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Le petit Max, garçonnet doté d’un marqueur magique pouvant le sortir de situations délicates, n’est pas un nouveau venu dans la galaxie vidéoludique. Déjà héros de Max & the Magic Marker, sorti sur Wii en 2010 avant d’être adapté sur d’autres supports sans jamais réellement déchaîner les passions, le voici de retour pour une nouvelle aventure exclusivement destinée aux plateformes Microsoft. Entre temps, le gamin en a profité pour se faire sérieusement ravaler la façade en troquant sa 2D un peu fadasse contre une réalisation en 3D bien plus chatoyante. Retour gagnant ?

Petit frère a déserté le terrain de jeu

Le calme avant la tempête…

Jacques Martin avait beau répéter que les enfants sont formidables, ce n’est pas du tout l’avis de Max, exaspéré par son envahissant petit frère. En prononçant une incantation ayant pour but de s’en débarrasser, il n’espérait probablement pas d’effets aussi efficaces : immédiatement, son frangin se fait capturer par une immonde créature venue d’un monde mystérieux et dangereux. N’écoutant que son courage, et poussé sans doute par un léger sentiment de culpabilité, le rouquin se lance à leur poursuite, armé de son fidèle marqueur magique…

Ce qui frappe d’emblée, d’autant plus pour ceux qui ont eu l’occasion de jouer à l’épisode précédent, c’est le soin incontestable ayant été apporté à la réalisation. Accueillis par une cinématique digne de certains grands films d’animation, brève mais durant juste le temps qu’il faut pour poser efficacement le contexte, les joueurs n’auront aucun mal à s’immerger d’emblée dans l’univers élaboré par le studio danois Press Play. Voyons voir si cette agréable surprise se prolonge manette en mains.

Max et le par cœur magique ?

L’utilisation du marqueur magique est aisée et agréable à prendre en main

Max: The Curse of Brotherhood est un jeu de plates-formes en 2,5D d’apparence classique, mais qui va très vite solliciter les méninges du joueur après avoir acquis le premier pouvoir magique, permettant de dresser des piliers nécessaires pour accéder à des zones situées en hauteur. La palette de possibilités viendra s’enrichir progressivement avec, entre autres choses (inutile de tout dévoiler d’emblée), la possibilité de faire apparaître des branches et des lianes (qu’il sera également possible de couper) pouvant s’y rattacher. Il faudra alors faire preuve d’observation, de jugeote et de réflexes pour triompher de la nature hostile et des sbires du grand méchant Mustachio, qui ne pourront être vaincus que par la ruse, Max n’étant pas du genre guerrier invincible.

Vous l’apprendrez d’ailleurs très vite à vos dépens : dans ce jeu d’apparence enfantine, vous allez mourir, encore et encore. L’univers, le héros et sa tendance à se faire exterminer de toutes les manières imaginables rappelleront des souvenirs à ceux qui ont sué sur le très bon Heart of Darkness, qui a très visiblement servi d’inspiration aux développeurs. On ne va pas leur en vouloir d’avoir bon goût.

Mais contrairement à Heart of Darkness, qui nous obligeait à connaître les pièges sur le bout des doigts, l’échec est ici généralement beaucoup moins injuste, même si un certain côté die and retry se fera parfois ressentir selon les séquences. Le fait que Max réponde au doigt et à l’œil, une fois sa relative rigidité vite domptée, y est pour beaucoup. Le marqueur est également plutôt aisé à utiliser, même au stick, et il ne sera pas nécessaire d’être un artiste dans l’âme pour laisser cours à ses pouvoirs. Le challenge a également l’avantage d’être bien dosé, bien qu’on ne se retrouvera jamais au sein d’une promenade de santé, et de nombreux checkpoints viendront limiter la frustration souvent générée par ce genre de softs, même si les moins patients pesteront sans doute contre quelques puzzles retors et quelques séquences plus ardues. Néanmoins, les gens de chez Press Play ont fait le maximum pour assurer le plaisir de la découverte, et ça se ressent de bout en bout.

Max Puissant

Des courses-poursuites interviendront de temps à autres et mettront vos réflexes à rude épreuve

Comme dit précédemment, la réalisation n’est pas en reste grâce à une modélisation de grande qualité et un univers réellement enchanteur, bien qu’un certain nombre de chutes de framerate pointent le bout de leur nez de temps à autre. Désagréable, mais pas réellement dommageable pour l’expérience de jeu.

L’enrobage sonore a bénéficié du même soin, les bruitages et les thèmes musicaux soutenant parfaitement l’action. Pour ne rien gâcher, le doublage anglais (sous-titré en français) est également de qualité. Sur la forme, il n’y a donc vraiment pas grand-chose à reprocher au soft.

Une malédiction positive

Attachant, visiblement conçu avec passion et proposant un vrai challenge agrémenté d’énigmes de qualité, Max : The Curse of Brotherhood est une vraie petite perle, qui plus est proposée à bas prix, que les amateurs de jeux de plates-formes mâtinés de réflexion auraient vraiment tort de bouder.

La bande-annonce

Réalisation: 16/20

Tout, des cinématiques aux décors en passant par les multiples détails qui donnent vie aux environnements, absolument tout est de qualité et respire l’amour des développeurs pour leur bébé. On regrettera juste ces détestables chutes de framerate qui noircissent quelque peu le tableau.

Gameplay/Scénario: 15/20

Le scénario est classique mais suffit amplement à justifier les pérégrinations de Max, qui jouissent d’un gameplay jaugeant efficacement la réflexion et les réflexes purs très agréable à diriger, malgré une certaine rigidité dans le comportement du personnage qui pourra irriter durant les premiers instants.

Bande-Son: 16/20

Le doublage, les bruitages et la musique sont d’égale qualité et concourent à donner au jeu un vrai cachet le rendant presque instantanément attachant.

Durée de vie: 15/20

Pour un titre proposé à une quinzaine d’euros, le contenu est franchement convaincant. Comptez entre sept et neuf heures, en fonction de votre goût pour l’exploration et la collecte de tous les yeux-caméras dispersés par le grand méchant aux quatre coins du soft. Difficile de se sentir floué.

Note Globale N-Gamz.com: 16/20

Vous l’aurez compris, Max : The Curse of Brotherhood est chaudement recommandé pour ceux qui sont friands du genre ou tout simplement ceux qui veulent s’immerger dans un univers original et bien conçu. À consommer sans modération.

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About the Author

Guib
Guib
Accro (mais sainement ; et oui, amis journalistes, c’est possible) aux jeux vidéo depuis le jour où j’ai reçu ma Super Nintendo accompagnée de Super Mario All Stars à l’âge de 6 ans, je suis passionné par les jeux de plate-forme, mais pas uniquement. Peu importe le genre, je suis surtout intéressé par les titres qui ont une âme et qui dégagent une réelle personnalité. Quelques-uns de mes jeux cultes : Yoshi’s Island, Beyond Good & Evil, Ico et les jeux Rockstar (oui, ça tranche avec le reste mais ces gars-là m’ont rarement déçu). J’ai aussi une petite faiblesse moins avouable pour les jeux nanars descendus par la plupart des testeurs, mais chut. Etant fan de cinéma fantastique et écrivant depuis quelques mois des critiques de films, j’ai eu envie de me diversifier et de me lancer dans le test de jeux vidéo, et me voilà !