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Fatal Frame II: Crimson Butterfly Remake est un survival-horror développé par Team Ninja et publié par Koei Tecmo. Remake complet du classique horrifique nippon de 2003 (lui-même déjà revisité sur Wii en 2012), il est sorti le 12 mars dernier sur Nintendo Switch 2, PlayStation 5, Xbox Series X/S et PC au prix d’environ 50€. Deuxième opus de la série Fatal Frame (connue en Europe sous le nom de Project Zero et accessoirement saga préférée de votre humble serviteur quand il s’agit de trembler derrière son pad), centrée sur l’utilisation d’un appareil photo surnaturel pour combattre les esprits, le soft entend nous faire revivre les terrifiantes aventures de soeurs Mio et Mayu Amakura, perdues au coeur d’un village hanté et maudit à la suite d’un rituel sacrificiel ayant mal tourné. Inoubliable à sa sortie il y a 23 ans, le jeu bénéficie-t-il d’un glow up qui lui permet de se sublimer aux yeux des amoureux du genre ? La réponse dans mon test complet sur Nintendo Switch 2 !
Le scénario de Fatal Frame II Crimson Butterfly Remake suit les sœurs jumelles Mio et Mayu Amakura, qui se perdent dans la forêt et découvrent le village abandonné de Minakami. Attirées par un papillon cramoisi, elles se retrouvent séparées au cœur d’un lieu maudit par un ancien rituel de sacrifice.
Mio, contrôlée par le joueur, doit retrouver sa sœur tout en découvrant les sombres secrets du village et en affrontant les esprits vengeurs qui le hantent. L’histoire, empreinte de tragédie familiale et de folklore japonais, reste assurément l’une des plus marquantes de la série Fatal Frame, même si j’ai toujours une préférence pour le diptyque composé par Fatal Frame I et III.
Le gameplay, quant à lui, conserve le principe signature de la franchise : la Camera Obscura. Le joueur capture les esprits en les photographiant pour leur infliger des dégâts, avec un système de « Fatal Frame » (ou shots critiques) qui récompense le timing et le cadrage. Cette version modernise l’expérience avec une caméra à l’épaule en 3D libre, des filtres, un zoom et de nouvelles mécaniques comme la possibilité de tenir la main de Mayu pour regagner de la santé et du courage. Les phases d’exploration du village labyrinthique alternent tension pure et moments de calme relatif.
Les combats contre les fantômes restent nerveux et angoissants, mais certaines confrontations s’éternisent et demandent une gestion précise du film et de la jauge de volonté, avec une lenteur au cadrage qui pourra frustrer certains gamers . Heureusement, cette version Switch 2 propose une fonction gyroscopique qui s’avérera plus qu’utile pour pallier cet écueil. L’exploration, plus libre qu’à l’origine, s’accompagne malheureusement d’un backtracking assez présent et d’une orientation parfois confuse. Les ajouts de qualité de vie (sauvegardes plus généreuses, contrôles améliorés) facilitent l’accès, tout en préservant l’atmosphère oppressante qui a fait le succès de l’original.
Techniquement, le remake offre un lifting visuel réussi grâce au moteur Katana de Koei Tecmo. Les décors du village, les effets de brume, de lumière et les designs des esprits gagnent en détail et en présence. Sur Switch 2, le jeu tourne à 30 images par seconde mais subit parfois de lourdes chutes de framerate (surtout au lancement, mais cela a été en partie corrigé par un patch ultérieur) et certaines textures de fantômes sont en super low résolution même de près. De son coté, la bande-son et le design audio restent tout aussi excellent qu’à l’époque : chuchotements, grincements et thèmes mélancoliques amplifient parfaitement la terreur comme au bon vieux temps.
Fatal Frame II Crimson Butterfly Remake : Trailer Switch 2
Note N-Gamz : 15/20
Fatal Frame II: Crimson Butterfly Remake sur Switch 2 réussit à moderniser un classique du survival-horror japonais sans le dénaturer. L’atmosphère glaciale, le système de Camera Obscura enrichi et le récit poignant des sœurs Amakura restent redoutablement efficaces. Malheureusement, les performances limitées à 30 fps avec chutes de framerate (même si un patch a corrigé une partie de ces écueils) là où les autres versions tournent à 60 images par secondes viennent vraiment ternir la fête. On notera aussi quelques lourdeurs de navigation et des combats parfois inutilement longs et maladroits qui empêchent le titre d’atteindre l’excellence à laquelle il aurait du prétendre au vu de son matériau originel inoubliable. Néanmoins, le soft parvient quand même à s’imposer comme la meilleure façon de (re)découvrir l’un des épisodes phares de ma série horrifique préférée, particulièrement immersif en mode portable grâce au gyroscope que je vous recommande chaudement d’utiliser pour vous faciliter la vie durant les affrontements ! On espère en tous cas désormais un bon gros remake du premier et troisième volet histoire de conclure la trilogie en beauté !

















