Avant sa sortie en 2024, Stellar Blade a essuyé un torrent de critiques virulentes. Des voix s’élevaient pour dénoncer le design d’Eve, son héroïne, comme une « vision irréaliste imposée par des hommes », un fantasme sexiste déconnecté de la réalité. Ces détracteurs, souvent issus de cercles médiatiques occidentaux adeptes du wokisme à outrance, ignoraient ou balayaient d’un revers de main la qualité artistique et l’ambition ludique du titre développé par Shift Up. Pourtant, le temps et le succès ont parlé plus fort que les anathèmes.
Le directeur Kim Hyung-tae a fermement défendu l’esthétique de sa protagoniste principale. Loin d’être une création purement masculine capricieuse, le corps d’Eve s’appuie sur des scans 3D de la mannequin sud-coréenne Shin Jae-eun, une figure réelle dont les proportions incarnent une beauté assumée et stylisée. Le visage, quant à lui, a été modelé en interne pour coller à la vision du studio et notamment de la créatrice du personnage, alias Jiyun Chae, la femme de Kim Hyung-tae (à gauche en médaillon) ! C’est à elle que l’on doit toute l’esthétique du soft et de son héroïne, elle qui s’était déjà illustrée dans la conception des guerrières de Goddess of Victory : NIKKE. Kim a donc refusé toute censure du travail de son épouse, arguant que les joueurs méritent des personnages attrayants, sans les carcans d’un réalisme austère. Cette position inébranlable a permis au jeu de sortir intact, fidèle à son identité.
Une fois entre les mains des joueurs, Stellar Blade a fait taire les polémiques par ses qualités intrinsèques. Son système de combat fluide et exigeant, mêlant parades précises, combos élégants et boss mémorables, a captivé. Les niveaux post-apocalyptiques regorgent de verticalité et de secrets, la bande-son envoûte, et Eve s’impose non seulement par sa silhouette, mais par sa grâce athlétique et sa détermination narrative. Les critiques professionnelles ont salué un score Metacritic autour de 81, tandis que les joueurs l’ont plébiscité avec des notes utilisateurs frôlant le 9/10 (et une note parfaite chez nous comme vous pourrez le constater dans notre vidéo-test en cliquant ici). Commercialement, le titre a écrasé les doutes : plus de 6 millions d’exemplaires écoulés sur PS5 et PC, un portage Steam record générant des revenus colossaux, et une fortune estimée à 725 millions de dollars pour Kim Hyung-tae, propulsé grâce à son jeu parmi les plus riches de Corée. Les millions ont, littéralement, étouffé la haine.
Aujourd’hui, l’histoire se répète étrangement avec Stellar Blade: Blood Rain et sa nouvelle héroïne Evie. Dévoilée cette année durant le Summer Game Fest, la demoiselle subit déjà des attaques similaires : trop jeune d’apparence, voire accusée de traits juvéniles inappropriés malgré les affirmations des développeurs qu’elle a entre 23 et 25 ans. Des pétitions émergent pour exiger un redesign ou une censure des tenues, tandis qu’une contre-pétition massivement plus populaire défend la liberté artistique. Comme pour Eve, certains angles de caméra ou éclairages alimentent les critiques, oubliant que le studio privilégie un design stylisé au service d’un combat rapproché intense.
Ce parallèle est saisissant. Là où les détracteurs d’Eve ont été balayés par un gameplay brillant et un succès retentissant, ceux d’Evie risquent clairement le même sort. Stellar Blade a prouvé qu’une vision artistique audacieuse, portée par un design de protagoniste fort et charismatique, triomphe des idéologies étroites. Que l’histoire se répète : la qualité du jeu et la force d’Evie feront taire les critiques wokistes stériles. Les fans, eux, attendent déjà de avec impatience de retrouver le monde de Stellar Blade et ses chorégraphies de combat envoûtantes.

















