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Le roi de la simulation automobile sur consoles est de retour ! Ennemi juré du Gran Turismo de Sony, le Forza Motorsport de Microsoft et Turn 10 se pare d’une septième mouture pour contrer de front le GT Sport de la concurrence certes, mais aussi un Project Cars 2 tonitruant qui pourrait bien jouer les trouble-fêtes ! On espère donc que le combat sera des plus dantesques et vu le background de la saga exclusive Xbox, on sait déjà qu’on va en prendre plein les yeux… mais le gameplay et les nouveautés suivent-ils la bonne trajectoire ? La réponse dans ce test !

12 ans de dérapages… contrôlés !

« Personnalisation de Drivatar au programme! »

Et oui, avec un premier opus sorti en 2015 sur la Xbox première du nom, la saga Forza vient de souffler ses 12 bougies d’existence, avec pas moins de 10 jeux, à savoir 7 « Motorsport » axés sur la simulation et 3 « Horizon » bien plus arcade et open world. Une telle longévité doit forcément entraîner de la lassitude chez les gamers, les jeux de course étant bien loin des RPG dans lesquels il est possible de changer l’histoire, l’univers, les personnages et les mécaniques de combat pour renouveler l’intérêt de la découverte à chaque fois. Du coup, avec son rythme de parution devenu annuel et alternant entre une série principale et un spin-off, on pourrait avoir peur que ce Forza Motorsport 7 soit… celui de trop !

Rassurez-vous, les nouveautés sont pourtant bien au programme, et cela ne consiste pas en une simple amélioration du roster de voitures (700 véhicules ici !) ou de l’un ou l’autre détail graphique. Ainsi, vous pourrez personnaliser votre drivatar des pieds à la tête pour un peu plus d’immersion, utiliser les menus durant les loadings pour checker votre voiture, rouler en camion de course d’entrée de jeu (et pas via DLC, c’est d’ailleurs bigrement fun) et vous adonner à trois nouveaux circuits inédits, portant le total de tracés à 32 et des tonnes de déclinaisons.

Il pleut sur la saga… mais jamais de nuit

« Une pluie et une pénombre de toute beauté, mais pas en même temps ni sur tous les circuits! »

L’un des principaux reproches que l’on pouvait faire à Forza Motorsport 6 par rapport à la concurrence, Project Cars en tête, c’est son absence complète de cycle jour/nuit et une météo cantonnée à quelques courses. Dans Forza 7, les développeurs ont amélioré la recette mais pas complètement. En effet, seule la moitié des circuits permet de jouer dans la pénombre, sans aucune transition avec le jour (aube, aurore… oubliez dans ces cas-là, même si elles sont dispos sur les courses de jour !). Pour la pluie, il existe heureusement des états intermédiaires mais trop brutaux hélas. De plus, n’espérez pas pouvoir jouer de nuit et sous des trombes d’eau… ce n’est pas compatible dans Forza 7. Incompréhensible d’autant que ces deux effets sont plutôt maîtrisés visuellement parlant et influent sensiblement sur la conduite. Il suffit de rouler au beau milieu d’un orage apocalyptique pour s’en rendre compte!

Niveau modes de jeu, la Carrière se centre cette fois sur la « Coupe Pilote Forza », qui contient pas moins de six coupes différentes bourrées d’épreuves atypiques et de championnats vous imposant un type de voiture spécifique. De quoi toucher à tout là où Forza 6 permettait de tracer tout le jeu avec une seule caisse. On regrettera par contre l’absence de qualification alors que Gran Turismo Sport en fait un fer de lance en online, avec horaires imposés. A noter aussi l’apparition d’un niveau de « collection » qui montre votre affinité avec tel ou tel constructeur en fonction des voitures de votre garage, certaines épreuves étant même bloquées si vous n’avez pas le niveau requis. Bien entendu, le but de chaque course est d’empocher du crédit pour améliorer son véhicule, le boost d’argent pouvant toujours se faire par le biais de mods (et non plus en coupant les aides à la conduite comme dans le précédent).

« Les courses de camion sont très fun à jouer »

Par contre, on pourra pester contre un multijoueur online qui se contente du minimum syndical alors qu’en face, l’écurie Sony propose carrément des championnats complets calqués sur la réalité. Ici, vous n’aurez que des courses classiques, du ghost, un Forzathon et un mode catégorie, le tout avec un matchmaking sur lequel vous ne pourrez quasiment pas agir. Efficace certes, mais banal au possible.

Sur le plan du gameplay pur et dur, le titre lorgne clairement du côté simulation une fois toutes les aides à la conduite désactivée, et a le mérite d’être facilement jouable à la manette, notamment grâce aux fonctions rewind pour corriger ses bourdes et aux vibration des gâchettes plutôt bien retranscrites pour vous aider à éviter les dérapages incontrôlés. Attention cependant, on trouvera toujours plus hardcore à côté, avec un Project Cars 2 qui ne laisse pas de place à l’erreur, mais au final les néophytes prendront beaucoup de plaisir d’entrée de jeu tandis que les pros trouveront une belle courbe de progression, pad à la main. Et puis, les Drivatars et leur I.A. calquée sur les vrais joueurs font leur grand retour, promettant des courses beaucoup moins scriptées que le GT de Sony.

Une bombe visuelle

« La modélisation des intérieurs force le respect »

Visuellement, Forza 7 fait très fort en affichant un 1080p rutilant sur notre « ancienne » Xbox One, le tout en 60fps ultra stable. On sait que Turn 10 connaît la machine par cœur et le studio nous le prouve encore avec des effets de pluie vraiment convaincants, des modélisations internes superbes de réalisme et une impression de vitesse saisissante ainsi qu’une immersion plutôt folle grâce à une caméra dynamique qui n’hésite pas à tressaillir lors des moments clés comme les sorties de route ou le passage de vitesse. Sensations garanties! Donc oui, ce Forza va vous décrocher la mâchoire et vous prouver que la Xbox One en a dans le ventre… sans parler de la version One X qui devrait tous nous mettre au tapis en 4K et HDR !

La bande-son, quant à elle, fait dans le très bon niveau avec des bruits de moteurs réalistes à souhait et des musiques d’ambiance qui font le job. Dommage par contre que les sons environnementaux soient un peu trop timides.

Continuité/Quantité/Qualité mais… perfectibilité

Forza Motorsport 7 fait exactement ce qu’on attend de lui : livrer à la Xbox One sa meilleure simulation automobile sur le plan graphique, tout en y ajoutant assez de contenu supplémentaire pour faire flancher ceux qui ont déjà retourné Forza 6 dans tous les sens. Si on déplorera certaines « demi-nouveautés » ou un mode online moins bon que la concurrence, on ne peut que saluer la constance du studio Turn 10 en termes de qualité. Il y aura donc encore des choses à améliorer pour le Forza 8 de 2019, et c’est peut-être tant mieux pour la continuité de la saga.

La bande-annonce

Réalisation: 19/20

Visuellement, on ne va pas y aller par quatre chemins: Forza est une claque MONUMENTALE qui nous prouve que la Xbox One n’a pas à rougir de son appellation de console Next-Gen. 1080p@60fps pour des voitures aux intérieurs sublimés, des courses divines à regarder, des effets de lumière et de pluie réalistes à souhait et une immersion graphique encore jamais atteinte par la saga. Dommage que la météo « dynamique » ne la soit pas tant que ça en fait.

Gameplay/Scénario: 17/20

Forza est une vraie simulation, avec quelques petites touches arcade qui permettront aux néophytes de se sentir vraiment en total contrôle, même à la manette. Bien sûr, les puristes diront que comparé à Project Cars 2, ce n’est pas assez hardcore, mais Forza Motorsport a toujours voulu être un peu plus « hollywoodien » dans ses sensations, et ce septième opus y parvient sans souci. On apprécie également le fait que le mode carrière vous oblige à utiliser divers types de voiture et se montre plutôt vaste, incorporant même des courses de camion, mais on pestera contre la banalité du online et son matchmaking trop automatisé.

Bande-Son: 16/20

Les musiques d’ambiance sont bonnes et les bruits de moteurs vous donneront des frissons de plaisir. Déception par contre sur les bruitages environnementaux un peu en retrait.

Durée de vie: 16/20

En solo, vous en aurez déjà largement pour votre argent avec 6 coupes complètes à terminer, tandis que le online, bien que trop classique, gonfle encore la donne. Et si vous voulez vraiment exploser le compteur et dire adieu à toute vie sociale, il y a… 700 véhicules à récupérer!

Note Globale N-Gamz.com: 17/20

Forza Motorsport 7 reste une valeur sûre de la simulation automobile et sans aucun doute la bombe graphique ultime de l’écurie Xbox. Il s’endort cependant un peu sur ses lauriers, notamment online, et cela se voit surtout cette année car il a en face deux autres mastodontes du genre: Project Cars 2 et Gran Turismo Sport. Néanmoins, il incorpore assez de nouveautés pour faire à nouveau flancher les fans des opus précédents mais devra vraiment prendre des risques pour son huitième épisode s’il ne veut pas lasser les gamers.



About the Author

Neoanderson

Hardcore gamer dans l’âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy VII, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen comme Ruroni Kenshin, Ga-Rei, Asebi et autres, mais j’apprécie aussi les seinen, Sprite en tête. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N’hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!