Review

Débarqué en early access fin janvier 2026 avant sa sortie complète le 12 février dernier, Ride 6 de Milestone S.r.l. élève la saga des simulations motocyclistes à un niveau stratosphérique, avec plus de 250 engins à deux roues et 45 circuits mêlant asphalte et terre. Testé sur PS5 Pro, cette mouture next-gen veut capitalise sur son Unreal Engine 5 maîtrisé pour un rendu immersif, tout en affinant la formule addictive d’un Gran Turismo des bolides. Y parvient-elle ? La réponse dans mon test complet !

En route pour le Ride Fest

L’arc narratif se déploie au cœur de Ride Fest, un festival mondial effréné où l’on incarne un pilote anonyme gravissant les échelons depuis les rues urbaines jusqu’aux enduros maxi sur boue. Pas de cinématiques hollywoodiennes ici, mais une progression structurée en chapitres thématiques – supermoto, baggers, adventure bikes – jalonné de défis boss-like et de rivalités personnelles, avec des unlocks narratifs légers via des briefings radio. Cette trame linéaire mais ramifiée récompense la persévérance, évoquant un parcours initiatique où chaque victoire forge votre légende biker, sans pathos superflu mais avec une saveur authentique.

Une physique remarquable

La physique des motos sidère par sa précision chirurgicale : freinage ABS réaliste, gestion du couple sur terre glissante, wheelies contrôlés et drifts supermoto en font un régal pour les puristes. Quatre niveaux d’assists – arcade fluide pour les novices, Pro impitoyable pour les sim-racers – permettent une courbe d’apprentissage graduelle, avec tuning poussé (suspensions, pneus, échappements) impactant tangiblement les performances. L’IA adverse, féroce et imprévisible, force à une maîtrise absolue, transformant chaque virage en duel tendu.

Un contenu massif mais un peu trop de grind

Le mode carrière, éminemment addictif, déploie une quarantaine d’événements variés – maxi-enduros, courses de baggers, épreuves nocturnes – sur des pistes réelles et fictives, avec un marché d’occasion pour grinder malin. Le multijoueur en ligne brille par ses lobbies custom et leaderboards globaux, tandis que l’école de pilotage Bridgestone affine vos réflexes. Reste un grind occasionnel en fin de run, et une limite à 12 pilotes qui bride les endurances massives.

Techniquement réussi

Sur PS5 Pro, Ride 6 déploie un 4K dynamique à 60 fps immuable en mode Performance (avec VRR pour fluidité exemplaire), ou 30 fps ray-tracé en Qualité pour des reflets aqueux et ombres voluptueuses sur 21 pistes dynamiques (jour/nuit, météo capricieuse). Les modèles de motos, ciselés au millimètre, capturent l’usure et les vibrations haptiques du DualSense, sans pop-in ni aliasing. Côté audio, les rugissements mécaniques – superbikes hurlants, enduros grondants – envoûtent, mais l’OST EDM curate par Carl Cox divise : énergique en course, mais envahissante en menus.

Ride 6 : Trailer

Note N-Gamz : 17,5/20

Ride 6 sur PS5 Pro s’affirme comme la référence incontestée des simus moto, alliant physique affûtée, contenu foisonnant et technique irréprochable qui exploite les tripes de la console sans faille. Le grind frustrant en fin de jeu et une BO clivante ternissent l’éclat, mais l’immersion festivalière et la maîtrise des deux-roues compensent amplement ces faux pas. Un opus mature, taillé pour plus de 40 heures de vrombissements, prouvant que Milestone touche enfin au Graal du sim-racing.



About the Author

Selyna (Céline Franceus)
Amoureuse des mangas et des jeux vidéo cosy ou d'action (Stellar Blade, je t'adore), je suis fan de films de Noël, de fantasy et de comédies romantiques ainsi que de l'époque Victorienne. Mon cher Neoanderson m'initie à la SF et aux films d'horreur tout en me faisant découvrir de nouveaux genres vidéoludiques tels que les Action-RPG façon Cyberpunk 2077 ou The Witcher et l'aventure ou encore la plateforme, de Zelda à Mario en passant par Princess Peach car j'aime énormément l'univers Nintendo. Qui sait, peut-être qu'un jour je vouerai un culte aux Survival Horror et aux J-RPG comme Mister Anderson ?