sur la piste, même si on regrette l’absence de doublage français pour le coup. Les musiques des menus, de leur côté, passent plutôt inaperçues mais bon, le soft propose déjà du très lourd en matière de réalisation, alors on ne va pas lui en vouloir!

Une suite qui ne démérite pas

Assurément axé simulation, Project Cars 2 fait  honneur à son prédécesseur en le magnifiant en tous points, devenant par la même un concurrent terriblement sérieux devant le duo habituel Forza-Gran Turismo. Un titre avec lequel les fans hardcore pourront désormais compter et dont on attend déjà impatiemment un troisième volet encore plus abouti!

La bande-annonce

Réalisation: 17/20

La réalisation nous colle une jolie claque avec des graphismes superbes de près (parce que de loin, ça clippe un peu et on sent la sous-résolution), une modélisation convaincante, des effets climatiques somptueux ayant vraiment un impact sur la conduite, la gestion réaliste d’un cycle jour/nuit et des saisons, ainsi qu’une vitesse d’animation à 60fps qui tient la route 99% du temps. On déplorera juste un certain aliasing, un peu de tearing et des décors qui auraient pu être encore plus travaillés.

Gameplay/Scénario: 17/20

Le mode carrière fait le job et peut être parcouru comme on l’entend (adieu les permis!), tandis que les autres promettent pas mal de fun même si, encore une fois, on aimerait vraiment un mode solo immersif à la façon des jeux de sport 2K. Niveau gameplay, c’est de la simu pure et dure avec de très bonnes sensations, notamment grâce au LiveTrack. Amoureux d’arcade s’abstenir donc, Project Cars 2 pourrait vous frustrer comme jamais.

Bande-Son: 15/20

La musique passe un peu inaperçue, mais le reste de la bande-son se révèle totalement convaincant avec notamment des bruits de moteurs qui devraient vous faire frémir de plaisir.

Durée de vie: 16/20

Quasi une trentaine de championnats, un mode multijoueur et du Hors Ligne, on a de quoi s’occuper de bonnes dizaines d’heures sans soucis avec ce Project Cars 2.

Note Globale N-Gamz.com: 16,5/20

Pari réussi pour Slightly Mad Studios qui nous livre une suite magnifiant son aînée en tous points. Avec sa réalisation graphique convaincante bien que non dénuée de menus soucis, sa durée de vie conséquente, son aspect simu poussé comme il faut et son gameplay réaliste et grisant, Project Cars 2 a tout du grand jeu de course et pourrait bien jouer les trouble-fêtes face aux deux autres ténors du genre cette année. Gran Turismo et Forza n’ont qu’à bien se tenir!



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Arkamis
Arkamis

J’ai appris à connaître les jeux vidéo très tôt, grâce a mes frères, avec la NES, la Master System, et j’en passe. J’y ai découvert un univers de rêve qui, 15 ans plus tard, me réserve toujours autant de surprises et de plaisir, que ce soit rétro ou current gen