Review

La licence Warhammer sait être exploitée dans tous les sens. Les Space Marines sont ainsi apparus sous la forme de petites figurines à peindre, en jeux de plateaux, en romans, fan films mais aussi en jeux vidéo pour un résultat plus ou moins critiqué dans ce dernier domaine. Cette fois, revoici nos chers et valeureux soldats dans une nouvelle aventure sur PC (enfin, pas si nouvelle que ça). Si vous voulez en faire partie, enfilez votre casque et vos Bolters: L’Empereur a besoin de vous !

Que l’empereur me garde !

A l'assaut du Kroiseur!

Sorti durant l’été 2011 sur le XBLA puis sur le PSN et édité/développé à l’époque par THQ (paix à son âme), Warhammer 40.000 : Kill Team débarque à présent sur PC via Steam, avec un flambeau repris par Nomad Games (Juiced 1&2, Inferno sur Amiga,…) au développement et Sega, qui a l’habitude de la licence Warhammer 40k (Dawn of War ou encore Space Marine), à l’édition.

Mais avant tout, une petite explication sur l’univers de Warhammer 40k s’impose pour tous ceux qui ne connaîtraient pas ce monument de la culture rôliste SF. Pour faire simple, c’est l’histoire d’un surhomme qui porte le nom d’Empereur-Dieu et possède une soif de conquête intergalactique insatiable. Pour arriver à assouvir ses désirs, il a pour le servir une armée d’hommes génétiquement modifiés issus de son propre ADN, appelés les Space Marines. Vous voici donc à bord de l’un des vaisseaux de l’Empire lorsque votre commandant détecte un Kroiseur Orc. Ni une, ni deux, votre supérieur décide de vous y envoyer afin d’anéantir tout son équipage. Les Space Marines sont bien connus pour ne pas être délicats et vous allez vous en rendre compte très vite ! Ainsi, le jeu débute alors que vous sortez de votre vaisseau furtif qui a pris un malin plaisir à perforer l’un des flancs du Kroiseur. Bon, en même temps, toquer à la porte d’un vaisseau Orc n’est pas la chose la plus sensée à faire et ça perd de son effet de surprise.

Louée soit son auguste personne!

4 Classes pour autant de gameplays différents

Warhammer 40.000 : Kill Team se présente sous la forme d’un Beat’em all/shooter en vue de 3/4. Autrement dit, il faut exploser et étriper tout ce qui bouge ! Avant de commencer, vous devrez choisir parmi 4 classe de soldats, possédant chacune une arme évolutive et une capacité spécifique. Le vétéran assault équipé d’une épée tronçonneuse et d’une capacité charge explosive sera redoutable au corps à corps, le vétéran d’appui avec son fusil lourd provoquant de lourds dégâts et larguant une slave généreuse sera plus pratique pour les attaques à distance, alors que le Techmarine et l’Archiviste sont beaucoup plus polyvalents. Ces derniers sont équipés pour chacun d’un Cervo-bras et d’une épée énergétique tandis que niveau capacité, le Tech posera une tourelle et l’Archiviste fera déferler une onde de choc. A noter que le choix de classe n’est pas définitif puisque vous pourrez en changer au début des cinq chapitres qui composent le titre, mais aussi durant les niveaux via des petites stations technologiques.

Exploser les éléments destructibles vous octroiera de nombreux points de combos

Ces stations sont d’ailleurs très importantes car elles vous permettent notamment de faire évoluer votre arme ainsi que les capacités de votre soldat grâce à l’expérience accumulée lors de vos « dégommages » d’Orcs et autres Xenos (c’est comme çà qu’ils appellent les « non-humains »). Durant votre périple, vous trouverez des coffres, tirerez dessus pour les faire exploser (quand je vous disais que les Space Marines ne connaissaient pas la délicatesse) et en récupérer des bonus qui sont au nombre de neuf: le tir x2, x3, x4 ou rapide, les grenades, le régénérateur de santé, le bouclier énergétique, l’invulnérabilité et la Fureur des Justes (puissance de combat boostée). Mais tous ces upgrades sont temporaires et le second récolté annulera d’office le premier, sauf pour les grenades. A vous donc de bien calibrer votre partie pour toujours être en possession du bon bonus, au bon moment. Vous aurez aussi la possibilité de faire ou refaire les chapitres en coopération, mais hélas seulement en local.

Niveau level design, on ne peut pas vraiment dire que le décor soit entièrement destructible mais tout au long de votre quête, des bidons, des caisses explosives et autres missiles entassés seront dispersés sur votre chemin et pourront vous être très utiles. Alors quand le moment sera venu, tirez dessus et vous aurez droit à de jolis feux d’artifices qui feront valdinguer les mobs ayant eu la mauvaise idée de se situer trop près de ces derniers, d’autant plus que cela vous rapportera des points pour le déblocage des avantages. Alors un seul mot d’ordre, shootez tout ce qui bouge… et tout ce qui ne bouge pas aussi !

C’est quoi la délicatesse ?

Techniquement, la 3D est propre et le jeu retranscrit bien l'ambiance de Warhammer 40K

Warhammer 40.000 : Kill Team souffre de quelques ralentissements lors de grosses explosions cumulées à l’apparition d’un grand nombre de mobs. Quelques bugs de collisions et de « passe muraille » apparaissent également, mais ils sont très rares (pour ma part je n’en ai subi qu’un seul mais qui s’est reproduit deux fois). Dans l’ensemble le tout reste assez lisse, coloré, lumineux et détaillé, ce qui contribue vraiment au plaisir du jeu. D’autant plus que l’univers Warhammer y est très bien représenté avec notamment l’aspect délabré et « dépotoir » inhérent à un Kroiseur Orc. Vous traverserez les diverses zones qui composent un vaisseau comme la salle des machines, l’entrepôt d’armes, la salle de téléportation et la salle du Trône. Petit bémol : la modélisation des personnages qui n’est pas assez pointue, mais tant que la caméra ne s’en approche pas cela n’est pas dérangeant.

Du côté de la bande-son, elle aussi est fidèle à la licence. Une voix off appartenant à votre commandant sera là pour vous donner vos objectifs et vous rappeler que tout ce que vous ferez, vous le ferez pour la gloire de l’Empereur! Les bruitages de découpage, de coups de feu et d’éclaboussure de sang sont de la partie et ne feront que vous plonger un peu plus dans l’univers Warhammer 40k.

Pour l’Empereur !

Warhammer 40.000 : Kill Team donnera envie à ceux qui ne connaissent pas la licence et aiment les jeux bien « bourrins » de se lancer dans cet univers tandis que les fans, eux, seront sans doutes ravis de retrouver cette ambiance si particulière. Même si le titre à ses défauts et ne fait pas partie des hits Triple A au budget colossal, il a le mérite d’être agréable à parcourir et surtout de ne pas coûter très cher. Pour le dire autrement : A moins de 10€, vous aurez le droit à de l’hémoglobine, du bourrinage et du Space Marine. Une raison de plus ?

La bande-annonce

Réalisation: 14/20

Outre quelque petits bugs, la réalisation générale de Warhammer 40.000 : Kill Team est de bonne facture et n’a rien à envier aux autres jeux boxant dans la catégorie des beat’em all/shooter.

Gameplay/Scénario: 15/20

Le scénario n’est pas des plus passionnants (on envahit un Kroiseur Orc) mais il représente très bien les diverses petites mission qu’un Space Marine est susceptible de rencontrer lors de ses voyages coloniaux. La prise en main se fait rapidement, que ce soit au combo clavier-souris ou à la manette, même si je vous conseille de privilégier cette dernière car les deux joysticks vous faciliteront les choses. Pour le reste, on shoote, on défouraille, on dézingue et on booste son personnage pour encore plus de carnage. L’idée des classes, elle, est excellente.

Bande-Son: 15/20

Fidèles à l’univers et de bonne qualité, les bruitages et la bande-sonore arriveront à vous plonger dans le dégommage d’Orc et autres Xenos façon Space Marine !

Durée de vie: 12/20

Le soft se boucle en 4h environ avec une première classe, ce qui vous donnera accès à une difficulté supérieure. Pas obligatoire, certes, mais pour les adeptes des succès, il vous faudra recommencer le jeu avec chaque Space Marine. De plus le mode coopération, même s’il n’est pas online, vous donnera quand même de très bons moments de fun avec un ami.

Note Globale N-Gamz.com: 14,5/20

Warhammer 40.000: Kill Team reste fidèle à l’univers de la licence, ce qui plaira aux fans, tout en restant accessible aux novices en la matière adepte des Beat’em All bien bourrins. Un bon petit jeu respectueux d’une franchise culte, c’est assez rare pour être signalé.



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Loken
Grand fan de Star Wars et de l'univers Warhammer 40K, je suis Gamer depuis ma tendre enfance. J'ai débuté sur Master System à l'âge de 5 ans pour très vite évoluer dans le hardcore gaming et les concours (Unreal Tournament). Cosplayeur dans l'âme, je me suis spécialisé dans la confection d'armures ( Warhammer, Mass Effect, Star Wars and co ). Je me ferai une grande joie de vous faire partager mes ressentis au travers de mes tests et previews. Que l'empereur vous garde et louée sois son auguste personne.