Review

Sorti le 12 février dernier au prix de 30€, God of War: Sons of Sparta se présente sous la forme d’un jeu d’action-plateforme 2D développé par Mega Cat Studios, en étroite collaboration avec Santa Monica Studio. Ce Metroidvania rétro-inspiré nous plonge dans la jeunesse de Kratos et de son frère Deimos au cœur de la rigoureuse société spartiate. Il entend nous offrir une fluidité exemplaire, des animations pixel-art d’une grande finesse et une expérience qui veut ravir les fans de la licence tout en séduisant les amateurs de jeux d’exploration et de combat nerveux en 2D. Une belle prise de risque pour une franche réussite ? La réponse dans mon test complet sur PS5 Pro !

La jeunesse d’un… Fantôme !

Le récit de God of War : Sons of Sparta est encadré par un Kratos adulte qui raconte à sa fille Calliope un épisode méconnu de son passé. On y suit Kratos et son frère Deimos, encore adolescents, alors qu’ils sont en pleine formation militaire à Sparte. Lorsque l’un de leurs camarades disparaît dans des circonstances mystérieuses, notre duo se lance dans une quête interdite qui les entraîne à travers des ruines antiques, des temples oubliés et des contrées sauvages peuplées de créatures mythologiques.

L’histoire explore avec justesse les thèmes de la fraternité, de la loyauté envers la cité et des premiers questionnements sur le destin, tout en posant les bases de la légende du Fantôme de Sparte. Sans révolutionner la narration de la série, elle offre une touche émotive et intime qui rend cette préquelle assez attachante au final.

Du Metroidvania à la sauce Spartiate !

Sons of Sparta brille par un système de combat dynamique et varié. Armé d’une lance et d’un bouclier, le jeune Kratos dispose d’un arsenal qui s’étoffe au fil de l’aventure : parades précises, attaques chargées, capacités divines à débloquer et un arbre de compétences modeste mais efficace.

Les affrontements contre les hordes d’ennemis et les boss imposants exigent à la fois timing et réflexion, avec une sensation de poids et de brutalité qui rappelle les racines de la franchise. L’exploration, typique du Metroidvania, repose sur l’acquisition progressive de nouvelles aptitudes qui ouvrent des zones auparavant inaccessibles, encourageant une relecture attentive des environnements.

Un mode deux joueurs ? Où ça ?

La progression est rythmée par une carte interconnectée riche en secrets, collectibles et défis optionnels. Les phases de plateforme sont exigeantes sans être punitives, et les énigmes environnementales, bien que simples, s’intègrent harmonieusement à l’aventure. Le jeu propose également un mode coop local à deux joueurs, permettant de partager l’expérience avec un ami, mais malheureusement le tout ne se déroule absolument pas sur la campagne principale dans son intégralité (il s’agit d’un mode de jeu annexe).

Sur PS5 Pro, les contrôles sont d’une réactivité exemplaire, et la DualSense renforce à merveille les impacts, les parades et les vibrations de la lance qui transperce les chairs ennemies. L’ensemble offre un excellent équilibre entre accessibilité et profondeur, même si certains passages peuvent sembler un peu répétitifs au bout de la dizaine d’heures qu’il vous faudra pour arriver au bout de l’aventure, ce qui est un peu court pour ce type de soft.

Du pixel-art de toute beauté

Sur PS5 Pro, Sons of Sparta impressionne par sa maîtrise technique du Pixel-Art 2D. Le jeu est fluide et propose une remarquable netteté ainsi qu’un éclairage qui sublime les décors antiques. Les environnements, bien que transposés dans un style rétro, regorgent de détails et de petites touches narratives.

La bande-son, de son côté, est composée de mélodies épiques et alterne entre moments de tension guerrière et séquences plus introspectives. Les bruitages d’armes et les voix (avec le retour de TC Carson pour le Kratos narrateur !) contribuent à une immersion totale, renforcée par l’excellente spatialisation audio de la machine.

God of War Sons of Sparta : Trailer

Note N-Gamz : 16,5/20

God of War: Sons of Sparta sur PS5 Pro est un Metroidvania solide et respectueux de l’héritage de la série, porté par un combat viscéral, une exploration gratifiante et une réalisation technique de qualité qui tire le meilleur parti du Pixel Art. Si le scénario reste dans un registre classique, que le mode deux joueurs promis ne se déroule pas dans la campagne principale complète et que la durée de vie (environ 10-12 heures) peut paraître un peu courte pour le genre, l’expérience n’en est pas moins prenante et offre un regard inédit sur la jeunesse de Kratos. Un titre plaisant et bien ficelé qui, sans révolutionner le genre, réussit à raviver la flamme spartiate avec brio et à exploiter avec intelligence les capacités de la machine et de sa manette pour une belle prise de risque de la part de Sony Santa Monica que l’on ne pourra que saluer pour son audace !



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Neoanderson (Chapitre Sébastien)
Hardcore gamer dans l'âme, la quarantaine depuis peu, je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news et le vidéo-testeur de ce site (foncez sur la chaîne YouTube d'ailleurs). Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je voue un culte aux shonens/seinens tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite ou encore Asebi. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch, Inception et Tenet. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!