Review

Quoi de mieux pour fêter le vingtième anniversaire de l’excellente saga RPG Star Ocean que de nous sortir un cinquième opus histoire de faire oublier les quelques errances du précédent volet ? C’est ce que Square Enix a dû se dire en décidant de réaliser cet « Integrity and Faithlessness » sur PlayStation 3 et PlayStation4. Le souci, c’est que lorsqu’on veut réaliser un ambitieux jeu de rôle Sci-Fi digne de ce nom, il faut s’en donner les moyens…

Le Vidéo-Test par Neoanderson

Réalisation: 12/20

Malgré une certaine finesse de résolution et une animation en 60fps qui étonnent toutes deux au premier abord, on sent tout au long de ce Star Ocean 5 que le titre est juste un « upgrade » PlayStation 4 paresseux d’une version PS3 qui ne sortira jamais chez nous. Bugs de collisions à foison, décors en extérieurs vides et arborant clipping et textures au rabais, ralentissements incompréhensibles, animations de la pêche ou de la cueillette inexistantes et caméra en pleine crise d’adolescence durant les combats nous empêchent souvent d’être immergé au cœur de ce Space Opera (enfin « Space », il faut le dire vite puisqu’il n’y a qu’une seule planète à visiter) fini dans le rush et sans moyens. Pourtant, par moments, le jeu parvient à nous impressionner avec quelques architectures de villes qui flattent la rétine, des effets spéciaux réussis en combat ou un design de personnage qui passe plutôt bien… mais ce n’est pas suffisant.

Gameplay/Scénario: 13/20

Le scénario ne se perd pas en longueur et se révèle être assez sympathique à suivre, même s’il manque cruellement d’un côté épique, la faute à des séquences narratives totalement ratées, sans cut-scenes, et interprétées de façon mollassonne. Faute de quêtes annexes nombreuses et intéressantes, la psyché des personnages n’est pas assez développée alors même que le titre reprend l’excellente idée des scénettes individuelles en ville apparue dans le second volet. Niveau gameplay, tous les principes sont bons sur le papier : monnaie de compétence unique pour acquérir aussi bien de nouveaux coups que des capacités type crafting ou pêche, « rôles » à apprendre pour paramétrer l’I.A. de vos compagnons, principe de pierre-feuille-ciseaux pour les rixes, jauge de furie partagée avec les récompenses de combats, et j’en passe ! Le souci, c’est qu’une fois en jeu, tout se révèle d’une confusion extrême : affrontements brouillons, I.A. bancale, pics de difficultés horripilants, coups spéciaux peu nombreux, … Bref, le constat est amer et fleure trop le « Petit RPG Sympa, sans plus ».

Bande-Son: 15/20

Motoi Sakuraba revient aux commandes sonores de cette saga culte, et cela s’entend avec des envolées lyriques dont lui seul a le secret. Hélas, l’œuvre sent le recyclage pour pas mal de morceaux directement repompés, sans même un remixage, des précédents opus. Heureusement, ça passe toujours aussi bien et le doublage anglais est convaincant tout comme les bruitages… mais cette paresse a de quoi en étonner. Manque de moyens financiers? Certainement.

Durée de vie: 10/20

20 heures maximum pour finir le soft, en réalisant quelques quêtes annexes, pas plus ! Pour un J-RPG d’envergure, c’est vraiment trop peu. Le manque de missions secondaires intéressantes et de planètes supplémentaires plombe également la note, qui ne doit son salut qu’à un scénario plaisant nous faisant passer, au final, un agréable moment… trop court hélas.

Note Globale N-Gamz.com: 13/20

Star Ocean 5 aurait dû être le J-RPG Space Opera de la Next-Gen ! Avec son CV de talents long comme le bras, ses illustres prédécesseurs et Tri-Ace aux commandes, on était en droit d’attendre énormément de cet opus. Pourtant, le titre souffre de nombreux défauts : réalisation paresseuse issue d’un simple portage PS3, bugs à foison, durée de vie famélique, côté épique bien trop absent, combats brouillons et quêtes annexes soporifiques frustrent terriblement le fan de la saga, au point que l’on se demande si Square Enix a réellement donné les moyens financiers à ses équipes pour sortir autre chose que ce « Petit RPG » certes sympathique au demeurant grâce à son histoire intéressante et ses joutes dynamiques, mais très loin des ténors du genre. Quand on s’appelle Star Ocean, on doit viser les étoiles… non ?!



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Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen/seinen tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite, Asebi, ... Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!