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Sorti le 7 avril dernier sur PlayStation 5 et PS5 Pro en même temps que la mise à jour gratuite Free Lanes et le DLC Terran Armada, Starfield arrive enfin sur la machine de Sony après bientôt trois années d’exclusivité Xbox Series et PC. Développé par Bethesda Game Studios, ce RPG spatial d’envergure propose une galaxie à explorer en solo qui entend nous dépayser comme jamais, tout en profitant d’optimisations graphiques et de confort depuis son lancement un peu en dent de scie de 2023. Cette expériences sensiblement améliorée par rapport aux versions précédentes permet-elle enfin à ce « Fallout de l’espace » de briller comme il était supposé l’être ? La réponse dans mon test complet sur PS5 Pro !

Espace… l’ultime frontière

Starfield nous projette en 2330, alors que vous incarnez un prospecteur spatial ordinaire qui rejoint Constellation, la dernière organisation d’explorateurs véritablement motivés par la découverte. Après la récupération d’un artefact mystérieux qui déclenche des visions d’un multivers, vous vous retrouvez au cœur d’une quête cosmique impliquant des artefacts antiques, une faction rivale appelée les Starborn (Enfants des Etoiles) et les mystères des Systèmes Occupés.

Le récit alterne entre exploration personnelle, intrigues politiques entre les principales factions et réflexions philosophiques sur l’Humanité dans les étoiles. Les mises à jour 2026 enrichissent sensiblement l’univers avec de nouvelles lignes narratives et un sentiment de progression plus concret grâce au mode Cruise pour les voyages interplanétaires.

Un air de déjà vu ?

Starfield repose sur une boucle classique Bethesda : exploration libre, quêtes secondaires riches en dialogues et construction de vaisseau ultra-détaillée. Vous pouvez piloter votre propre navire, le personnaliser de la coque aux modules intérieurs, et désormais profiter du mode Free Lanes qui permet de voyager entre planètes en autopilotage tout en gérant des événements aléatoires. Les combats spatiaux et terrestres restent solides, avec un arsenal varié et un système de compétences profond qui récompense la spécialisation. La gestion de l’équipage et des avant-postes ajoute une couche de stratégie légère qui rend l’expérience immersive sur la durée, même si on regrettera sensiblement le manque de « nouveautés » par rapport aux autres RPG made in Bethesda tels que Fallout et Skyrim.

L’exploration planétaire, souvent critiquée à la sortie, gagne ici en agrément grâce aux améliorations post-lancement : cartes plus détaillées, véhicules terrestres et une densité accrue d’activités. La durée de vie est colossale : une trentaine d’heures pour la trame principale, de 60 à 80 heures pour une campagne complète avec factions, et bien plus pour les perfectionnistes qui visent l’exploration totale. Le multijoueur brille par contre pas son absence, mais au final ce sentiment de solitude spatiale colle parfaitement à l’ambiance.

La meilleure version tous supports confondus ?

Starfield test 4Sur PS5 Pro, les temps de chargement qui avaient fait scandale lors de la sortie sur Xbox Series sont ici nettement réduits et la DualSense renforce l’immersion avec des retours haptiques précis lors des tirs, des impacts de météorites ou des décollages. Starfield propose en outre plusieurs modes graphiques : Performance (60 fps avec PSSR), Visuel (30 fps plus détaillé) et un Enhanced Pro exclusif qui pousse la résolution et les effets pour enfin offrir au soft l’écrin qui lui va le mieux. Ajoutant également que ses environnements spatiaux et les villes comme New Atlantis bénéficient d’un gain notable en netteté et en distance d’affichage, même si des chutes de framerate subsistent malheureusement dans les zones très denses.

La bande-son, orchestrale et immersive, brille particulièrement lors des phases d’exploration spatiale, avec des thèmes épiques et une ambiance sonore planétaire très réussie qui renforce le sentiment d’émerveillement.

Starfield : Trailer PS5

Note N-Gamz : 17,5/20

Starfield sur PS5 Pro reste un RPG spatial ambitieux qui brille par son envergure, sa personnalisation et son atmosphère « NASA-punk » unique. Les mises à jour de 2026 et l’optimisation PS5 Pro apportent un vrai souffle de fraîcheur, rendant l’expérience bien plus agréable et belle qu’à la sortie initiale sur Xbox Series. Si le monde manque encore parfois de densité et que certains problèmes techniques persistent, l’ensemble offre des dizaines d’heures d’aventure spatiale prenante. Un titre solide et enrichi qui, sans atteindre les sommets de certains grands RPG occidentaux tels que Mass Effect, mérite largement le détour pour les amateurs de science-fiction interactive qui ne seraient pas hermétiques à la « formule Fallout ».



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Neoanderson (Chapitre Sébastien)
Hardcore gamer dans l'âme, la quarantaine depuis peu, je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news et le vidéo-testeur de ce site (foncez sur la chaîne YouTube d'ailleurs). Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je voue un culte aux shonens/seinens tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite ou encore Asebi. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch, Inception et Tenet. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!