Review

Husk of Eden nous avait littéralement emballés avec ses deux premiers volumes bouleversants ! Nous présentant un monde en guerre suite à un conflit dont tout le monde avait oublié l’origine, on y assistait au combat entre une armée gouvernementale organisée et un groupe de rebelles prêt à tout pour pénétrer à l’intérieur du Saint des Saints : la Ziggurat, une tour issue d’une époque révolue dont seuls quelques élus connaissent encore le rôle. Un récit dramatique, violent, où chaque héros peut mourir en deux cases. Et puis, il a fallu que d’absurdes règles éditoriales s’en mêlent et demandent à l’auteur de finir son histoire en quatre tomes. Le résultat est là… et il n’est pas beau à voir…

« Elipha va enfin rencontrer sa Nemesis! »

Tandis que les rebelles, menés par Gad Siméon, vont enfin lancer leur offensive finale pour investir la Ziggurat de l’El Dorado, on retrouve Faz et Lam enfin sur le front, le vrai, alors que leur statut aristocratique les a protégés des batailles jusque-là. Elipha n’est pas en reste non plus, et va devoir affronter sa propre Nemesis : le souvenir de Melka, tandis que son mentor Nimrod va refuser les ordres de sa hiérarchie au point de risquer sa vie et se mettre à dos son meilleur ami Lamesh, le sombre exécuteur du gouvernement mondial. Comme si cela ne suffisait pas, le tabernacle de la Ziggurat s’active de l’intérieur, menaçant de révéler son secret à la Terre entière. La commandante en chef Bell tente alors une action désespérée pour comprendre qui manipule l’édifice de l’extérieur…

Si, sur le plan de la réalisation, on retrouve le style de dessin typé « Shojo » si caractéristique de Husk of Eden, on regrettera par contre le découpage très approximatif de cet ultime volume, qui joue clairement dans le manque de compréhension global à la fermeture du tome. On passe d’un héros à l’autre sans temps mort et on se permet même le luxe d’un flashback en plein milieu d’une séquence d’action histoire de densifier le background et d’expliquer un peu mieux les motivations de chaque protagoniste important du récit… mais au final on perd largement le lecteur, d’autant que l’absence de réels détails sur les décors, couplés aux traits parfois trop similaires de certains personnages, n’aident pas toujours à savoir qui est qui et surtout… où on se trouve !

« Un final bien trop rushé qui a de quoi frustrer! »

De plus, en demandant à Yoshinori Kisaragi de boucler une histoire aussi dense et comportant autant de zones d’ombres en l’espace de quatre volumes, on s’exposait forcément à un rush final totalement absurde et loin de contenter les fans. Et c’est exactement ce qui passe. Alors certes, on saluera la performance de l’auteur d’avoir abordé le destin de tous ses héros, mais on reste clairement sur sa faim et surtout, il manque énormément de réponses à nos questions : le must étant quand même le vrai rôle de la Ziggurat qui n’est même pas expliqué alors que tout se finit par la solution la plus simple, à savoir une explosion globale histoire de réduire à néant tout le background que le mangaka a créé jusque-là. Facilité et frustration, en quelque sorte. On ne comprend rien, on se demande si on n’a pas loupé des pages, on vérifie et puis… on se rend à l’évidence : le travail a été terriblement bâclé.

Bref, ce Husk of Eden partait excessivement bien, mais il s’est complètement flingué en plein vol par son faible nombre de volumes, forçant l’œuvre à nous offrir un cliffhanger final déplorable, des relations entre persos charismatiques à peine esquissées, et surtout un sentiment de gâchis total au bout du compte, malgré les relectures éventuelles qui n’apporteront strictement rien tant la trame du scénario est diluée dans des errances narratives ne servant qu’à tromper le lecteur. Grandeur et décadence alors qu’on aura attendu plus d’un an pour obtenir la conclusion du récit… A éviter !

Note Globale N-Gamz: 0,5/5



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Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen/seinen tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite, Asebi, ... Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!