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Deuxième jeu de la série à sortir sur PlayStation Vita, Disgaea 4 : A Promise Revisited est une version remise à jour de l’opus PlayStation 3 sorti… il y a 3 ans. Et oui, déjà! Contrairement à l’épisode antérieur, qui avait été critiqué à cause de sa réalisation, Nippon Ichi Software a décidé de faire peau neuve pour les graphismes du quatrième titre de sa saga tactical-rpg phare, afin de lui donner bien plus de charme. Et vous savez quoi? Le tout fonctionne clairement bien mieux sur une console portable que sur grand écran!

Le vampire, le loup-garou et les sardines…

Mmmh, j’adore les sarrrdines !

Dans Disgaea 4: A Promise Revisited, on incarne Valvatorez, ancien empereur des Vampires, que l’on connaissait et craignait autrefois sous le nom de « Tyran ». Mais aujourd’hui, c’est au fin fond de l’Enfer, le Sous-Monde, qu’il est confiné. Désormais, notre suceur de sang ne pense plus qu’à une seule chose : les sardines! Oui, ça paraît bizarre dit comme ça, mais notre « Tyran » l’avoue lui-même, après avoir fait un serment l’empêchant de s’abreuver de sang humain et le privant de tous ses pouvoirs maléfiques, lequel l’a amené dans sa situation assez particulière, il ne verrait plus la vie de la même façon sans ces poissons. Le pire: il est devenu Formateur de Prinnies, alias le pire métier qui puisse exister dans le monde du dessous.

Mais qu’est-ce qu’un Prinny? Et bien il faut savoir que, dans Disgaea, les âmes des humains qui ont commis un pêché sont emmenées dans le Sous-Monde pour être moulées en Prinnies: les créatures les plus faibles qui puisse exister, ressemblant à des pingouins bleus avec des ailes et deux jambes de bois. Mais Valvatorez n’a qu’une idée: les rééduquer et leur fournir des sardines. Malheureusement, ces Prinnies se font de plus en plus nombreux, leur nombre causant chômage, famine et nuisances sonores. Pour stopper ce fléau grandissant, le Gouvernemort a demandé au Régent des Enfers, Axel (qui a déjà fait son apparition dans Disgaea 3), de kidnapper les disciples de Valvatorez. Mais ce n’est pas tout: la fameuse brigade « Abaddon » est également envoyée pour régler le problème. Accompagné de Fenrich, son fidèle valet loup-garou, notre Seigneur Vampire va tout faire pour sauver « ses » Prinnies, quitte à éliminer de la surface des Enfers chaque menace!

Un peu de shopping?

Dans la Base, vous pouvez trouver toutes sortes de boutiques

Si vous êtes un habitué de la saga, vous constaterez qu’il y a très peu de différences au niveau des mécaniques de gameplay entre le troisième et le quatrième opus de Disgaea (les deux versions étant sorties sur PS3 et sur PS Vita). On se retrouve donc toujours en face d’un Tactical-RPG qui se découpe en épisodes alternant entre préparation de son équipe de héros, de leurs items et de leur équipement à la Base, et missions à remplir en combat jusqu’à la fin du chapitre, le tout étant bien évidemment entrecoupé de scénettes à grand renfort d’artworks humoristiques afin de faire évoluer le scénario.

Dans la Base, outre les quidams à qui faire la causette ainsi que les trésors à dénicher, vous trouverez différents établissements. On commence avec l’enseigne Rosen Queen Co, divisée en 3 magasins : armes, armures et général (potions et objets divers pour les combats). A force d’acheter dans ces endroits à l’aide des Hells, l’argent du jeu, le niveau de l’enseigne augmentera, ce qui aura pour but de proposer de meilleurs articles. Vous découvrirez également l’infirmerie, très efficace pour récupérer PV et PC, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes bien sûr. D’autres boutiques et activités viendront se greffer à votre Q.G. au fil de l’aventure, mais on vous en laisse la surprise.

Un contenu dithyrambique

Magimorph sert à fusionner deux personnages durant le combat

Niveau équipement, chaque héros a ses préférences pour les armes (une centaine à découvrir, de rareté différente) et peut équiper 3 armures maximum. Vous devrez également prendre en compte les « maléfices », sortes d’attributs spéciaux qui accroissent les stats de leur porteur. Chaque combattant en possède un d’office en fonction de son « métier ». Un deuxième peut être acheté au moyen de mana, qu’on obtient en éliminant des ennemis. Pour cela il faudra vous rendre chez le Spirite, où vous pourrez également acquérir des capacités spéciales à utiliser durant les combats. Il s’agit d’attaques puissantes ou simplement de magie, chaque pouvoir ayant une portée et une zone d’effet. Elles s’améliorent à force d’être utilisées ou par l’action du Spirite.

Enfin, si vous voulez lancer une mission et ainsi commencer une bataille, il faudra rendre visite à la Guide Dimensionnelle, chez qui vous pourrez opter pour une nouvelle quête ou un combat plus ancien, histoire par exemple d’augmenter le niveau de personnages (et croyez-moi, vous en aurez grandement besoin!). On continue dans les explications des rixes puisque, Tactical-RPG oblige, les protagonistes n’ont pas de déplacement infini, ils doivent avancer pas-à-pas pour attaquer l’autre camp, le tout se jouant au tour-à-tour. A part se déplacer, attaquer ou défendre, il existe plusieurs commandes possibles comme les capacités spéciales citées précédemment mais aussi les fameux: « Soulever » et « Lancer », propres aux humains et qui ont fait la réputation de la saga. En effet, les stages comportent souvent plusieurs étages et pour monter, soit vous portez un autre allié pour le lancer en hauteur, soit vous aurez à emprunter une caisse. A noter qu’une attaque spéciale appelée « Tour » est activable si un humain en porte d’autres sur ses épaules. Enfin, Combimorph et Magimorph sont utilisables uniquement par les Démons: cette action permet de fusionner avec un compagnon situé sur une case adjacente pour n’en former qu’un plus puissant (tout redevient normal après le combat).

Tu me tapes… j’te tape!

Le géo-effet dans toute sa splendeur!

Puisqu’on en est à parler des mécaniques de gameplay durant les combats, sachez que si on place de 2 à 4 héros côte-à-côte, il y a des chances qu’une attaque groupée se réalise, ce qui amènera une animation très sympathique pour maximiser les dégâts. De plus, pendant votre tour d’action, un compteur de combo est incrémenté si vous attaquez la même cible plusieurs fois d’affilée, encore une fois dans le but d’augmenter les dommages subis par votre ennemi. Parfois, vos compagnons, et même vos adversaires, iront jusqu’à riposter aux attaques, lesquelles peuvent entraîner une nouvelle contre-attaque, et ainsi de suite pendant un bon moment. Enfin, les affrontements permettront également de se faire la main avec le « Géo-effet », résultat de l’assemblage des géoblocs et des géocases disséminés dans le niveau, autre marque de fabrique de la franchise. Heureusement qu’un tutorial ultra complet vous explique tout cela de sorte que tout devienne limpide au bout de quelques heures de pratique.

Ouf, voilà donc « en gros » une bonne partie du gameplay de ce Disgaea 4. Vous en voulez encore? Alors citons l’existence du QG Electoral où l’on peut proposer un vote, au moyen de mana,  à l’Assemblée infernale. Si les députés vous donnent une majorité de oui, la demande sera acceptée. On a pas mal de choix : meilleurs produits dans les boutiques, nouveaux bâtiments pour le QG et d’autres trucs bien sympas. On peut aussi vous présenter la création de personnages pour agrandir votre groupe, de cartes de combat pour une meilleure durée de vie, mais aussi de bateaux pirates pour attaquer les autres joueurs… et j’en passe. Bref, il y a de quoi passer des centaines d’heures sur le soft.

Les sardines font peau neuve

Disgaea 4 propose des graphismes colorés et en HD, de quoi rendre jaloux l’opus précédent

NIS a vraisemblablement écouté les joueurs depuis la sortie du 3ème épisode sur PlayStation 3 puisque que la société a enfin décidé de passer à la HD pour les graphismes de son quatrième opus. Sur PS Vita en l’occurrence, c’est plus fluide et plus lisse qu’à l’accoutumée. C’est encore plus coloré, les persos sont en 2D tandis que les décors jouissent d’une belle 3D, et les animations se font toujours dans un style manga, tout comme les vidéos façon japanime. Gros plus: contrairement au 3, Disgaea 4 sur Vita est sous-titré en français et propose des chargements plus rapides. Comme toujours, on trouvera malheureusement les éternels problèmes de caméra qui feront en sorte que l’on ne saura pas toujours si l’on est bien placé par rapport à l’adversaire.

La bande-son, elle, comporte des dialogues bourrés d’humour, avec le choix du doublage anglais ou japonais (ce dernier étant clairement le must). Petit bémol: les musiques se répètent un peu trop souvent, bien qu’elles soient de qualité et qu’il ne sera pas rare d’y déceler l’un ou l’autre instrument à corde (comme le violon) pour un voyage auditif très particulier. Les bruitages, enfin, sont travaillés et ne viendront pas perturber votre plaisir.

Y a-t-il un vampire pour sauver les Prinnies ?

Disgaea 4 n’a clairement rien à envier aux autres Tactical-RPG, ayant réussi à se forger un vrai caractère, de vraies caractéristiques que l’on ne retrouve dans aucun jeu du genre. Ses personnages uniques et parfois complètement barrés, son scénario bourré de référence et humoristique à souhait ainsi que son système de jeu très complet en font un titre qui se doit de figurer dans toute ludothèque des amoureux de jeu de rôle tactique. Ce portage sur Vita est une réussite (même si l’on aurait aimé une meilleure utilisation du côté tactile) et se révèle au final encore plus agréable que l’opus de salon: des heures et des heures de plaisir pour les yeux, les oreilles et même les méninges! Ne le ratez pas!

La bande-annonce

Réalisation: 18/20

Disgaea 4: A Promise Revisited propose un très bon rendu graphique pour la PlayStation Vita. Colorés et particulièrement jolis, il est plaisant de regarder ces décors et ces personnages s’animer en HD, avec une pléthore d’effets spéciaux et une animation jamais prise en défaut.

Gameplay/Scénario: 17/20

Une histoire que l’on suit sans problèmes, bourrée d’humour, mais sans grande originalité au final. La jouabilité, elle, n’a quasiment pas changé par rapport au troisième épisode. Elle conserve donc ses qualités, mais aussi ses défauts (notamment les soucis de caméra récurrents). Néanmoins, la stratégie en combat se montre d’une grande richesse, les possibilités sont énormes, et le titre vous demandera un bon investissement en temps pour vraiment en maîtriser toutes les subtilités. Heureusement, il est traduit en français.

Bande-Son: 16/20

Les voix japonaises ou anglaises sont travaillées et très agréables à entendre, tout comme les musiques. Dommage que ces dernières aient tendance à se répéter un peu trop souvent…

Durée de vie: 20/20

On ne va pas se leurrer, la durée de vie d’un Disgaea est juste énorme si vous y consacrez du temps. Le niveau d’expérience maximum étant de 9999 et vu qu’il y a des dizaines de personnages, ce n’est pas demain que vous disposerez de tous vos héros à fond. Sans parler de la pléthore de choses à faire en dehors des combats (bateaux pirate, vote, etc…). Dites adieu à tout vie sociale si vous envisagez le 100%!

Note Globale N-Gamz.com: 18/20

Disgaea 4 : A Promise Revisited est au final bien mieux adapté à la PlayStation Vita qu’à la PS3. Les férus du genre vont adorer ce portage qui a tout pour en faire un des meilleurs de la série, même si l’on regrettera que les nouveautés ne se bousculent pas au portillon des Enfers. Le design est somptueux et s’allie parfaitement avec les capacités de l’écran de la portable, la durée de vie est énorme, l’humour omniprésent, et les stratégies nombreuses. En conclusion, tous les amateurs de Tactical-RPG, novices ou non dans la saga, adoreront les aventures de Valvatorez au creux de la main, surtout s’ils n’ont pas essayé la version PS3.


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About the Author

Devilhawk
Utilisateur de jeux vidéos depuis tout petit (j’ai commencé avec Bubble Bobble et Prince of Persia), je possède actuellement PS3, PSVita et bientôt PS4. Je suis fan de la série Kingdom Hearts, des jeux destructeurs (comme Red Faction et les Lego (si, si!)) et des jeux en coopération. Question cinéma, je me tourne plus vers les films d’horreurs (sauf les slashers) ainsi que les séries à suspens (tel Lost). Je suis également admirateur d’Hayley Williams et de son groupe (Paramore). Sinon je peux être disponible pour des parties multijoueurs aussi bien en coopération qu’en compétition (du moment que ce soit par équipe, j’aime pas le solo).